SOMMES
MOYENNE
partielles.
collectives.
Oiseaux. 15 tourterelles ayantvécu
jours.
jours.
jour3.
' collectivement. . .
20 pigeons
2 poules
1 corneille
Mammifères. 5 cochons d’Inde
5 lapins
Nous ferons sur ce tableau les observations suivantes.
a. Le résultat général de ces 48 expériences donne pour la durée
il ‘i iv ... 374,33 -t- 89.89 ■
moyenne delà vie dans 1 mamtiation — = g Jours, 68.
b. En moyenne, les oiseaux et les mammifères ont vécu à fort peu près le même espace de temps.
c. Enfin en recourant au tableau n° 7 lui-même, l’on voit que la durée maximum de la vie a été 20 j°urs,42 (3 ie pigeon) : la durée minimum de 2 iours,oi (4e tourterelle).
La durée de la vie des animaux soumis à l’inanitiation est essentiellement modifiée par les influences suivantes :
1. L’âge des animaux. Pour apprécier cette influence reprenons l’examen du tableau n° i4, où nous avons groupé nos tourterelles selon leur âge relatif, et nous verrons :
a. Que le quotient moyen de la progression de la durée de la
vie = — (1,9-9-+- 2,1 8) = 2,o8. Ce quotient, le plus grand de ceux
que nous ayons obtenus, montre que l’âge influe sur l’augmentation de la durée relative de la vie, plus que sur aucune des autres circonstances que nous ayons étudiées dans ce tableau; et en particulier plus que sur l’augmentation relative de la perte de poids à laquelle la mort survient.
b. Ce quotient, divisé par celui de la progression de poids
initial , donne — 1, 59; c’est-à-dire que, lorsqu’on a déter-
miné pour l’âge (a) le poids initial et la durée de l’inanitiation, l’on passera à la durée de l’inanitiation pour l’âge (è), soit pour le poids initial suivant, à l’aide d’une simple proportion dont on multipliera le résultat par 1, 59 ; l’on passera de l’âge (a) à l’âge (c), en multipliant le résultat de la proportion par (1, 5g)2; et de même de l’âge (a) à l’âge (n), en multipliant le résultat de la proportion par (1, 5g) “'b
Il serait facile d’exprimer ces rapports par une formule qui les embrasserait dans leur généralité; mais je préfère ne point le faire, afin de ne pas paraître attacher aux expressions mathéma-
SUR L’INANITION
tiques plus d’importance que je ne suis disposé à leur en accorder ici. Et je désire même qu’il soit bien entendu que je ne considère les courtes formules que j’ai employées jusqu’à présent , que comme des phrases commodes, pour indiquer avec netteté les rapports que nous avons vus exister entre les différents faits que nous avons étudiés.
c. La moyenne générale de la durée de la vie obtenue ci-dessus , savoir gjours,68, ayant été déduite de la totalité de nos expériences, elle se rapporte à de jeunes animaux aussi bien qu’à des animaux adultes. Mais, d’après ce que nous venons d’établir maintenant, l’on voit qu’en se bornant à ces derniers, l’on aurait un résultat différent. Or, sans pouvoir fixer de nombre bien précis, cependant, d’après les résultats individuels du tableau n° 7, je crois que chez les animaux adultes, la durée de la vie doit être en moyenne de 1 5 à 18 jours.
2. La perte intégrale proportionnelle. En déterminant, pour les expériences de notre tableau n° 7, la durée moyenne de la vie qui correspond à des valeurs successivement croissantes de la perte proportionnelle ; ainsi à toutes les valeurs de la perte entre o , 2 et o , 3 ; entre o , 3 et o , 4 ; entre o , 4 et o , 5 ; et enfin entre o, 5 et o, 6: nous obtenons les résultats suivants :
De 0 ,2 à 0 ,3