GRAISSE DU COEUR
ÉTAT NORMAL
1er pigeon un peu
3e idem un peu
grammes.
5e idem 0,116
7e idem 0,175
9e idem 0 ,097
11e idem.... 0,097
13° idem 0,149
15' idem 0,065
1 7e idem 0,077
1 9° idem 0,175
Somme 0 ,951
Moyenne 0,119
grammes.
2' pigeon 0 ,000
4 ° idem 0,016
6' idem 0 ,000
8° idem 0 ,000
10' idem 0,000
12' idem 0,000
14' idem 0,000
16' idem 0,000
18' idem 0,000
20' idem 0,000
21' idem 0,000
22° idem 0 ,000
Somme 0 ,016
Moyenne 0 ,001
«elles, à l’état humicle et à l’état sec, n’est que fort légère, et quelle tient à ce que, dans ce dernier cas, le rapport ne porte pas sur le même nombre d’expériences que dans le premier, comme on peut s’en assurer.
2. Une remarque de la plus haute importance, c’est que la perte intégrale proportionnelle du cœur est presque identique avec celle de l’ensemble du système musculaire. Ainsi , dans l’inanitiation, le cœur varie comme les muscles, et les muscles comme le cœur; et par conséquent le volume actuel des muscles pourra servir de critère pour juger du volume actuel du cœur.
La diminution rapide du poids du cœur par l’elfet de l’abstinence est tout à la fois l’un des faits les plus intéressants de l’histoire de l’inanition, et l’un des plus importants par les conséquences pratiques qui en résultent1. Et cette diminution est un fait constant, car il n’est aucun de nos dix couples de pigeons qui ne l’ait offerte de la manière la plus frappante, en sorte que la moyenne que nous obtenons n’est pas, comme on le voit quelquefois, un milieu entre des variations opposées qui se corrigent mutuellement, mais un milieu entre des résultats d’une uniformité remarquable.
3. J’ai fait quelques autres recherches curieuses sur ce sujet, et je vais en rendre compte.
et. J’ai pris avec beaucoup de soin la longueur du tronc depuis le bout du bec jusqu’à celui du coccyx chez six pigeons asphyxiés et huit pigeons inanitiés : j’ai rapproché de ces longueurs le poids du cœur des mêmes animaux, et j’ai obtenu les résultats suivants :
1 C’est là en effet, avec les résultats sur la perte en excès éprouvée par le sang (tableau n° 43), la véritable base de la théorie du traitement deValsalva. Il en résulte aussi la nécessité, tant d’une longue persévérance dans ce traitement, afin que le cœur et le sang ne reviennent pas trop tôt à leur' poids antérieur, que d’une extrême prudence dans son administration, qui devrait être essentiellement dirigée par des pesées du corps régulières et rapprochées.
SUR L’INANITION