La caloricité perdue se recouvre par la digestion
Ce que le réchauffement ne fait pas , la digestion l’opère , 'omme nous allons le voir. Mais, quand je parle de digestion, je n’entends pas seulement l’élaboration de l’aliment dans l’estomac ; je prends ce terme dans son acception la plus étendue , dans celle de l’ensemble des transformations qu’éprouve l’aliment, dans les premières comme dans les secondes voies.
Pour résoudre la question ci-dessus, j’ai recherché si les animaux que je maintenais en pleine digestion à l’aide de la chaleur reconquéraient la faculté de se suffire à eux-mêmes sans éprouver le refroidissement des animaux inanitiés et non alimentés chez lesquels on suspend le réchauffement; j’ai obtenu à cet égard les résultats suivants :