‹ Recherches expérimentales sur l'inanitionChapitre 60 sur 138 · ADULTE · texte numérisé non relu

ADULTE

gram.

gram.

gram.

gram.

gram.

millim.

millim.

millim.

millim.

millim.

Ce tableau nous fait voir que le pigeon de 28 jours est adulte pour la longueur du tronc, pour le poids du corps, pour le sang, le poumon, le cœur et l’appareil urinaire. Il est à peu près adulte

SUR L’INANITION

pour le cerveau, le système musculaire et l’appareil digestif; mais il ne l’est pas encore pour la moelle épinière.

Le pigeon de 1 4 jours est adulte pour le tube digestif, pour les glandes qui en dépendent et pour les reins. Le cerveau n’a que les deux tiers de son développement; la moelle épinière, le tiers; l’appareil respiratoire et circulatoire, la moitié; les os, la moitié aussi, et les muscles, le cinquième seulement.

Sans m’arrêter davantage sur les détails de ce tableau intéressant, mais auquel des circonstances étrangères m’ont empêché de donner tout le développement que j’aurais désiré, je passe aux résultats qu’il nous fournit sur les valeurs corrélatives de la longueur du tronc et du poids du corps, et je les présenterai sous la forme suivante :

ÉTAT NORMAL

Longueur moyenne du tronc..

Poids moyen du cœur.

millim.

gram.

Pigeons dè 14 joùrs

Pigeons adultes. .

L’on voit par îà que, dans l’état normal, un cœur de âd,'17 correspond à un tronc de 262mm et à un pigeon adulte ; tandis quun cœur de 23,27 correspond à un tronc de l95mm et à un pigeon de là jours.

y. Rapprochant maintenant ce résultat du précédent (a), l’on voit que l’effet de l’inanition consiste à soutenir la circulation dans un corps de 2 62mm, avec un cœur qui, dans l’état normal, n’aurait été destiné qu’à fournir à un corps de i 9 S™31.

Cela ne s’effectue qu’en égalisant les résistances, c’est-à-dire le produit de la masse à transporter par l’espace à parcourir. Et

en effet, ^ 7’°! -y9’ 4 ).(. î q5 ) ne s’écarte pasbeaucoupde 4,88x262

(voyez tableaux 4o et 5o). L’on voit ainsi que le sang a diminué à

peu près en raison inverse de l’espace à parcourir.

J. Appliquons maintenant ces résultats au corps humain pour mieux en apprécier la valeur. Et, à cet effet, remplaçons la longueur du tronc par celle du corps , et admettons que cinq pieds cinq pouces soient la grandeur normale de l’adulte; nous verrons alors ;

Que l’effet de l’inanition consiste à soutenir la circulation avec un cœur fait pour un corps de 4 pieds dans un corps de 5 pieds 5 pouces. Or, d’après la table de Buffon, un corps de 4 pieds est celui d’un enfant de 8 ans; d’après Quetelet, c’est celui d’un enfant de îo ans. Ainsi, pour que la vie pût se continuer, il faudrait que le cœur d’un enfant de 8 à î o ans pût entretenir la circulation dans le corps d’un adulte. L’on sent que cela est impossible, et l’on conçoit que la mort survienne par simple débilité, sans qu’il soit nécessaire pour l’occasionner d’une lésion dans l’organisation.

L’œdème, que nous avons signalé parmi les symptômes de la lin de l’inanitiation , est en partie l’effet de cette langueur de la circulation. Aussi se montre-t-il en premier lieu dans les endroits les plus éloignés du cœur, c’est-à-dire aux extrémités.

Revenons maintenant à nos autopsies comparées.

Gros vaisseaux. Leur poids baisse dans le rapport de y : 5. Je ne puis cependant pas affirmer que ce rapport soit rigoureusement exact, parce que je n’ai pas jugé devoir mettre à la dissection de ces parties la même minutie que j’ai apportée aux organes du corps plus importants parleur volume, afin de prévenir autant que possible l’effet dessiccatif de l’air sur ces derniers.

Ce que je dis ici s’applique également aux articles suivants : tissus fibreux, séreux, glandes du cou, glandes surrénales, glandes circumanales et oviduct. Aussi n’en parlerai-je pas davantage.

Larynx et trachée-artère. Ils ont toujours été pesés après l’enlèvement des muscles du larynx, ce qui les réduisait à peu près

SUR L’INANITION, à leur tissu cartilagineux. Dans cet état , ils ont offert une perte de poids très-faible, leur perte intégrale proportionnelle n’étant que de 0,2 1 4-

Les deux poumons. Ils ont été pesés, soit avec la totalité du sang qu’ils contenaient au moment de la mort1, soit après les avoir privés de leur excès de sang, soit enfin après les avoir desséchés à l’étuve, étant déjà privés de cet excès de sang. C’est de ces trois manières que nous les indiquons ici. Pour les obtenir dans le second de ces états, on les incisait en tous sens, on les pressait dans un linge fin, mais assez doucement pour n’en exprimer que l’excès de sang; après quoi on les pesait. Ils ont fourni les résultats suivants :

PERTE

ÉTAT

intégrale

normal.

propor-

tionnelle.

a. Poumons à l’état humide et avec tout leur sang. . .

b. Poumons à l’état humide et privés de leur excès

de sang.

c. Poumons desséchés à l’étuve après avoir été privés

de leur excès de sang

Je ferai sur ce tableau les observations suivantes :

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