RECTUM
second tiers.
dernier tiers.
Magma peu épais , floconneux, brun.
Magma peu épais , floconneux , d’un brun clair.
Magma peu épais , floconneux , d’un brun foncé, o
Magma peu épais , floconneux, brun.
Magma peu épais , floconneux , d’un brun clair.
Magma peu épais , floconneux , d’uu brun foncé.
Trouble très-léger.
Très-grande quantité de grands flocons d’un brun clair.
Id
Grande quantité de flocons médiocres bruns.
Très-grande quantité de très-urands flocons d’un brun clair.
Grande quantité de ; grands flocons
brin». 1
Trouble léger, d’on g brun clair.
Très- grande quantité de petits flocons d'un brun foncé.
dans l’alcool faible , mais soluble dans l'eau.
Quantité médiocre de flocons médiocres d'un brun clair.
Magma peu épais , floconneux, d’uu brun clair.
Magma épais, floconneux ,< d’un brun clair.
Quantité médiocre de flocons médiocre' bruns.
Précipité très-léger, d’un brun clair
Très-grande quantité de très - p< tits flocons d’un brun clair.
Grande quantité de grands flocons bruns.
Très-grande quantité de très-grands flocons d’un brun clair.
Magma épais, floconneux , d’un brun clair.
Magma peu épais , floconneux , d’un brun clair.
Quantité médiocrede flocons médiocres bruns.
Précipité très-léger , d’uu brun clair.
Très-grande quantité de très - petits flocons d’un brun clair.
Petite quantité de grands flocons bruns.
Très-grande quantité de très-grands flocons d’un brun clair.
Magma épais , floconneux , d’un brun clair.
Magma peu épais , floconneux , d’un brun clair.
Quantité médiocre de grands flocons d’un brun clair-
Précipité très léger, d’un brun clair.
Très- petite quantité de très - petits flocons.
Petite quantité de petits flocons d un brun clair.
Petite quantité de flocons médiocres d’un brun clair.
Grande quantité cl très-petits flocons d’un blanc brunâtre.
Grande quantité de grands fine, d’un blanc brunâtre-
Petite quantité de petits flocons bruns.
Précipité très-léger, d’un brun clair.
Trouble léger.
(TABLE V
RÉSUMÉ DES ANALYSES DE LA PORTION LIQUIDE DU CONTENU DD CANAL INTESTINAL.
DES MAMMIFÈRES. 26e
Exp. xxxrv*. — Sur la digestion de l’avoine. — On fit, pendant plusieurs jours , manger copieusement de l’avoine à un vieux cheval de moyenne taille , bien nourri et bien portant. Le dernier jour cet animal reçut sa ration ordinaire à six heures du matin , et à onze heures on le tua d’un coup de couteau au défaut de l’épaule.
A. L’estomac contenait plus de 5 oo grammes d’un liquide jaune brunâtre clair , d’une désagréable odeur acide , et fortement troublé par des balles d’avoine , des particules farineuses et des flocons de mucus. Pendant la nuit , ce liquide se sépara en deux couches à-peu-près égales , dont l’inférieure , composée des parties solides , était d’un blanc brunâtre et un peu épaisse , tandis que la supérieure était assez fluide et transparente.
Une partie du contenu entier de l’estomac fut distillée une autre soumise à l’analyse , et une troisième essayée par les réactifs , après avoir été filtrée.
B. On trouva dans la partie supérieure de l'intestin grêle un liquide un peu laiteux , mais cependant translucide , qui contenait une grande quantité de flocons blanchâtres , avec des balles d’avoine. Il donna , par la filtration , une liqueur d’un brun-clair, semblable à de la bière limpide.
Une partie de cette liqueur fut essayée par les réactifs. Une autre fut évaporée , opération pendant laquelle il se sépara de grands flocons blancs , et se dégagea une odeur douceâtre , désagréable. Le résidu s’élevait à 4,74 pour cent de la liqueur : il avait l’aspect d’un extrait , et se ramollissait à la chaleur ; il était d’un brun foncé et opaque ; il répandait une odeur nauséabonde.
C. On tira de la portion moyenne de l’intestin grêle un liquide trouble, d’une odeur désagréable très- faible, et qui contenait moins de flocons blancs que le précédent , mais beaucoup de balles d’avoine. La liqueur obtenue par filtration était d’un brun jaunâtre clair, et limpide comme de la bière ; seulement elle tirait un peu sur le verdâtre. Elle fournit, à l’évaporation, 2,24 pour centd’un résidu semblable à celui de la portion précédente. Une partie de cette liqueur fut incinérée , ce qui s’opéra difficilement. La dissolu-
DE LA DIGESTION
tion aqueuse des cendres contenait du carbonate , du phosphate et du chlorure alcalins, sans sulfate. La dissolution de platine indiqua la présence de beaucoup de potasse , et la calcination avec l’acide sulfurique, suivie de la cristallisation, celle d’une grande quantité de soude.
