DEUXIÈME PARTIE. — Etude synthétique des pancréatites
Cuapirre [. — Pancréatite hémorrhagique. — La pancréatite hémorrhagique représente l’inflammation la plus aiguë de Ja glande. On peut la reproduire généralement par toutes les ivritations violentes de l'organe. Un traumatisme (coup de pied de cheval, etc.), une action chimique énergique (acides forts, papaïne, toxiné diphtérique), une infection aiguë (coli-bacille) peuvent la déterminer.
Toute cause mettant la cellule pantréatique en état d’infériorité permet, d'une part, la digestion de la glande par sa sécrétion même, d’autre part l'infection ascendante ; ces trois facteurs réunis rendent compte des lésions, que l'on peut comparer à célles de l’ulcère rond, stomacal ou duodénal avec hématémèses. HQE
Les lésions consistent en dégénérescence aiguë des cellules glandulaires, en éclatement des vaisseaux ; les hémorrhäagies suivent les fentes interlobulairés et interacineusés ; considérables, elles bombent sous l'enveloppe péritonéale, ou la dépassent ets’enkystent alors datis * l’arrière-cavité des épiploons chez l’homme. Elles-déterminent chez le chien.,une inondation complète. du péritoine.:, oyiaasin HOUSE
Cliniquement,. on-observe des farines aiguës, :à rechute et chroni-: ques avec présence d’une tümeur mate entre la sonorité de l’estomac::* et celle du côlon: Le diagnostic ne:se fait-guère que par ponction ou laparotomie exploratrice. Le traitement doit être chirurgical: :
ei outenmata ls ciel FOOT à
CHAPITRE II, — Pancréatites aiguës non hémorrhrgiques. — Gette forme marque les diverses étapes moins aiguës, des inflammations pancréatiques. Elles s’observent au cours de maladies générales (fièvre typhoïde, rougeole, etc.). Des lésions de moins en moins accen- RES caractérisées surtout par une hyperleucoc ytose interlobulaire
et interdcineuse, comprennent celles observées dans un grand nombre de maladies générales, ou par infection ascendante directe. On en arrive enfin aux formes frustes infectieuses, reproduites expérimentalement, et marquées uniquement par une mollesse ou une dureté spéciales de la glande. ;
Cuaprrre II. — Pancréatites suppurées.— Les pancréatites sup- ‘purées marquent une réaction de la glande äux infections aiguës. - Elles peuvent aboutir à la guérison par sclérose consécutive, où à la
mort, si la défense ne l’éemporte pas sur linfeétion.
A côté d'infections sanguines virulentes (forme pyohémique à petits abcès multiples), où moins viruléntes (forme à gros abcès peu nombreux souvent communiquants), on observe les infections ascen- ‘dantes survénant sur une glande saine (forme à abcès péri-canaliculaires) ou sur une glande malade à canaux dilatés (suppuration canaliculaire).
On reproduit expérimentalement ces diverses formes cliniques. ‘Le processus histologique est. celui de toutes les suppurations glandulaires.
CHAPITRE IV, — Pancréatites scléreuses. — La sclérose du pancréas reconnaît des causes multiples.
10, Causes mécaniques : l’oblitération des canaux détermine une ‘sclérose, dont le mécanisme est complexe! {rôle de. La rétention des ferments pancréatiques agissant, comme les injections de papaïine et de trypsine ; rôle de d'infection ascendante, généralement peu virulente). Exemples : oblitération par calculs, par cancer, etc.
20 Causes toxiques : scléroses reproduites artificiellement par injection de tuberculine, de papaïne, de trypsine, d'alcool naphtolé, etc.
3 Causes infectieuses : rôle des infections ascendantes à. coli: bacille. Ce rôle paraît être considérable, «