‹ Recherches expérimentales sur l'inanitionChapitre 49 sur 138 · DIX-HUITIÈME EXPÉRIENCE · texte numérisé non relu

DIX-HUITIÈME EXPÉRIENCE

( Pigeons nos 1, 2 ; 3, 4; 5, 6; 7, 8; 9, 1 o; 1 1 , 1 2 ; 1 3 , 1 4; i5, 16; 17, 18; 19, 20; 21, 22.) Je me suis successivement procuré dix paires de pigeons, choisis de façon cjue les deux animaux de chaque paire fussent autant que possible de même âge et de même poids. Dans chaque paire, l’un des animaux a été asphyxié par strangulation1; l’autre a été inanitié par privation des aliments et des boissons. De cette manière , nous avons eu à comparer dix autopsies d’animaux morts dans l’état normal de la nutrition (asphyxie) , avec dix autopsies, ou même, ayant inanitié deux animaux de plus qu’on n’en avait asphyxié , avec douze autopsies d’animaux semblables morts par inanitiation.

Ces autopsies ont été faites avec un soin extrême, en combinant autant que possible la lenteur pour le détail avec la célérité contre la déperdition de poids. Elles se commençaient immédiatement après la mort, et tous les organes étaient pesés dès qu’on les détachait du corps.

1 Chez ces animaux l’asphyxie est tellement rapide qu elle ne laisse presque aucune trace de son existence, et que l’état du poumon, le plus souvent, ne permettrait pas même de la présumer. Quant à la durée de l’asphyxie, les pigeons que nous avons asphyxiés nous ont fourni les résultats suivants :

FIN

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