D. Il y avait dans la dernière portion de l’intestin grêle un liquide jaunâtre , avec des balles d’avoine. La liqueur qu’on en obtint par la filtration , ressemblait aux deux précédentes pour la couleur. Ayant été évaporée , elle laissa 1 ,8 pour cent d’un résidu qui était d’un brun plus foncé que celui des deux liqueurs précédentes. Ce résidu se ramollissait également un peu par la chaleur , et il n’exhalait pas une odeur aussi désagréable que celle des deux précédons.
E. Le contenu du cæcum était une masse excréinentitiellc brune , dans laquelle se trouvaient des balles d’avoine. Il fut exprimé , et donna ainsi un liquide qui , après avoir été filtré , avait une couleur brune foncée , comme du café , surtout lorsqu’on l’eut laissé exposé à l’air pendant quelque temps. A l’évaporation, ce liquide laissa 3 ,i 3 pour cent de résidu. Celui-ci était un peu mou , d’un brun noirâtre , plus foncé en couleur , plus opaque et moins odorant que les trois précédens.
F. Le chyle , recueilli dans les vaisseaux lymphatiques de l’intestin grêle , avant son passage à travers les glandes , avait une couleur blanche. Il ne rougissait pas à l’air , et ne se coagulait que d’une manière incomplète , de sorte que, mis dans un entonnoir à demi bouché par un tube de verre, il laissa , au lieu de caillot, une simple membrane jaunâtre et transparente , à peine perceptible. Le sérum qui s’écoula était un lait blanc. 3 , 1 o grammes de ce lait laissèrent à l’évaporation o,4o gr. d’un résidu blanc-jaunâtre, qui s’humectait à l’air. Voyez plus bas l’analyse de ce résidu.
G. Lé chyle , tiré des vaisseaux lymphatiques de l’intestin grêle , après son passage à travers une série de glandes , fut partagé en deux portions recueillies , l’une' la première , et l'autre la seconde. Toutes deux étaient d’un rouge-clair , et elles se coagulèrent complètement. G 1 ,78 grammes de la première , placés sur un entonnoir garni d’un tube de verre ,
DES MAMMIFÈRES. a63
je convertirent en i ,3g gr. de caillot frais, qui donna o,a3 gr.de résidu sec , et 58,85 gr. de sérum, dont on obtint 2, go gr. de résidu solide par l’évaporation: 6°, 79 gr. de la seconde donnèrent 0,70 gr. de caillot frais , o,i5 gr. de caillot sec, 56, 5 ï gr. de sérum frais, et 2,77 gr. de sérum sec. Le caillot frais était, dans l’une et l’autre , d’un rouge-écarlate pâle. Le caillot sec se' ramollissait dans le vinaigre chaud , et le colorait en jaune , ce vinaigre laissait , par l’évaporation , une pellicule jaunâtre , transparente et non soluble dans l’eau. Ensuite l’alcool bouillant enlevait au caillot une graisse inodore , d’uu jaune-brunâtre, ayant la consistance de la térébenthine. La cendre du caillot des deux portions était composée de carbonate et de phosphate de chaux , avec un peu d'oxide de fer.
Le sérum frais des deux portions représentait un lait d’un blanc-rougeâtre. Lorsqu’on le fit chauffer, il se coagula complètement en une masse blanchâtre , qui était couverte d’une pellicule jaune-verdâtre. Le rçsidu sec était brun et jaune en dedans , verdâtre à la surface , gras au toucher et déliquescent à l’air. Voyez plus bas l’analyse de ce sérum sec.
H. Le chyle du canal thoracique était d’un rouge clair ,
. et se coagulait complètement. 56,5 gr., mis sur un entonnoir, donnèrent 0,60 gr. de caillot frais , qui était d’un rouge écarlate pâle , et qui fournit o-, 1 1 gr. de caillot sec. Celui-ci se comporta , à l’égard du vinaigre , de la -même manière que celui du cliyle précédent, ll abandonna une huile épaisse et d’un brün clair à l’alcool. Sa cendre contenait les mêmes substances que celles du précédent.
Les 52,87 gr. de sérum qu’on obtint des 56,5 gr. de chyle , représentaient également- un lait blanc rougeâtre , qui était néanmoins un peu plus clair que celui du chyle précédent. En le chauffant , il se prenait en une gelée presque transparente , qui était couverte d’une pellicule. Le résidu sec du sérum- s’élevait à 1,61 gr. , et ressemblait à celui du séruin précédent , à cela près qu’il était plus translucide . Voyez plus bas sou analyse.
