III. DES AUTOPSIES
Nous avons vu la mort survenir lorsque le corps avait perdu environ les o,4 de son poids primitif; étudions maintenant dans ses détails, c’est-à-dire dans chaque organe en particulier, ce que jusqu’à présent nous n’avons considéré qu’en masse.
J’ai fait l’autopsie de presque tous les animaux qui ont servi aux expériences de ce Mémoire; mais je ne rapporterai pas chacun des résultats individuels que j’ai obtenus ainsi, parce que ces autopsies n’ont jamais présenté de lésions d’organisation, et, en particulier, parce qu’aucun organe n’a offert les caractères d’un état inflammatoire, ou présent, ou passé, depuis une époque récente1 Il. Et, en effet, ce n’était pas dans des lésions de cette nature que pouvait se trouver la cause de la mort.
La question que l’autopsie avait à résoudre c’était de savoir dans quelle proportion chaque organe contribuait à former la perte des o,4 du poids initial du corps à laquelle nous avons vu que la mort arrivait. Pour faire cette estimation avec autant d’exactitude que possible , le seul moyen qui s’est présenté à moi a été de comparer les autopsies d’animaux morts dans un état normal de nutrition avec celles d’animaux semblables morts d’inanition au bout d’un plus ou moins long terme. C’est le résultat de cette comparaison, faite avec un très-grand soin, dont je vais rendre compte présentement.
1 « On n’imaginerait pas , dit Redi , combien les parties intérieures se trouvent belles e t «saines dans les animaux qui sont morts de faim, etc.» ( Collect . acad. Part. éfr.t.IV, p. 499-)
Il y aurait donc beaucoup à dire sur Yhamorum acnmonia spontanea de Haller, comme résultat de l’inanitiation et comme cause de la mort. ( Physiol. lib. XIX, sect. n, S 4.)
Je n’ai observé quelque trace d'altération morbide que dans le pigeon n° 34, encore n’était, ce probablement qu’une, lésion accidentelle, étrangère aux expériences. (Voir vers la fin de ce Mémoire.)
SUR L’INANITION