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pancréatique, de quelques centimètres : la glande en prolifération y présente des lobules énormes, gorgés de sucs, de consistance normale.
A la coupe, consistance du moignon de glande très dure, scléreuse, aux deux lobes. Le prolongement vertical contient une ou deux gouttes d'un liquide visqueux.
EXAMEN HISTOLOGIQUE. — Deux points de la glande ont été coupés :
1e Un fragment de la partie scléreuse : il est représenté presque uniquement par un tissu conjonctif encore jeune. À peine 4 ou 5 cellules glandulaires apparaissent-elles dans un ilot, lui-même déchiqueté par les fibres et les cellules conjonctives. Ces cellules sont, du reste, en partie dégénérées.
Le tissu conjonctif est riche en cellules allongées. On voit aussi de gros éléments qui sont probablement des gros mononucléaires, chargés de pigment sanguin. On ne voit aucun polynucléaire. Sur certains points, on aperçoit des cellules accolées suivant leur longueur et qui paraissent constituer un nouveau vaisseau. Canalicules et vaisseaux paraissent très dilatés.
2% La partie hypertrophiée présente des lobules et acini complètement bourrés d'éléments cellulaires. Ceux-ci sont en prolifération active : un grand nombre présentent deux et même trois noyaux. Pas de mitose. Quelques canaux normaux, à cellules très nombreuses, dans cette partie hypertrophiée.
Le foie parait extrêmement malade, les cellules étant dégénérées, ayant subi la transformation vacuolaire, etc.
Expérience n° 132.— Très faible dose de tuberculine. — Chien sacrifi é après 35 jours. — Pancréas mou : très peu altéré.
Petit chien jaune à taches blanches. — Le 12 décembre, injection en une série de points d’une dilutiou de tuberculine (1/4 de c.c. dans 45 c.c. d’eau bouillie).
Le 17 décembre très légère réduction de la liqueur de Fehling. —
: Sacrifié le 16 janvier (au bout de 35 jours).
AUTOPSIE, — Pancréas paraissant peu altéré, extrémement mou, sans consistance, il semblerait macroscopiquement avoir subi la transformation graisseuse. Il n’en est rien : l’acide osmique ne décèle même dans toute la glande que des traces de graisse.
Microscopiquement. — La glande est normale : les cellules des acini sont grosses, en bon état, prenant bien les colorations. Les espaces interacineux sont normaux.
Les canalicules pancréatiques ont une gangue conjonctive peut-être
légèrement épaissie. De même des vaisseaux. Pas de sclérose interacineuse ni interlobulaire.
En résumé, pancréas très mou, microscopiquement normal, avec très
légère sclérose canaliculaire. Dose trop faible pour produire des lésions plus avancées.
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Expérience n° 111. — Injection sous-cutanée de tuberculine ; très légère irritation proliférutive de la glande.
Petit chien noir; le 24 septembre,injection de VIH gouttes tuberculine dans 1 centimètre cube d'eau ; Le 25, injection de VIII gouttes tuberculine dans 1 centimètre cube d’eau ; 27 septembre, injection de VI gouttes tuberculine dans 1 centimètre cube d’eau ; 30 septembre, injection de X gouttes tuberculine dans 1 centimètres cube d’eau (le chien s’arrache le flanc droit au niveau de l'injection), Le 3 octobre, injection de XII gouttes tuberculine dans 3 centimètres cubes d’eau ; le 28, injection de 1/2 centimètre cube tuberculine dans 10 centimètres cubes d’eau ; le 28 novembre, injection de X gouttes tuberculine dans 10 centimètres cubes d’eau. L'animal a beaucoup maigri. Il est sacrifié le 5 décembre.
AuTopsie. — Tous les organes paraissent en bon état. — Pancréas mou, présentant à l’œil nu peu d’altérations.
EXAMEN HISTOLOGIQUE. — Pancréas ne présentant pas de sclérose : acini contenant un très grand nombre de cellules (irritation faible, proliférative). Par places, cellules en dégénérescence trouble.
En résumé, le pancréas ne présente qu’un faible degré d’inflammation (prolifération cellulaire : dégénérescence trouble par places).
b) Toxine diphtérique. — Un autre exemple de l’action des toxines microbiennes nous sera fourni par celle de {a toxine diphtérique.
Nous avons choisi cette toxine, comme étant de beaucoup la mieux connue. Elle a été, en effet, admirablement étudiée par Roux et Yersin, et depuis, par une pléiade de bactériologistes. Sa composition, sans être bien connue, paraît assez semblable à elle-même. En tous cas, nous nous sommes servis, pour loutes nos expériences, d’une même provision que nous avait très aimablement remise M. Rewow et qui venait de l'Institut Pasteur.
Nous avons, ici encore, employé, tantôt l'injection locale, tantôt l'injection générale, sous-cutanée.
L'injection intraglandulaire ou canaliculaire a été employée deux fois chez le chien, avec production de pancréatite hémorrhagique,
une fois chez le lapin avec le même résultat.
Expérience n° 64. — Injection intra-pancréatique de toxine diphtérique (II gouttes). — Pancréatite hémorrhagique : inondation périltonéale. — Mort après 3 jours.
Petit chien noir à nez aplati. Le 24 septembre, laparotomie : le
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duodénum et le pancréas étant attirés au dehors, injection en différents points de la glande, de 2. gouttes de toxine diphtérique diluées dans
5 centimètres cubes d’eau distillée stérile.
