‹ Recherches expérimentales, physiologiques et chimiques, sur la digestion, considérée dans les quatre classes d'animaux vertébrésChapitre 15 sur 57 · La masse, épuisée par l’alcool et l’eau, pesait, après la · texte numérisé non relu

La masse, épuisée par l’alcool et l’eau, pesait, après la

dissolution, i,ib grammes. Elle était d’un jaune brunâtre, translucide et cassante. Elle donna 0,02 grammes d’une cendre d’un gris brunâtre et très-meuble , à laquelle l’eau enleva du chlorure, du Carbonate et du sulfate , mais point de phosphate alcalin. La portion de cette cendre insoluble dans l’eau contenait du phosphate et du carbonate de chaux, à parties égales environ. .

Ainsi le sérum, évaporé à siccité, contenait :

Parties solubles dans l’alcool (osma- dans 1,60 gram« dans 100

zàme et sels) 0,22 — — * i3,7

Parties solubles dans l’eau et non

dans l’alcool 0,10 6,2

Albumine coagulée . i ,25 78,1

Distillation du suc gastrique. — On mit lia grammes de suc gastrique filtré dans une cornue, et on les exposa à la chaleur du bain-marie ,. jusqu’à ce que les deux tiers environ du liquidé eussent passé dans le récipient.

Le produit de cette distillation était incolore et clair. Il avait une odeur faiblement animale, mais point désagréable , rappelant celle des excrémensde la martre. Ilne rougissait pas la teinture bleue de tournesol, et ne colorait point non plus la rouge en bleu. Il n’exerçait aucune action sur la teinture de noix de galle, et ne troublait pas la solution d’argent. On remarqua seulement qu’aubout de quatre heures , le mélange prit une teinte rose , sans se troubler.

I. On mêla une partie de ce produit avec de l’eau de baryte, et l'on évapora le tout. Le résidu avait une odeur très-faible. Mêlé avec de l’acide sulfurique affaibli , il exhala une odeur sensiblement acide et en même temps un peu animale. Un bouchon imprégné d’ammoniaque, qu’on en approcha, fit naître des vapeurs blanches bien distinctes.

II. Une autre portion du produit de la distillation fut évaporée presqu’à siccité , avec deux gouttes d’acide sulfurique. Le résidu avait une odeur particulière , semblable à celle que l’acide sulfurique développe lorsqu’onle mêle avecles différens fluides du canal intestinal. Quand on y versa de la potasse , il se dégagea de l’ammoniaque, reconnaissable tant à son odeur qu’aux vapeurs épaisses qui se manifestèrent à l’approche d’un bouchon imprégné d’acide hydro-chlorique.

Il résulte de là que ce produit paraissait contenir une petite quantité d’acétate d’ammoniaque.

Mucus intestinal. — Le mucus trouvé dans l’estomac , le duodénum , les trois- tiers de l’intestin grêle et le colon , fut Tavé, à plusieurs reprises , avec de l’eau froide. Ensuite on le fit digérer pendant huit jours : i°. avec un mélange d’une partie d’acide sulfurique et de six parties d’eau; i". avec de l'acide, hydro- chlorique ; 3°. avec du vinaigre distillé'; 4°. avec de la potasse très-affaiblie. Voici quels furent les résultats.

i°. Acide sulfurique affaibli. L’acide qui surnageait fut

1 la

DE L'A DIGESTION troublé fortement par la teinture de noix de galle. Le trouble le plus considérable fut celui qui se manifesta dans la liqueur mise en digestion avec le mucus stomacal. Le résidu muqueux , qui était divisé et meuble dans les portions provenant de l'estomac, du duodénum, du dernier tiers de l’intestin grêle et du colon, cohérent , au contraire, dans celles fournies par les deux premiers tiers de l’intestin grêle, ce résidu ayant été débarrassé , par la décantation , de l’acide qui le surnageait, et digéré ensuite, pendant deux jours , avec de l’eau chaude , donna une liqueur qui se troubla médiocrement par la teinture de noix de galle.