DE LA DIGESTION
J. La lymphe des taisseaux lymphatiques du gros intestin était d’un jaune pâle , et transparente. Elle se coagulait d’une manière incomplète ; car , au lieu de caillot , il s’en séparait une matière floconneuse blanche. 1,22 gr. de ce liquide , évaporés avec les flocons , donnèrent o,q 5 gr. d’une pellicule jaune , pâle et demi-transparente. Voyez l’analyse, plus bas.
K. La lymphe des vaisseaux lymphatiques du bqssin était rouge . 1 5,8 gr. de ce liquide donnèrent 0,08 gr. de caillot frais et i 5,48 gr. de sérum. Le premier était d’un rouge écarlate plus foncé et plus transparent que celui du chyle provenant des lymphatiques de l’intestin grêle après son passage à travers les glandes. 11 donna 0,02 gr. de caillot sec. Ce dernier se comporta , avec le vinaigre , de la même manière que celui des lymphatiques dont il vient d’être parlé , abandonna à l'alcool chaud une très-petite quantité d’une matière blanche , de nature probablement grasse , et laissa une trace de cendres qui contenaient des sels calcaires- Les i 5,48 gr. de sérum donnèrent 0,48 gr. de résidu sec , qui représentait une pellicule brune et transparente. Voyez l’analyse plus bas.
L. La liqueur du péritoine était un fluide d’un jaune brunâtre , légèrement trouble et un peu épais , qui ne se coagulait pas. i 5 ,ii gr. de ce liquide laissèrent o ,36 gr. de résidu sec, sous la forme d’une pellicule d’un brun-jaunâtre, transparente et non grasse au toucher. Voyez l’analyse plus loin.
On trouve, dans la table 11 , l’exposé comparatif des quantités en poids de caillot et de sérum , tant sec que frais , qui furent fournies par ces sept dernières liqueurs.
Distillation du contenu de l’estomac, — On mit dans une cornue une partie du contenu entier et non filtré de l’estomac, et on le distilla jusqu’à siccité. Le résidu sec s’élevait à 17,9 pour cent de la masse totale.
Le liquide accumulé dans le récipient était clair ; il exhalait une odeur nauséabonde , semblable à celle que répand ordinairement le liquide expulsé par le vomissement, et rougissait très-faiblement le tournesol. On le satura en le fai-
sant digérer avec de l’oxide de plomb , puis on le filtra et on l’évapora. II resta un résidu jaune , semblable à de la gomme, et non cristallin. Ce résidu se dissolvait dans l’eau, en laissant une poudre blanche ( probablement un sous-sel, car il -se peut que de l’acide se soit dissipé pendant l’évaporation). La dissolution communiquait aux doigts une odeur extrêmement pénétrante d’acide butyrique. Elle donnait, par le nitrate d’argent, un léger trouble que l’addition de l’acide nitrique faisait disparaître complètement. Distillée avec de l’acide sulfurique étendu , elle donuait un liquide aqueux qui rougissait fortement le tournesol , n’agissait ni sur la dissolution d’argent, ni sur le per-clilorure de fer , et possédait l’odeur pénétrante de l’acide butyrique. Ce fut probablement la trop grande raréfaction de cet acide qui l’empêcha de se séparer en gouttes huileuses. Il est possible qu’un peu d’acide acétique se trouvât aussi mêlé avec lui.
Analyse du contenu de l’estomac (i). — Le liquide trouble fut mis sur un filtre.
i. Le réüdu , sur le filtre, après avoir été bien lavé et séché , représentait une poudre meuble , blanche , grise à la surface, insipide et mêlée de balles d’avoine. Chauffé , tandis qu’il était encore humide, il devenait plus ferme et plus pâteux. À une chaleur plus forte , il se boursoufilait, se charbonnait, et finissait par s’enflammer. Le charbon était difficile à incinérer.
Le résidu humide , ■ traité par l’eau bouillante , donnait un empois , que l’iode colorait en bleu.
On fit passer ce résidu sec à travers un sac , dans lequel restèrent les balles et autres parties grossières. La poudre qui traversa le sac , réduite en pâte avec de l’eau , et pétrie dans un linge jusqu’à ce que l’eau cessât de devenir laiteuse, ne laissa que du son et point de gluten.
II. La liqueur filtrée était d’un jaune brunâtre clair , un peu opaline. Elle avait une saveur aigrelette et très-salée.
(i) Nous sommes redevable à notre savant collègue, M. le professeur Geiger, de cette analyse, qui fut faite trente-six heures après la mort de l’auimal.
