LATENTE
égale aux premières^ mais isolée, est impuissante à produire.
Pour le muscle le même fait se remarque, et l’analogie est très-frappante. J’en donne ici un tracé (fig. 5) suffisamment démonstratif. Les interruptions étaient faites de la même manière que pour l’exploration de la sensibilité et il n’est pas possible de contester l’identité des phénomènes.
Il y a toutefois cette différence, c’est que dans le muscle il y a fusion, tandis que dans les centres nerveux, il n’y a probablement qu’une addition. En effet, on ne perçoit pas une sensation unique et continue, mais une série d’excitations discontinues. Tout au moins pouvons-nous dire qu’il y a peut-être fusion partielle. D’ailleurs le faitn a guère d’importance au point de vue qui nous occupe en ce moment, car entre l’addition et la fusion il n’y a qu’une différence de degré.
Mais il ne suffit pas de démontrer l’existence de l’addition dans les centres nerveux, il faut encore examiner dans quelles limites elle se produit, et quels sont ses principàfux effets.
Si on prend tantôt des courants faibles, tantôt des courants forts, il n’y a pas de retard appréciable dans la sensation quand ce sont des secousses isolées. J’ai fait sur cè sujet de nombreuses expériences, après avoir rigoureusement noté mon équation personnelle. Or, une fois l’équation personnelle devenue à peu près constante pour une excitation d’intensité moyenne, j’ai vu que si l’intensité est faible ou si elle estforte, il n’y a que très-peu de retard, en tout cas il est à peu près négligeable. Le fait est important à noter, car il ne s’accorde pas avec les recherches récentes d’Exner ou deDonders.Mais je crois que ces savants physiologistes ont mal interprété le phénomène de retard.