2 °. Acide hydro-qhloriquc affaibli. La liqueur acide qui surnageait le mucus de l’estomac était incolore , tandis que celles qui couvraient les mucus du duodénum , des trois tiers de l’intestin grêle et du colon , avaient une teinte rouge très— pâle , due peut-être au principe colorant altéré de la bile. Toutes ces liqueurs furent fortement troublées et même précipitées en partie par la teinture de noix de galle. Partout., si l’on excepte cependant la portion provenant de l’estomac , le mucus était ramassé en un caillot arrondi. Après avoir décanté l’acide qui surnageait, on fit chauffer ccs divers mucus avec de l’eau pendant uu jour entier. Avec celui de l’estomac et du duodénum, l’eau devint jaunâtre; ceux des deux premiers tiejqs de l’intestin grêle ne lui communiquèrent point de couleur ; ceux enfin du dernier tiers de l’intestin grêle et du colon lui donnèrent une teinte rouge pâle. Tous ces liquides se troublèrent autant et même plus fortement encore que les ‘liqueurs acides , par la teinture de noix de galle.

3"r Vinaigre distillé. La liqueur acide qiii surnageait le nuicus de l’estomac était incolore , tandis que celles qui couvraient les mucus du duodénum , des trois tiers de l’intestin grêle et du colon étaient d’un rouge pâle. Toutes ne furent troublées que faiblement par la teinture de noix de galle ; mais celle du second tiers de l’intestin grêle le fut un peu plus que les autres. Le reste du mucus était divisé'et meuble dans les portions provenant de l’estomac , du duodénum et du

DBS MJksmiFÈRES. 1,3

colon , très-cohérent , au contraire , dans celles qui avaient été fournies par l’intestin grêle. Digéré à chaud pendant une journée avec de nouveau vinaigre , il fournit une liqueur jaune-brunâtre dans les portions provenant de l’estomac et du second tiers de l’intestin grêle, d’un rouge très-pâle dans celles qui tiraient leur origine du duodénum , des deux autres tiers de l’intestin grêle et du colon. La teinture de noix de galle produisit un trouble médiocre dans toutes ces liqueurs.

4*. Potasse affaiblie. Le mucus S’y était dissous complètement. Il était resté pour résidu, dans la portion de l’estomac, quelques fibres herbacées ; dans celle du premier tiers de l’intestin grêle , une petite quantité de poudre blanche ; dans celle du second tiers , un peu de poudre blanche, avec quelques pellicules brunes ; enfin dans celles du troisième tiers et du colon, un peu de cette même poudre, avec quelques débris de paille. La solution de la portion provenant de l’estomac était d'un jaune brunâtre. Celles des autres portions étaient d’un jaune pâle. L’acide hydro-chlorique fit naître dans toutes un trouble ou un léger précipité floconneux et blanc, que l’addition de la teinture de noix de galle rendit encore plus abondant.

Analyse des liqueurs filtrées du canal intestinal. Les

liquides tirés de l’estomac et des autres portions du canal alimentaire furent soumis à l’analyse , après avoir été filtrés. A cet effet , on les évapora au bain-marie , puis on les traita par l’alcool et par l’eau. Pendant l'évaporation de celui qui provenait du duodénum , il se forma des pellicules qui s’appliquèrent contre les parois du vase. Tous ces liquides filtrés prirent une teinte brune , de plus en plus foncée à mesure qu’ils se concentrèrent davantage.

112,2 grammes dé celui de l’estomac donnèrent i ,84 grammes (=c 1,64 pour cent! de résidu sec ; g3,i grammes de celui du duodénum, 3, 17 grammes (=3,4o5 pour cent) ; 1 39,0 grammes de celui du premier tiers de l’intestin grêle , 4, 65 grammes ( =: 3,34 pour cent) ;a53,7 grammes de celui du second tiers, 4 ,3 grammes {= 1 ,69 pour cent) ; 788,0 gram-

n 4 DE LA mCESTIOR

mes du deruier tiers, io ,3 grammes (=i, 3 i pour cent)} 378,0 grammes de celui du cæcum, 5 ,o grammes (— 1 , 3 a 3 pourcent); enfin 5o2,5 grammes de celui du colon, 7,2 grammes ( = 1 /,3 pour cent). „

Le résidu sec di^liquide filtré de l’estomac était d’un brun» clair, translucide, cassant à froid , mou et visqueux à la chaleur. 11 répandait une odeur analogue à celle de l’osmazôme , et devenait humide à l’air. Les résidus des liquides du duodénum et des deux premier* tiers de l’intestin grêle se comportaient de la même manière. Ceux du dernier tiers de l’intestin grêle , du cæcum et du rectum étaient d’un brun de plus en plus foncé ; ils ne se ramollissaient presque point à la chaleur : cependant ils s’humectaient également à l’air.

