‹ Recherches Expérimentales sur l'hyperthermie et les causes de la mort dans celle-ciChapitre 21 sur 42 · EXPÉRIENCE IX · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE IX

Chien dans l'étuve à 38

Etat normal (T — 3%) Hyperthermie (T — 42) | COTE. COTE AA Sang veineux is ce EE | MEDRESSS CIE CORTE Sang artériel Ce ee

Ici il y a une très faible modification dans la quantité d'oxygène du sang ; l’ac. carbonique a seul minué dans le sang artériel de l'animal en Hyperthermie.

On voit que ces chiffres, en réalité seuls exacts, sont bien loin de ceux que CI. Bernard et Urbain ont publiés. Nous pouvons donc conclure que dans l’Hyperthermie l'oxygène du sang reste à peu près stationnaire, diminue parfois, d’autres fois augmente. Il en est de même pour l’acide carbonique (1). Enfin si nous rappelons que chez les animaux en Hyperthermie la respiration d’abord extrêmement agitée et fréquente, se ralentit ensuite de plus en plus à partir de 41° en moyenne jusqu’à la mort, il est remarquable de voir que ce ralentissement ne s'accompagne nullement d’une accumulation de CO? dans le sang.

$ 4. — Troubles de la sécr. ton.

La sécrétion salivaire est augmentée au début, mais diminue puis cesse dès que la température atteint 43°. À ce moment la muqueuse buccale est rouge et sèche.

(1) Ces variations existent d’ailleurs à l’état normal.

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L'influence de l’élévation artificielle de la température sur la sécrétion urinaire et en particulier sur la production de l’urée a été étudiée par Schleich. Cet auteur, se mettant plusieurs heures par jour dans un bain chaud, a trouvé :

Le 1° jour, une augmentation de 38° 55 d’urée Le 2%,» » » 108 LEURS

LES eS » FSI

Plusieurs séries d'expériences confirment ce fait que la production exagérée d’urée n’apparaît que le 2% ou le 3° jour.

Iwachkewitz a trouvé également dans l’Hyperthermie pathologique une élimination excessive d’urée.

Les expériences que nous avons faites ne confirment pas d’une façon absolue que la quantité d’urée augmente dans l'urine chez les animaux soumis à une température extérieure élevée. Ni Obernier ni Vallin n’ont trouvé de modification des urines et n'y ont constaté la présence d’une substance anormale telle que la glycose ou l’albumine que nous n'avons, en effet, jamais trouvée nous-même.

Il est même certain que la quantité d’urée excrétée a été très diminuée dans un cas où nous avons analysé successivement l'urine divisée en 3 parts :

1° Celle de la demi-heure qui précéda l'expérience ;

2° Celle de la première demi-heure pendant laquelle le chien a été mis dans l’étuve à 37°;

3° Celle de la suite de l'expérience jusqu'à la mort.

Or, la quantité d'urine a considérablement diminué ; elle a été à peu près nulle pour les périodes dans lesquelles la température a été très élevée (42° à 45°). D'un autre côté, comme l'analyse de l’urée nous a donné dans les trois urines à peu près la même quantité (65° 50 par litre), ce fait, joint à la diminution progressive de la quantité d'urine émise pendant la phase d'Hyperthermie, doit néces-

sairement nous faire croire que, dans ce cas au moins, la quantité absolue d’urée éliminée a elle-même diminué.

Mais dans toutes nos expériences, nous avons vu l’Hyperthermie s'accompagner d’une diminution considérable de la sécrétion urinaire. L’urine n’est pas comme dans la fièvre, rouge et concentrée ; et si l’on prend soin de la recueillir complètement, on voit que, lorsque la température devient élevée, il ya anurie à peu près complète et qu’à l’autopsie la vessie est presque toujours vide et rétractée. Si l’on rapproche de ces faits l'augmentation graduelle de l'absorption de l’oxygène par la voie respiratoire, augmentation qui révèle une intensité croissante des combustions organiques, on est autorisé à penser que les produits de déchet qui en résultent, quoique plus nombreux, ne sont point éliminés suffisamment et s'accumulent dans le sang, pouvant produire ainsi des accidents d’une gravité exceptionnelle. Nous aurons à rechercher si là n'est pas une cause des dangers de l’'Hyperthermie.

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