‹ Recherches expérimentales et cliniques sur la sensibilitéChapitre 75 sur 132 · LATENTE · texte numérisé non relu

LATENTE

tre part des interruptions très-éloignées. Alors rien n’est plus net, et tout le monde peut facilement vérifier le phénomène. On ne perçoit absolument rien avec une clôture et une rupture isolées, tandis qu’avec un courant d’intensité égale, on a une sensation assez forte même pour être désagréable, si les interruptions sont très-fréquentes, comme celles qui sont produites par les vibrations d’un diapason vibrant cinq cents fois par seconde.

Par des excitations croissant selon un mouvement uniformément accéléré, comme on peut en obtenir en déterminant des ruptures et des clôtures avec la chute d’un poids, on arrive au même résultat.

Sur le tracé de la figure 4, on pourra en trouver une démonstration très-nette. Les interruptions vont en croissant graduellement de fréquence et le sujet en expérience

(1) Pour lire ce tracé il suffit de comprendre que la durée nécessaire à la perception est égale à la longueur des signaux électriques.

Tant que les interruptions sont espacées, le sujet ne perçoit rien, mais dès qu’eUes se rapprochent, le sujet perçoit et arrête la signal, la fin des signes électriques correspond donc exactement au moment de la perception.

Richet.

178 DE l’additi

interrompt le courant dès qu’il a senti. Aussi le point où s’arrêtent les interruptions électriques répond-il au moment delà perception.

On voit qu’il faut aux interruptions une certaine fréquence pour qu’il y ait perception ; si elles sont au contraire très-rapprochées, il y a perception immédiate, et elles sont sur-le-champ arrêtées par l’individu qui perçoit.

Sur la seconde ligne oa verra aussi l’influence de l’éducation perceptive. Les trois séries d’excitations reproduites sur cette ligne sont de plus en plus courtes, ce qui prouve qu’on perçoitplus rapidement après la seconde qu’après la première, et après la troisième qu’après la seconde excitation.

Donc, en premier lieu, nous pouvons affirmer que des excitations égales entre elles mais répétées fréquem~ ment produisent un effet sensitif qu’une seule excitation

Page 1