Ces résidus furent ramollis chacun à part avec la quantité d’eau chaude suffisante pour qu’on pût les verser dans des matras. Ce qui en restait encore dans la capsule fut enlevé au moyen de l’alcool à 36 degrés.

B. On ajouta ensuite une plus grande quantité d’alcool -, on fit bouillir le tout , puis on décanta la liqueur, et on renouvela l’alcool jusqu’à ce qu’il cessât de se colorer. De cette manière , chaque résidu sec des liquides intestinaux se résolvit en une faible dissolution alcoolique et en une portion non soluble dans l’alcool.

I. La solution alcoolique filtrée du résidu des liquides de l’estomac , du duodénum , des trois tiers de l’intestin grêle et du cæcum , était d’un bruh pâle ; celle du résidu laissé par le liquide du colon , d’un brun foncé. Il resta , après l’évaporation , un résidu qui consistait , pour la portion de l’estomac , en une masse saline d’un jaune brunâtre , translucide , cristalline , mêlée avec un peu de matière extractive ; four celle du duodénum , en un extrait d’un brun jaunâtre sale., opaque, qui était solide à froid , mais que la chaleur ramollissait ; pour celles des trois tiers de l’intestin grêle, en un extrait semblable , mçlé de petits grains -salins , et déliquescent à l’air , qui était un peu translucide et plus foncé en couleur dans la portion provenant du dernier tiers ; pour

DES MAMMIFÈRES. It5

celle du cæcum , en un extrait brun-jaunâtre , <fui se ranjoîlissait peu à la chaleur , et attirait l’humidité de l’air ; en-» fin pour celle du colon* en un mélange d’ur^ extrait brun , qui se ramollissait un peu à la chaleur , et de particules salines, cristallines, incolores. a

Tous ces résidus furent épuisés par l’alcool absolu à chaud. Ceux des liquides de l’estomac, du duodénum et de l’intestin grêle se rassemblèrent en une masse visqueuse , résineuse, d’un brun clair, qui devint dure et cassante par le froid. Ceux des liquides du cæcum et du colon ne firent que devenir d’abord un peu pâteux , puis pulvérulens.

i. La solution obtenue par l’alcool absolu était d’un jaune pâle pour la portion provenant de l'estomac -f d’un brun jaunâtre pâle pour celle du duodénum , de l’intestin grêle et du cæcum ; d'un brun foncé pour celle du colon. Ces liqueurs furent évaporées en grande partie , et placées ensuite dams un lieu frais s toutes demeurèrent claires. 11 n’y eut que celle provenant du résidu de la première portion de l’intestin grêle qui déposa une matière d’un blanc jaunâtre , à laquelle on reconnut les propriétés suivantes.

Elle était d’itn blanc jaunâtre, tirant sur le brun , et terreuse ou formée de très-petits grains cristallins. Eille c’avait pas de saveur sensible. Exposée à la chaleur , elle n’entra pas en fusion , ne fit que se boursoufiler un peu sur la fin , exhala l’odeur de pain grillé, brûla avec une flamme vive , et laissa un charbon spongieux , facile à incinérer , dans la cendre duquel on trouva un vestige de chlorure de sodium. Cette matière se dissolvait rapidement et avec effervescence dans l’acide nitrique froid. La solution, évaporée à siccité, laissait une tache d’un jaune sale (non pas rouge), qui, en continuant de chauffer, devenait d’un brun sale. L’acide sulfurique dissolvait la matière blanche-jaunâtre, et formait avec elle un sirop jaune-branâtre , qui ne se troublait pas quand on l’étendait d’eau. L’acide hydro-chlorique formait avec elle une liqueur d'un jaune rougeâtre pâle. Elle se dissolvait avec difficulté, mais d’une manière complète , dans l’eau : la dissolution ne réagissait nullement sur l’iode, le chlore, l’acide nitrique , l’alun , l’acétate de plomb neutre , le sous-