DE LA DIGESTION
Déjà elle exhalait un peu l’odeur de pourri. Elle était légèrement épaisse , et avait une pesanteur spécifique de J ,028. On en évapora quatre onces à siccité; pendant l’opération , il se forma une pellicule grisâtre , et se dégagea une odeur acide, piquante. Le résidu pesait 121 gr. (= 6 , 3 o pour cent). Il était brun foncé, presque opaque et déliquescent. On le fit bouillir avec de l’alcool dont la pesanteur spécifique était de 0,848 : on laissa la liqueur trouble se refroidir , et déposer des flocons d’un brun clair , après quoi ou la filtra.
1 . La liqueur filtrée déposa encore un sédiment brun par lé repos. C’est pourquoi on la filtra de nouveau.
A. Le liquide filtré fut évaporé. Le résidu fut difficile à dessécher. Après l’avoir été autant que possible , il pesait 90 grains. Il était d’un brun foncé , presque noir et opaque, et s’humectait à l’air. On le fit bouillir trois fois avec dé l’alcool ayant une pesanteur spécifique de 0,800 , mais avec l’attention de ne décanter le liquide qu’après le refroidissement , parce qu’il se troublait en perdant son calorique. La masse s’agglomérait , et restait en grande partie sans sc dissoudre.
a. La dissolution alcoolique était d’un brun jaunâtre. À l’évaporation , elle déposa beaucoup de cristaux de chlorure de sodium , pesant plus de 2 grains. Tout le résidu de l’évaporation fut traité , à deux reprises différentes , avec une once d’étlicr.
a.. La dissolution éthérée , qui était d’un jaune clair , laissa, après avoir été évaporée , 10 grains de résidu jaunebrunâtre , ayant une saveur très-acide. Ce résidu fut traité par l’eau.
aa. La liqueur aqueuse filtrée fut saturée avec du carbonate de chaux . Celui-ci se dissolvit d’abord entièrement , avec effervescence. Une plus grande quantité de carbonate fit naître un précipité blanc , d’avec lequel on sépara le liquide.
aa. Le liquide filtré avait une saveur salée et amère. 11 rougissait encore un peu le tournesol , et ne troublait pas l’eau de chaux. On le mêla avec un peu de lait de chaux, et
on le filtra après l’avoir laissé exposé à l’air pendant quarante-huit heures.
aaa. La liqueur filtrée fut décomposée avec précaution par le moyen de l’acide oxalique , jusqu’à ce que toute la chaux eût été précipitée ; alors on la filtra , et on la soumit à l’évaporation , vers la fin de laquelle se dégagea une vapeur fort acide , dont l'odeur ressemblait de loin à celle de la fenaison , et qui formait un nuage avec l’ammoniaque. Le résidu, qui s'élevait à o ,5 grains, était syrupeux et transparent ; il avait une saveur fort acide , et attirait évidemment l’humidité de l’air.
bbb. Le résidu de chaux pure . sur le filtre , était d’un blanc-grisâtre; il ne noircit point , et n’éprouva absolument aucun changement sous l’influence de la chaleur.
Pp. Le résidu de carbonate calcaire, sur le filtre , se dissolvait complètement, avec effervescence, dans l’acide hydrochlorique , et l’ammoniaque ne faisait naître qu’un vestige de précipité dans cette dissolution.
bb. La partie insoluble dans l’eau de l’extrait éthéré consistait en un grain de résine , d’un gris foncé, d’une saveur amère et nauséabonde , qui, après être devenue onctueuse par la chaleur , se fondait partiellement en huile , et se carbonisait sans s’enflammer.
p. La partie insoluble dans l’éther était d’un brun foncé, et contenait beaucoup de cristaux. On la traita par l’eau , qui en laissa une partie sans la dissoudre.
aa. La dissolution aqueuse laissa 12 grains d’extrait, après avoir été évaporée. Cet extrait avait une saveur très-salée et un peu amère. Il rougissait la teinture de tournesol, ne tardait pas à se couvrir de moisissure , précipitait abondamment le sousacétate de plomb, le per-chlorure de mercure et la teinture de noix de galle, et 11e fermentait pas avec la levure de bière.
bb. La portion insoluble dans l’eau se composait d’un demi-grain de résine cassante , pulvérulente et facile à dissoudre dans l’éther.
b. La portion insoluble dans l’alcool dont la pesanteur spécifique était de 0,800, fut bouillie avec d’autre alcool pesant 0,848,
s68 DE LA DIGESTION
a. La dissolution alcoolique laissa, après avoir été évaporée, 20 grains d’un extrait brun foncé , translucide , mêlé dé beaucoup de cristaux salins. Cet extrait avait une saveur très-salée et un peu amère. Il attirait légèrement l’humidité de l’air , rougissait le tournesol , et formait avec l’eau une dissolution un peu trouble , que la teinture de noix de galle et le per-chlorure de mercure troublaient , et que le nitrate d’argent précipitait abondamment.
