‹ Recherches expérimentales sur l'action des préparations opiacées dans l'intoxication mercurielleChapitre 20 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. La morphine a une action antitoxique réelle à l'égard des sels de mercure.

IT. Cette action abaisse d’un degré la toxicité du mercure, c’est-à-dire transforme une intoxication aiguë en intoxication subaiguë, une intoxication subaiguë en intoxication lente et, enfin, rend inoffensive une dose de sel mercuriel qui, sans morphine, amenaït une intoxication lente.

HT. Pour que cette action soitau maximum, il est nécessaire que la dose de morphine que l’on administre soit sans action toxique pour son propre compte; c’est-à-dire qu'on ne peut songer d’emblée à neutraliser une forte dose de sel mercuriel par une forte dose de morphine. L'effet produit serait une toxicité plus grande par arrêt de l’élimination biliaire. Mais au contraire on doit peu à peu habituer l'organisme à des doses croissantes de morphine qui, une fois bien tolérées, permettront l’administration de fortes doses de mercuriaux.

IV. Même lorsque la morphine n’empêche pas l’intoxication, on n’observe jamais d’ulcérations buccales par son emploi associé à celui de préparations mercurielles.

Ne 0 V. La morphine active l'élimination du mercure par la bile et en ralentit l'élimination urinaire.

VI. Contrairement à l'opinion de Fournier, l’opium n’agit pas seulement les premiers jours du traitement mereuriel en assurant la tolérance stomacale; mais il agit encore plus lorsqu'on arrive à de fortes doses de mercure en assurant l’action antitoxique du foie.

VII. Il y a lieu d'essayer en thérapeutique les chloro et iodo-mercurates de morphine qui possèdent, sous une forme chimiquement définie,les propriétés des mélanges de morphineet de mercuriaux.

Fu :

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