‹ Recherches Expérimentales sur l'hyperthermie et les causes de la mort dans celle-ciChapitre 24 sur 42 · MONS · texte numérisé non relu

MONS

ces blanche et grise intactes ; un peu molles. Dans un cas, piqueté sanguin des lobes sphénoïdaux.

Fragments de cerveau durcis dans alcool iodé, puis dans solution de bichromate d'ammoniaque à 3 °/,. Coupes colorées au picro, éclaircies dans l'essence de girofle et montées dans le baume de Canada. L'examen microscopique nous a simplement montré et une fois seulement une faible injection

des substances blanche et grise par des leucocytes. Artérioles intactes. Cervelet. — Sain à l'œil nu.

Moelle et bulbe. — A l'œil nu, et dans toutes nos autopsies, nous avons trouvé une congestion parfois considérable des méninges qui entourent ces organes, particulièrement le bulbe et la moelle cervicale. Veine médiane antérieure dilatée et remplie de sang. Une fois, petit point hémorrhagique ponctiforme siégeant en avant dans la substance blanche et révélant l'intensité de la congestion capillaire. Ces lésions bulbaires n'avaient pas été notées Jusqu'ici parce qu’on avait négligé d'examiner cet organe.

La moelle et le bulbe, recueillis aussitôt après la mort chez plusieurs des animaux morts d'Hyperthermie ont été durcis comme le cerveau, par la méthode de Betz.

Dans la moelle dorsale d'un lapin mort au soleil, faible dilatation des vaisseaux médullaires.

Moelle cervicale. Coupes nombreuses. Canal épendymaire dilaté. Artérioles dilatées, vides ; gaîne lymphatique remplie en certains points de globules blancs. Veinules congestionnées ; parois semblent un peu épaissies. Capillaires normaux : noyaux des capillaires fortement colorés par le picrocarmin.

Substances blanche et grise intactes. Cellules normales ; noyau très net. Une fois, infiltration de leucocyÿtes dans les cordons latéraux (animal malade

avant l'expérience).

Bulbe. — Coupes très nombreuses. Au microscope vaisseaux volumineux, dilatés : artérioles à parois fortement colorées, paraissant même un! peu épaissies. Pas d’exsudation leucocytique dans l'espace lymphatique périvasculaire, sauf une fois. Veines radiculaires et médianes, surtout celles émanées de la V. antérieure du bulbe, sont gonflées et remplies de globules sanguins.

La surface de la préparation présente en un grand nombre de points des

capillaires dilatés et à parois plus épaisses qu'à l’état normal (Obj. VI, Oc.lIIT, Ver.). La congestion bulbaire nous a paru plus accusée dans la moitié inférieure de l'organe que dans sa partie supérieure. Les vaisseaux de la partie antérieure présentaient plus particulièrement ce phénomène de dilatation vasculaire. Dans certains cas la congestion a été très faible.

Cellules et noyaux du bulbe normaux. Les noyaux sensitifs et moteurs des nerfs mixtes n'offrent aucune altération; mais sur certaines coupes plus heureuses ces noyaux étaient entourés et traversés par des ramifications vasculaires dilatées.

Les noyaux du grand hypoglosse, surtout le noyau principal, nous ont paru les plus vascularisés.

Aucune dégénérescence des substances blanche ou grise.

Nerfs.— Acides, d’après Funke et Ranke; nous ne l'avons pas observé. Chez deux lapins morts par exposition au soleil, nous n'avons trouvé aucune altération nerveuse microscopique, des n. sciatiques, tibiaux, pneumogastrique et phréniques (recueillis et mis aussitôt après la mort dans l'acide osmique).

Même résultat négatif en ce qui concerne l’examen microscopique des nerfs (pneumogastrique, phrénique, sciatique, etc.) chez les chiens morts dans l’étuve à une température de 45°: Nous signalerons simplement que les étranglements annulaires sont plus accentués qu’à l’état normal ; les fibres nerveuses sont intactes. Ce résultat a une double importance : Harless avait prétendu que les accidents produits par la chaleur résultaient de la fusion de la myéline des fibres nerveuses ; maïs la température élevée à laquelle il soumettait les nerfs (52°, homme ; 57°5, chez les oiseaux) ne se rapproche aucunement de l'Hyperthermie même la plus forte. En outre, l'isolement et la dessication des nerfs, souvent leur mort depuis un délai plus ou moins long (homme) mettent ses expériences complètement en dehors des conditions pathologiques et les rendent par conséquent sans valeur.

L'intégrité absolue des nerfs périphériques démontre encore que lestroubles moteurs et sensitifs (paralysies, anesthésie et analgésie) si graves qu'on observe dans l’Hyperthermie, relèvent nécessairement d’une cause

centrale (cerébro-spinale).

GEHAPTERE SLT

Expériences sur les animaux.

Page 1