P- La portion insoluble dans l’alcool pesant 0,848 , fut chauffée avec un mélange départies égales d’eau et d’alcool. Elle s’y dissol vit tout entière , mais une portion considérable s’en précipita par le refroidissement , après lequel on filtra la liqueur.
aa. La liqueur filtrée, évaporée jusqu’à consistance de miel, laissa 3 o grains d’extrait. Celui-ci était d’un brun foncé. Il avait une saveur fade , amarescente et un peu salée, se dissolvait facilement dans l’eau , et ne rougissait pas le tournesol. Sa dissolution aqueuse était troublée par l’alcool en excès ; elle précipitait abondamment le sous-acétate de plomb et la teinture de noix de galle , troublait un peu le nitrate d’argent , mais n’altérait en rien le per-chlorure de mercure.
bb. La matière qui s’était séparée par le refroidissement , s’élevait à io grains. Elle était presque noire, se ramollissait par la chaleur, ne se dissolvait ni dans l’eau, ni dans l’alcool froid , mais colorait ce dernier à chaud , de manière qu’il se troublait en se refroidissant.
B. Le sédiment brun s’élevait à 1 1 ,5 grains. Il était insipide , et se dissolvait dans l’eau , à l’exception d’un demigrain de flocons. Ces derniers se comportaient comme ceux de 2 ,B, et la portion soluble comme la matière 2 , A.
2. Les flocons qui s’étaient séparés en traitant la masse primitive par l’alcool, furentlavés avec de l’alcool, puis pressés entre deux feuilles de papier Joseph , et séchés. Ils pesaient 22 grains, et étaient d’un brun foncé , brillans dans leur cassure , insipides et inaltérables à l’air. On les fit dissoudre dans l’eau , et on filtra la liqueur.
A. La liqueur aqueuse filtrée était d’un brun foncé. Elle
laissa , à l’évaporation, i3,5 grains d’une masse brune foncée , brillante dans sa cassure , insipide , se troublant avec la noix de galle , et se troublant peu , au bout de quelque temps seulement, avec la liqueur siliceuse et le perchlorure de mercure.
B. Les flocons insolubles, recueillis sur un filtre et séchés, pesaient g, 5 grains. Ils étaient d’un gris blanchâtre et terreux au toucher. Ils ne se dissolvaient qu’avec lenteur , et d’une manière incomplète , dans l’acide hydro-chlorique , qu’ils coloraient en brunâtre, laissant un résidu gélatineux. A la chaleur ils devenaient noirs , sans changer de forme; Dans le même temps ils exhalaient l’odeur de la corne brûlée, et dégageaient de l’ammoniaque. La cendre faisait exactement la moitié de leur poids. Elle était fusible , et contenait entr 'autres de la magnésie.
En conséquence le résidu sec de la liqueur filtrée contenait :
dans tai grains; dansioo;
Résine soluble dans l’éther 1 1 0,82
Résine insoluble dans l’éther o,5 0,4 1
Acide (vraisemblablement acétique) , extrait par l’éther g,o 7,44
Matière extractive soluble dans l’alcool
fort, avec des sels et des acides 12 9>9 2
Matière extractive soluble dans l’alcool
faible, avec des sels et des acides 20 16, 53
Matière extractive oxidée :o 8,25
Matière gommeuse soluble dans l’alcool
très-faible seulement 3o
Matière gommeuse à peine soluble dans
l’alcool it
Matière gommeuse insoluble dans Fal-
cool i3,5
Albumine avec sels terreux. 10, 8,25
Analyse du sérum évaporé des différent chyles (savoir :
celui qui provenait des lymphatiques de l’intestin grêle , et n’avait pas encore traversé les glandes ; la première et la seconde portions de celui des mêmes vaisseaux , après son passage à travers les glandes ; et celui du canal thoracique ) , de celui de la lymphe des vaisseaux du bassin , de la lymphe des vaisseaux du gros intestin , évaporée sans qu’on eût enlevé le caillot imparfait , et de la liqueur péritonéale , évaporée tout entière.
Tous ces résidus secs , qui avaient été obtenus par l’évaporation , et qui ont été déjà décrits , furent épuisés d’abord par l’alcool bouillant.
I. La liqueur alcoolique filtrée du premier, dusecondetdu troisième était jaune; par le refroidissement elle se troublait, et il s’en séparait une huile jaunq. Celle du quatrième était jaune; en refroidissant elle ne se troublaitpas,et ne laissait déposer qu’un petit nombre de flocons. Celles du cinquième, du sixième et du septième ne se troublaient pas non, plus ; celle du cinquième était d’un jaune pâle , et celles du sixième et du septième presque sans couleur. En évaporant cesliqueurs alcooliques , on obtint un résidu qui était , pour les tijois premières , d’un jaune-brunâtre , très-gras , visqueux et fusible à la chaleur ; pour la quatrième , jaune , celluleux et peu gras ; pour la cinquième et la sixième , sous la forme d’une pellicule non grasse , avec des traces de cristaux ; enfin pour la septième, une pellicule non grasse, d’un jaune brunâtre et demi-transparente. Tous ces nouveaux résidus furent traités par l’eau.