DE LA DIGESVIOS

, nf»

acétate de plomb , le sulfate de fer , celui de cuivre et le per-chlorure de mercure ; traitée par le nitrate de mercure et par celui d’argent, elle donnait de très-gros flocons d’un blanc jaunâtre , ce qui tenait peut-être à ce qu’elle contenait du chlorure de sodium^ en outre , la teinture de noix de galle y faisait naître une assez grande quantité de flocons d’un blanc brunâtre , et elle rougissait faiblement la teinture de tournesol. L’ammoniaque et la potasse dissolvaient cette matière blanche-jaunâtre , et prenaient une couleur jaune à peine sensible ; la dissolution ne se troublait point par l’acide acétique. Le carbonate de soude , à chaud , se comportait de même : cependant on remarquait une effervescence manifeste, L’alcool et l’éther ne parurent pas dissoudre sensiblement cette matière.

En conséquence cette matière particulière est vraisemblablement un acide animal faible, très-voisin de l’acide urique, de l’acide allantoïque et de l’oxide cystique , si même il n’est pas identique avec l’acide allantoïque.

La solution du résidu des liquides de l’estomac et du duodénum dans l’alcool absolu laissa , après avoir été complète- . ment évaporée , un extrait jaune-brunâtre , demi-transparent , mêlé de petits grains cristallins , qui , à froid , ressemblait , pour la consistance , à de la térébenthine durcie , mais qui se ramollissait à la chaleur et s’humectait à l’air. L’extrait des liquides provenant des trois portions de l’intestin grêle était d’un brun jaunâtre , transparent , un peu grenu, très-mou à la chaleur, et tellement déliquescent à l’air qu’il s’y réduisait en une sorte de sirop. Celui des liquides du cæcum était d’un brun jaunâtre foncé , transparent , grenu, couvert d’une croûte saline et cristalline; il s’humectait peu à l’air, et communiquait aux doigts une odeur extrêmement désagréable , excrémentitielle. Enfln celui du colon était d’un brun jaune et transparent ; sa texture était peu grenue , et il s’humectait à l’air.

Les extraits obtenus au moyen de l’alcool absolu furent traités par l’eau , qui dissolvit complètement ceux des liquides du duodénum et des trois tiers de l’intestin grêle , tandis que ceux des liquides de l’estomac, du cæcum et du

colon laissèrent, sans la dissoudre, une petite quantité de matière que l’on recueillit sur un filtse. *

A. La portion insoluble dans l’eau de l’extrait provenant du liquide de l’estomac couvrit le fil*e d’une sorte de vernis brillant, d’un brtm jaunâtre, qui n’était point gras au toucher t mais qui , lorsqu’on brûla le papier , répandit une odeur de graisse. Cette substance se dissolvait avec facilité dans l’alcool , auquel elle communiquait une couleur brunejaunâtre , et d’où elle était précipitée par l'eau ( résine*? ).

La portion insoluble dans l’eau de l’extrait provenait du liquide du colon, se composait d’une très-petite quantité de graisse blanche , qui se séparait de sa dissolution dans l’alcool chaud, sous la forme de flocons blancs.

Celle de l’extrait fourni par le liquide du colon était une graisse semblable , solide, visqueuse <et d’un brun clair.

B. Les solutions aqueuses furent partagée»- en deux por- ’ tions, dont on essaya l’une par les réactifs (voy. la table m),

et dont on incinéra l’autre , afin de connaître la nature des sels qu’elle contenait ( voy . la table iv). Les précipités que les acides et quelques sels métalliques firent naître dans les liqueurs provenant du duodénum , des trois tiers de l’intestin grêle, du cæcum et du colon (table m), dépendaient d’une résine qui fut extraite en plus grande quantité du !{£• quide correspondant au dernier tiers de l’intestin grcle , d’où « on la précipita par l’acide acétique. Cette résine avait les propriétés suivantes : 1 • ' ’ “ " ' • .

Après avoir été séchée , elle était d’un brun pâle et transparente. Exposée à la chaleur , elle se fondait en répandant d’abord une odeur d’empyreume , puis une odeuf de graisse et de résine , et brûlait avec une flamme vive et fuligineuse. Elle ne se dissolvait point dans les acides liydro-chlorique et nitrique. Elle se dissolvait avec facilité dans l’ammoniaque ; la dissolution était d’un brun pâle et légèrement-trouble ; le vinaigre y produisait un précipité floconneux, blanc. La résine se dissolvait incomplètement dan» la potasse concentrée, et complètement dans la potasse affaiblie. L’alcool formait avec elle , à froid , un liquide trouble., et à chaud , une liqueur claire , qui se troublait un ÿeu par le refroidisse-

PE LE DIGESTION

ment. C’était, sans contredit, de la résiné biliaire, mêlée probablement avec un peu de choline.

