INTRODUCTION
De toutes les grandes découvertes, qui ont révolutionné la Médecine et complètement modifié le pronostie d’une maladie, celle de l’Insuline en 1922 par l'Ecole de Toronto pour le traitement du Diabète, est à coup sur l’une des plus importantes.
Drogue merveilleuse qui nous permet de relever à volonté le coefficient d’assimilation des Glucides et d'établir quelle que soit la gravité de ce trouble, un régime caloriquement et quantitativement équilibré. elle à cependant un inconvénient majeur : celui de n'être active que par voie parentérale. D’où pour le malheureux diabétique un traitement onéreux et un véritable esclavage vis-à-vis de son médecin ou de son infirmière. Pour remédier à cet inconvénient de nombreuses recherches ont été faites, les unes tendant à découvrir des substances hypoglycémiantes actives per os, les autres tendant à ralentir l'absorption parentérale de l’Insuline ou à rendre celle-ci active par voie digestive. Dans le premier ordre d'idées, la Galégine de TANRET, la Myrtilline, la Synthaline et surtout la Synthaline B de FRANCK-NOTHMANN et WaGnEr ont donné quelques résultats. Cependant même cette dernière qui semble pourtant la plus active reste loin derrière l’Insuline. Ce succédané n’est en effet utilisable que pour les Diabètes situés à la limite du Diabète simple et du Diabète consomp-
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tif et est nettement insuffisant dès que le déficit du métabolisme glucidique devient un tant soit peu important.
Dans le second ordre d’idées, après l’échec des Insulines huileuses, le remarquable pas en avant qu'a été la découverte par HAGEDORN, JENSEN, KRARUP et WopstTrUP de l’Insuline Protamine, ne supprime pas le problème. En effet l'absorption parentérale est bien ralentie, rendant l’action insulinique beaucoup plus durable et diminuant ainsi le nombre d’injections, mais la voie parentérale avec tous ses inconvénients reste encore nécessaire.
C’est à sa substitution par la voie digestive que visent les recherches expérimentales auxquelles nous avons consacré notre thèse inaugurale, recherches qui ont été poursuivies dans le service du regretté professeur RATHERY par notre maître le docteur Maurice Déror dont nous ne saurons jamais assez souligner la bienveillance à notre égard, et par P.M. de TRa4- VERSE, chef de laboratoire à la Faculté.