1 . La portion insoluble dans l’eau était, pour les trois premiers , une graisse jaune brunâtre et peu coulante ; pour le quatrième , une graisse blanche , ayant la consistance de la crème (le cinquième ne laissa rien d’insoluble dans l’eau); pour le sixième , très-peu de flocons blancs qui ne paraissaient point être de nature grasse ; et pour le septième une très-petite quantité de flocons blancs et gras.
2. La portion soluble dans l'eau du premier résidu ne ramenait pas au bleu la couleur rougie du tournesol , et était précipitée par la teinture de noix de galle. Sa cendre consistait en une grande quantité de carbonate de soude et de
chlorure de sodium , avec un peu de sulfate et de phosphate.
La dissolution aqueuse du second et du troisième résidus donnèrent , par l’évaporation , un extrait jaune-brunâtre , avec des cristaux que l’on reconnut être, dans le second, des octaèdres de chlorure de sodium; la liqueur ne colorait pas en bleu le tournesol rougi, ou du moins ne le faisait que très-peu ; elle était précipitée par la teinture de noix de galle , et non par le chlore ; évaporée et brûlée , elle exhalait une odeur d’empyreume animal, et laissait la même cendre que l’extrait du premier résidu.
La portion soluble dans l’eau du quatrième résidu donna un extrait jaune-brunâtre et déliquescent, avec de très-petits cristaux qui paraissaient être cubes. Cet extrait, dissous dans l’eau , se comporta comme ceux du second et du troisième résidus. Sa cendre contenait aussi les mêmes sels ; seulement on n’y découvrit pas de phosphate de soude.
La portion soluble dans l’eau du cinquième résidu était en trop petite quantité pour qu’on pût l’examiner. Du reste on y reconnut aussi beaucoup de chlorure de sodium.
Celle du sixième résidu ne colorait pas en bleu le tournesol rougi , la teinture de tournesol la précipitait , effet que ne produisait point le chlore ; elle donnait à l’incinération les mêmes sels que celle du premier résidu.
Enfin celle du septième résidu donna un extrait jaunebrunâtre, avec quelques cristaux. Cet extrait colorait trèslégèrement en bleu la teinture de tournesol rougi. 11 était précipité par la teinture de noix de galle , mais ne l’était pas par le chlore. Sa cendre se composait de chlorure de sodium et de carbonate de soude.
II. La matière épuisée par l’alcool fut traitée de nouveau par l’eau.
i . L’extrait aqueux qu’on obtint ainsi se comporta de la manière suivante. Pour le premier résidu , sa petite quantité ne permit pas d’essayer autre chose que l’incinération , laquelle donna seulement du sulfate et peu de carbonate de soude. Pour le second et le troisième, l’extrait aqueux était d’un jaune brunâtre , translucide , un peu grenu ; il colorait
DE LA DIGESTION
faiblement en bleu le tournesol rougi , donnait un précipité abondant avec le sous- acétate de plomb , en fournissait de médiocres avec la teinture de noix de galle et le chlore , et n’en donnait pas de sensible avec le per- chlorure de mercure ; en brûlant, il exhala l’odeur d’empyreume animal , et laissa beaucoup de carbonate de soude , avec des traces de phosphate et de chlorure. Pour le quatrième résidu , l’extrait aqueux était brun-jaunâtre et opaque ; il ramenait fortement au bleu la teinture de tournesol rougie , et était précipité fort abondamment par le sous -acétate de plomb, modérément par le per-chlorure de mercure et ( quand l’alcali libre avait été saturé au moyen du vinaigre) par la teinture de noix de galle ; sa cendre ressemblait à celle du second et du troisième résidus. Le cinquième résidu était en trop petite quantité pour qu’on pût en faire un extrait aqueux. Pour lé sixième , cet extrait était jaune-brnnâtre ; il colorait vivement en bleu le tournesol rougi , donnait un fort précipité par le sous-acétate de plomb, en donnait un médiocre par le chlore et la teinture de noix de galle, et ne se troublait pas par le per-chlorure de mercure ; sa cendre ressemblait à celle du second et du troisième résidus. Enfin , pour le septième , l’extrait aqueux était jaune-brunâtre , translucide , dur et cassant ; il réagissait de même que le précédent ; sa cendre contenait du carbonate de soude , avec un peu de chlorure de sodium.