Dans les extraits provenant des liquides du cæcum et du colon , cette ré$$ne , précipitable par les acides , était d’un brun verdâtre foncé et visqueuse ; elle avait une odeur particulière, désagréable, piquante, excrémentitielle ; ellese dissolvait dans l’ammoniaque , la potasse et l’alcopl , en leur donnant une couleur brune. C’était de la résine biliaire, mêlée peut-être avec une huile essentielle fétide.

a. La portion insoluble dans l’alcool absolu de l’extrait obtenu par l’alcool affaibli , fut traitée plusieurs fois de suite par l’alcool à 36 degrés B. chaud.

A. La liqueur alcoolique filtrée était d’un brun clair ; elle se troublait généralement un peu par le refroidissement. Celle provenant du liquide du premier tiers de l’intestin £rèle déposa encore , en se refroidissant , un peu de la matière blanche-jaunâtre qui vient d’être décrite, et dont on ja sépara par la filtration. Après l’évaporation à siccité , la liqueur correspondant â la portion de l’estomac laissa un mélange d’une petite quantité de matière extractive et d'une grande quantité de matière grenue , cristalline ; celle provenant des liquides du duodénum et de l’intestin grêle , un extrait brun-jaune, très-splide, un ppu grenu ; et celles des deux dernières portions, un extrait garni de croûtes salines. L’extrait de la liqueur du second tiers de l’intestin grêle , dissous dans l’alcool chaud , déposa , en se refroidissant , une liqueur extractive brune. Il est probable que les autres extraits se seraient comportés aussi de même ; mais on ne les soujnit m ï cette épreuve , dont le résultat prouve qu’ils contenaient une matière soluble seulement dans l’alcool chaud ou dans un grand excès d’alcool. Tous les extraits se dissolvaient complètement dans l’eau , à l’exception de celui du liquide provenant du dernier tiers de l’intestin grêle, qui laissait quelques flocons de graisse blancs. Les solutions aqueuses fournireni les réactions marquées sur la table v, et leurs cendres se comportèrent comme il est dit dans la fable vi. Le précipité les acides firent naître dans celles des extraits provenant du duodénum et du colon, se com-r

DES MAMMIFÈRES. t I§

porta à la manière de la résine biliaire : cependant il différait de la résine dont nous avons parlé plus liaut (1. i . ) , en ce qu’il n’était point mêlé avec de la graisse , de sorte qu’il se dissolvait dans l’alcool froid sans que la liqueur fût trouble. 1 ' J ‘

B. La portion de l’extrait obtenu, par l’alcooi affaibli , qui ne se dissolvait pas dansl’alcool à 36degrés B., représentait, pour l’estomac , le duodénum et les deux premiers tiers de l’intestin grêle, une masse extractive d’un brun foncé; grenue et transparente; pour le derniers tiers de l’intestin grêle , une masse d’un brun foncé, presque opaque et grenue; pour le çœcuinet le colon, une masse grenue, d’un brun très-pâle , et tout-à-fait cristalline. Cette masse se; dissolvait complètement dans l’eau pour les portions provenant de l’intestin grêle et du colon ; celle de l’estomac laissait quelques flocons gris , brûlant avec une odeur animale, et dont la cendre contenait un peu de phosphate calcaire ; celle' du duodénum laissait un faible résidu terreux , et celle du cæcum, une petite t quantité de pellicules brunes. La dissolution aqueuse chaude donna par le refroidissement, dans les portions correspondant a l’estomac, aux deux derniers tiers de l’intestin grêle, âu cæcum et au colon , une grande quantité de chlorure de sodium, en cristaux cubiques, chlorure qui constituait surtolit la plus grande partie de la masse dails les extraits provenant de l’estomac , du cæcum et du colon , et qui ne contenait que peu de matière animale. Nous acquîmes la conviction, en examinant les cristaux fournis par l’ektrajt du second tiers de l’intestin grêle, que le chlorure de sodium n’était point accompagné de chlorure de potassium. On trouve^ dans les tables vu et vui l’indication delà ipanièrc dont se co»»r portèrent les dissolutions cristaux de chloruré de par leur incinération.