Le 27, injection sous-cutanée de 3 gouttes de toxine. Mort le 27 dans
la nuit.
Auropsis. — Le péritoine est rempli de sang : le grand épiploon, le mésentère, les anses intestinales sont rouges de sang. Caillots près du pancréas.
Pancréas rouge, avec une série d’hémorrhagies locales sous-capsulaires et intraparenchymateuses. Sur la surface de section, on observe une transformation d’une partie de la glande en un caillot rouge, conservant vaguement la forme lobulée du parenchyme. Il est très peu de points de la glande dont les lobules ne soient pas entourés au moins d’une auréole de sang. Ces lobules paraissent du reste rouges, très alférés.
Foie, altéré, congestionné ; ictère.
EXAMEN MICROSCOPIQUE. — A un faible grossissement, sur un fragment choisi pour présenter encore un peu de glande saine, on aperçoit, d’une part l’hématome se ramifiant, au loin, suivant les fentes interlobulaires très élargies, de l’autre le parenchyme glandulaire, pénétré par ces prolongements : les acini eux-mêmes sont séparés par l’infiltration sanguine.
L'hématome présente en son centre une accumulation de globules rouges. Aucun élément nucléaire n pr Les leucocytes semblent avoir émigré à la périphérie.
Cette périphérie montre des hématies beaucoup plus reconnaissables. Il y a, de plus, une grande quantité de lymphocytes. Le sang a dissocié les fibrilles conjonctives normales, en les écartant les unes des autres, en sorte qu’il paraît y en avoir un beaucoup plus grand nombre que dans les espaces interlobulaires normaux. Cet aspect n’est, d’après nous, qu'apparent. On voit les fibrilles dissociées former ainsi des losauges à contenu distendu par le sang. Autour de ces fibres, du côté de la glande, on apercoit certaines cellules complètement dégénérées, à peine visibles, ne prenant plus la coloration. On aperçoit, enfin, encore dans l’hématome, de rares canaux glandulaires.
Les éléments nouveaux sont constitués par des leucocytes, des cellules conjonctives nouvelles à grands prolongements parfois. anastomosés, très visibles surtout après coloration à la thionine. De nouveaux vaisseaux apparaissent constitués par l'accouplement parallèle de deux cellules conjonctives.
Ces éléments nouveaux ne sont qu’à la périphérie du caillot. Le centre en est totalement dépourvu. Ils rappellent absolument les formations décrites par M. Corwic dans l’organisation ducaillot thrombosique.
Les acini qui sont en bordure du caillot sont dégénérés: on y voit des granules de graisse et souvent une prolifération cellulaire inflam-
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matoire. Ces acini présentent entre eux, un grand nombre de cellules conjonctives allongées, et quelques leucocytes.
Plus loin, on voit des acini à peu près normaux mais dont certains sont en dégénérescence graisseuse.
Enfin sur toute la glande, les vaisseaux sont extrêmement dilatés, leur pourtour présente une infiltration hémorrhagique.
En résumé : dilatation énorme des vaisseaux : infiltration hémorrhagique voisine. Par places, rupture vasculaire : gros hématomes. Dégénérescence cellulaire assez accentuée. Hémorrhagie intra-péritonéale.
Expérience n° 81. — Injection intra-pancréatique de toxine diphtérique. — Après deux jours, pancréatite hémorrhagique partielle.
Chien noir et blanc, 13 kilogrammes. Le 11 octobre, infection dans le pancréas, en 4 points, de 10 centimètres cubes d’eau contenant 2 goultes de toxine diphtérique. Mort deux jours après.
AUTOPSIE. — Péritoine plein de sang : il semble provenir de l'extrémité du lobe transversal. |
L’épiploon présentait des taches de bougie, arrondies et blanches, à aspect gras (nécrose graisseuse) ?
Pancréas assez peu altéré du côté du duodénum. De plus en plus mollasse et sanguinolent jusqu’à l'extrémité transformée en caillot.
EXAMEN HiSTOLOGIQUuE. — Semblable au précédent.
Expérience. — Injection canaliculaire (lapin) de toxine diphtérique. — Après 5 jours. — Pancréatite hémorrhagique.
Lapin 2.300 grammes. Injection de toxine diphtérique : une goutte dans un centimètre cube de bouillon dans le canal de Wirsung dénudé près de l’intestin. Mort le 5e jour (Ge lapin a présenté une survie appréciable (5 jours) par rapport à d’autres lapins de même poids ayant reçu en injection sanguine ou sous-cutanée la même dose de la même
toxine). , AUTOPSIE. — Pancréas complètement méconnaissable, entièrement transformé en une masse de sang.
EXAMEN MICROSCOPIQUE. — Les vaisseaux attirent d’abord lattention.
Vaso-dilatation colossale. Sur maint et maint points de la préparation, se trouvent des hémorrhagies plus où moins étendues, autour des vaisseaux.
Les acini sont, les uns complètement nécrosés, ne prenant plus de coloration différentielle (noyau non colorable, protoplasma uniforme, comme vitrifié). Sur d’autres points, la nécrose est moins complète.
Entre les lobules, tissu nouveau, épais par places, riche en cellules conjonctives; à trame fibrillaire fine.
En résumé : Pancréatite hémorrhagique : éclatement des vaisseaux : nécroses vitreuses étendues.