‹ Recherches expérimentales sur l'action antifermentative et microbicide de l'antipyrineChapitre 26 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

i° Les pouvoirs antithermique et analgésique de l’antipyrine ne suffisent pas à expliquer son action dans certaines maladies infectieuses. On doit lui accorder une action antiseptique ;

2° L'antipyrine, à la dose de 1 pour 100, retarde considérablement l’action des ferments vivants ; à la dose de 5 pour 100, elle diminue d’une façon notable les produits formés et même peut les réduire à néant ;

3° Aux mêmes doses, elle a les mêmes effets sur les ferments solubles, grâce, sans doute, à une combinaison formée avec les diasiases ;

4° Les agents de la putréfaction sont paralysés dans leur action avec une dose de ! pour 100; à 5 pour 100 se forment {avec le sang) des combinaisons chimiques qui restent à déterminer ;

5° À la dose de 1,5 pour 100, elle retarde le développement des microbes ; à la dose de 5 pour 100, elle

l'empêche complètement et atténue de beaucoup leur virulence ;

6° Elle permet à l'organisme de réagir contre l'infection, grâce à son pouvoir antiseptique, aidé de son: action sur le système nerveux. "

7°Dans quelques maladies infectieuses (rhumatisme, érysipèle, pneumonie), elle a une action que l'on pourrait presque appeler spécifique.

En résumé : Nous avons confirmé dans notre travail l'action antiseptique de l’'antipyrine déjà abordée acant nous, mais très super:ficitellement. Nous avons appro- Jondi son action anti-fermentative à peine effleurée par MM. Brouardel et Loye.

Enfin, nous avons découvert, en collaboralion avec notre maitre, M. le professeur Cazeneuve, l’action spéciale de Pantipyrine sur les ferments solubles, fait dont les conséquences sont très dignes d'intérêt.

Vu, bon à imprimer :

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