II. La partie non Soluble dans l’alcool faible des liquide^ évaporés du caual intestinal, qui, dans les portiqps ployer liant de l’estomac et du duodénum , représentait <une masse d’un gris brunâtre , fut bouillie avec de l’eau.

i . La décoction aqueuse de l’extrait provenant de l’estomac

aqueuses décantées de dessus les

Sodium, et les cendres produites

, . , ; .' • • .O lté*»*- “5 !■>

Dû LA DIGESTION était d’un jaune pâle ; celle de l’extrait du second tiers de l’intestin grêle , brune; et celle du cæcum, d’un brun foncé. Cette liqueur, évaporée , laissa, dan&la portion provenant de l’estomac, un extrait jaune et transparent; dans celle du duodénum, un extraif brun-grisâtre, opaque et conservantsa dureté même à la chaleur ; dans celle du premier tiers de l’intestin grêle, un extrait brun clair; dans celle du second tiers, un extrait brun pâle, trouble, qui restait sec à l’air ; dans celle du dernier tiers et du cæcum, un extrait blanc-brunâtre , opaque et terreux ; dans celle du colon , un résidu brun-jaunâtre et salin . En redissolvant ces extraits dans l’eau , celui du liquide stomacal laissa beaucoup de flocons ; celui du duodénum , une grande quantité de poudre d’un blanc sale (t); celui du premier tiers de l’intestin grêle , une petite quantité d’une matière d’un blanc sale , que l’on doit rapporter, soit à la . poudre de même teinte dont il vient d’être parlé , soit à la matière azotée qui a été décrite plus haut (I. t .) ; celui du ; dernier tiers et du cæcum , un mélange blanc et pulvérulent de phosphate calcaire avec un peu de matière animale. Au contraire les extraits des liquides du second tiers de l’intestin grêle et du colon se dissol virent complètement dans l’eau. En évaporant ces dissolutions aqueuses, et les laissant refroidir, on obtint de celles qui correspondaient aux trois tiers de l’intestin grêle et au cæcum des gros cristaux de phos-

jil : > r- i -, 1 1 ■ - '

(i) Voici quelles étaient les propriétés de oette poudre. Exposée au feu , e)]e se carbonisa lentement, en répandant une odeur animale, mais sans se boursouf&er, et laissa une petite quantité de phosphate calcaire. Elle ae dissolvait avec cfl'crvescence dans l’acide nitrique chaud, et lui donnait tme couleur jaune : cette dissolution, évaporée à siccité, laissait un résidu orangé ( et non rouge, ce qui aurait indiqué l’acide urique ). Elle se Aip ffflyqif. complètement dans l’eau bouillante : la dissolution se troublait très-faiblement par la teinture de noix de galle, avec plus de force parle chlorure d’étain et l’acétate de plomb neutre. Elle se dissolvait aussi dans l’âdde bydro-chloritjue concentré, à chaud, et la liqueur, soumise à l'évaporation, laissait de petits cristaux qui paraissaient être des cubes. Cette poudre se montrait également soluble dans la potasse ; mais elle ne l’était pas dans l’alcool. Nous en avions trop peu à notre disposition pour pouvoir la soumettre à un examen plus approfondi.

phate de soude , tellement abondans dans le dernier tiers de l’intestin grêle et le cæcum , que la dissolution entière se prit en une masse cristalline. Ce phosphate de, soude contenait — aussi un peu de carbonate de soude cristallisé dans le dernier tiers de l’intestin grêle et le cæcum. La dissolution aqueuse (décantée de dessus les cristaux , quand il s’en était formé), se comporta avec les réactifs comme il est dit sur la table ix, et la cendre comme il C6t marqué sur la table x.

2. Le résidu insoluble dans l’alcool et l’eau des liquides évaporés du canal intestinal , était, dans les portions provenant de l’estomac , du duodénum et des trois tiers de l’intestin grêle ,■ d’un gris brunâtre , cassant et plus ou moins corné ; dans la portion provenant du cæcum, semblable, mais seulement d’un brun noirâtre; dans celle provenant du colon , d’un blanc grisâtre, pulvérulent et peu cohérent. Les phénomènes de la combustion de ces substances sont indiqués sur la table xi.

( TABLE

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