2. La matière traitée par l’alcool et par l’eau avait les propriétés suivantes. La cendre de celle du premier résidu était d’un brun clair, et composée d’une grande quantité de phosphate calcaire, avec peu de carbonate de chaux , et des traces seulement d’oxide de fer, de carbonate de soude , de sulfate de soude et de chlorure de sodium. La matière insoluble du second , du troisième et du quatrième résidus était , âprès la dessiccation , d’un brun jaunâtre , translucide et cassante : elle donna une cendre qui contenait beaucoup de carbonate calcaire, avec une très -petite quantité de phosphate de chaux, d’oxide de fer, de carbonate de soude et de chlorure de sodium. Le reste du cinquième résidu ne fut pas examiné. Celui du sixième était brun , translucide et cas-
DES MAMMIFÈRES. 2 ij3
sant; il donna une cendre contenant beaucoup de carbonate et de phosphate calcaires, une grande quantité de carbonate et de sulfate de soude, et un atonie de fer. La cendre de celui du septième contenait beaucoup de phosphate calcaire et de sulfate de soude , peu de sulfate de soude et de chlorure de sodium , et très-peu de phosphate calcaire et d’oxide de fer. La table II offre le rapprochement de ces diverses
analyses.
Incinération de la première portion du chyle provenant des vaisseaux lymphatiques de l’intestin grêle, après son passage à travers les glandes , — 8,99 grammes de chyle furent évaporés à siccité, au bain-marie, dans un creuset de platine. Le résidu pesait o ,56 gr. ( = 6 ,a 3 pour cent). Il laissa 0,1 3 gr. (= 1 ,45 pour cent du chyle frais, ou a3,2 dq chyle sec) de cendres.
I. La portion de ces cendres soluble dans l’eau faisait effervescence avec les acides, ramenait au bleu la couleur du tournesol rougi , précipitait le nitrate acide de mercure , et n’éprouvait aucune action de la part de l’hydro-chlorate de chaux, de l’acide hydro-clilorique, de l’anunoniaque, ni du chlorure acide de barium. Par la dissolution de platine, elle ne donnait qu’au bout d’un assez long laps de temps un petit nombre de cristaux. Calcinée avec l’acide sulfurique, elle donnait du sulfate de soude, en beaux cristaux.
II. La portion insoluble dans l’eau fut dissoute dans l’acide nitrique. La dissolution fut précipitée par l’ammoniaque , et ensuite par le carbonate de potasse. Le précipité produit par l’ammoniaque ne fut pas coloré en noir' par l’acide hvdrosulfurique ; en conséquence , il ne contenait pas de fer, ou n’en contenait que très-peu. On n’alla pointà la recherche de la magnésie.
Ainsi la cendre du chyle contenait du carbonate de soude, du chlorure de sodium (avec un peu de potasse ), du carbonate et du phosphate de chaux.
(TABLE I
RÉACTIONS DES LIQUEURS FILTRÉES DU CANAL INTESTINAL
(TABLE II
APERÇU DES PROPORTIONS RESPECTIVES DES DIVERSES PARTIES DU CHVLE , DE LA LYMPHE ET DE LA LIQUEUR PÉRITONÉALE.
PE LA DIGESTION
Exp. xxxv*'. Sur le chjrle du cheval. — L’action «les tlivers gaz sur le chyle n’ayant pas encore été étudiée , nous désirâmes de la connaître. En conséquence, un cheval fut nourri copieusement d’avoine et de foin. Cinq heures après son repas on le tua, et l’on mit à découvert , puis on lia le canal thoracique , qui regorgeait de chyle blanc rougeâtre. Les vaisseaux lymphatiques de la première moitié de l’intestin grêle étaient remplis d’un chyle blanc. Ceux de la rate contenaient un liquide d’un rouge clair et coagulable.
A. Pour fermer tout passage à l’air , on appliqua sur le canal thoracique , plein de chyle , deux ligatures éloignées de trois pouces, on excisa ensuite la portion comprise entre les ligatures, on là' lava bien avec de l’eau, pour enlever le sang qui y adhérait , et on la partagea encore , par le moyen d’une autre ligature , en deux portions , dont chacune contenait environ deux grammes de chyle. L’une de ces portions fut ouverte sous le mercure de la cuve pneumatique , de manière que le chyle, en s’élevant, se trouvât en contact avecle gaz contenu dans une cloche. On vit alors bien distinctement qu’à sa sortie même du canal thoracique , et avant d’être arrivé jusqu’au gaz , le chyle était déjà à-peu-près aussi rouge qu’il le fut ensuite , et que le contact des différens gaz ne fit que modifier diversement cette couleur rouge.
a. On fit monter une moitié du chyle dans du gaz oxigène, provenant uniquement des dernières portions de celui que du chlorate de potasse , chauffé dans une cornue , avait laissé dégager. Le chyle prit, dans ce gaz , une vive couleur de carmin , approchant du rouge-écarlate , e£ parut en même temps devenir plus translucide.
b. L’autre moitié du chyle fut mise en contact avec de l’azote , préparé au moyen du phosphore chauffé dans l’air. Ici sa couleur éprouva une modification inverse de la précédente ; car il s’y mêla un peu de bleu et de brun au rouge , de manière qu’il prit une teinte de cramoisi sale. En même temps il parut moins translucide et plus trouble.
Ces expériences prouvent :
i°. Que le chyle du canal thoracique a déjà , avant d’être
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soumis à la respiration , sa couleur rouge , qui ne fait qu’être avivée par le gaz oxigène ;
2°. Que cette couleur rouge ne doit pas naissance (i) Du contact du gaz azote , qui , du reste , influe également sur sa nuance.
B. Une autre portion du chyle provenant du même cheval , et tirée du canal thoracique , d’où elle avait été reçue dans un verre , fut , environ dix minutes après sa sortie du canal, etavant qu’elle ne fût coagulée , agitée , pendant quelque temps , avec les trois gaz suivans , sur le mercure , dans des vases gradués, et abandonnée ensuite pendant trois heures au repos , au milieu de ces mêmes gaz.
a. 80 mesures de chyle furent agitées avec 70 mesures de gaz oxigène préparé de la manière qui a été indiquée plus haut. Le liquide se colora vivement en rouge carminé. Par le repos , il laissa déposer des petits flocons de fibrine , qui paraissaient d’un rouge de carmin foncé suivie fond du vase , mais qui , plus hàut , où ils étaient moins serrés les uns contre les autres, semblaient approcher davantage de là teinte rosée. Le sérum qui les surnageait était d’ùn blanc jaunâtre* et trouble comme du lait. Au bout de trois heures , cinq mesures de gaz oxigène avaient été absorbées.
b. 27 mesures de chyle , agitées avec 18 mesures de gaz azote , préparé comme il a été dit ci-dessuS , devinrent d’un cramoisi sale. Lorsqu’on les laissa en repos, le cruorse précipita ; il- était presque violet à sa partie la plus inférieure. Le sérum surnageant était prlus j au né que le précédent , et aussi bien que lui trouble comme du lait. Au bout de trois heures, la quantité d’azote s'élèVait encore à 18 mesures.
ci 18 mesures de chyle, agitées àvec 4* mesures dé gaz acide carbonique, offrirent les Mêmes phénomènes il'e coloration que dans l’expérience précédente ; seulement lé sérum était encore plus teint en jaune. Au bout de trois heures, onze mesures de gaz acide carbonique se trouvaient
(1) Comme le pense Bizio (dans Brugnatelli, Giornale di Jùica , Dec. II, t. v, p. 459). lequel suppose que le chyle contient de IVrytbroginc, qui se convertit ea cruor eu absorbant de l’azote,
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absorbées. Si l’on agitait du chyle ainsi décoloré avec du gai oxigène , il conservait la couleur produite par le gaz acide carbonique.
Nous n'osons pas décider si le mélange d’un peu d’acide phosphoreux avec le gaz azote , ne fut point ce qui lui permit de produire le même effet que le gaz acide carbonique.
Sous l’influence des gaz azote et acjde carbonique , le sérum devient d’un jaune plus vif , et le cruor d'un rouge violet. C’est du mélange de ces deux couleurs que résulte la teinte de rouge foncé sale , qui fait le caractère du sang veineux. ,
E. Expériences sür les ruvinans. — - Exp. xxxvi'. — Sur i{n veau qui avait tété. — Voulant connaître les changemcns que le lait subit dans l'estomac des animaux ruminans , nous finies tijier un veau qui tétait encore sa mère. /
A. Le premier estomac contenait, avec une petite quantité de liquide aqueux , un peu de paille et quelques fragmens de coquilles d’ceuf , que l’animal devait avoir trouvés dans l’étable.
B. Il y avait dans le second estomac très-peu de paille , beaucoup de coquilles d’œuf, et un peu de liquide aqueux.
C. On ne trouva dans le troisième qu’une petite quantité de lait caillé.
Chacun de ces trois estomacs fut lavé à part , et ce qu’il contenait , mêlé avec l’eau du lavage ,’fut consacré en partie à être essayé par les réactifs , et en partie à être distillé.
D. Le quatrième estomac contenait iooo grammes de lait
caillé, répandant une odeur aigre désagréable. , ,
Cette masse entière fut distillée aq bain-marie . Le reste de laj caillette fut lavé avec de l’eau ; le liquide qu’on obtint de cette manière, et qui était gélatineux, muqueux, translucide, fut soumis , de son côté , à un examen, ultérieur, .
DES MAMMIFERES.