MI NU
1 lh 55'
8h 0' du matin .
Nous ferons sur ce tableau les remarques suivantes :
1 . Ces séries d’expériences ont présenté les conditions générales suivantes :
a. Le nombre total des observations a été :
Observations à midi = 1 1 7
Observations à minuit. ... =112
b. L’heure moyenne des observations a été :
Observations de midi. ... = nh 10.
Observations de minuit. . . =12 2.
c. La température moyenne de la chambre habitée par ces animaux a été :
A midi = 8°, 6.
A minuit =8,7.
Ainsi, sous le point de vue des circonstances concomitantes, les observations de midi et de minuit ont été aussi ressemblantes que possible , ce qui rend leurs résultats parfaitement comparables. Poursuivons donc nos observations.
2. Chaleur animale à midi. En prenant la somme et la moyenne de nos 1 1 7 observations de chaleur animale à midi , nous trouvons :
Somme des 117 observations
CHALEUR ANIMALE
à midi.
Moyenne
Je ferai sur ce résultat les observations suivantes : a. Refroidissement inanitial diurne. En comparant cette moyenne avec celle que nous a donnée la somme de nos observations de chaleur animale à midi dans l’alimentation normale (= 42°, 2 2 ), l’on voit qu’à l’exception du dernier jour de la vie, qui, nous le rappelons, est exclu de toutes ces observations-ci, l’abstinence n’a réellement abaissé la chaleur animale à midi que de o°,52 ; ainsi, d’une quantité moindre que l’oscillation diurne dans l’état normal.
SUR L’INANITION
Nous arrivons au même résultat en rapprochant, non plus les moyennes générales, mais les moyennes individuelles fournies par chacun des dix animaux qui ont servi à la fais dans les deux expériences, et que nous avons exprès choisis pour arriver à des résultats parfaitement comparables. L’on obtient de cette manière les résultats suivants :
CHALEUR ANIMALE A MIDI
Cu
Ph
Qh
Ph
Ph
Ph
Ph
Ch
es
CS
CS
cs
Alimentation normale.
Abstinence complète..
La somme des dix résultats de part et d’autre donne pour différence moyenne à midi, entre l’alimentation normale et l’inanitiation, o°,54, c’est-à-dire presque identiquement le même nombre que nous ont donné les sommes de toutes les observations dans les deux séries d’expériences.
b. Quoique la différence moyenne soit peu considérable , cependant 1’abaissement progressif de la chaleur par l’abstinence n’en est pas moins positif. Pour s’en assurer, il suffit de diviser chacune des douze séries en trois tiers, autant que possible d’égale durée, et de prendre la moyenne partielle des résultats compris dans les tiers de même nom. L’on obtient ainsi :
CHALEUR
ANIMALE
À MIDI
Somme.
Moyenne.
1er tiers des douze séries .-
2e tiers des douze séries ....
3e tiers des douze séries
Moyenne
La chaleur normale pendant le jour étant en moyenne — 4 2°, 2 2 -, l’on voit que l’abaissement total résultant de l’inanitiation a été :
Pouî*le ier tiers des séries. . . o°, 1 1 .
Pour le 2e tiers o ,35.
Pour le 3e tiers o ,85.
D’où l’on voit qu’à mesure que la vie se prolonge, le refroidissement inanitial diurne tend progressivement à augriienter, mais en restant pourtant toujours peu considérable.
3. Chaleur animale à minuit. En prenant la somme et la moyenne des 1 1 2 observations de chaleur animale à minuit nous avons :
Somme des 1 ] 2 observations
CHALEUB ANIMALE
à minuit.
Moyenne
Nous ferons sur ce résultat les observations suivantes : a. Refroidissement inanitial nocturne. En comparant cette moyenne à celle qui lui correspond dans l’alimentation normale ( = 4i°,48 ), nous voyons que la chaleur animale de minuit est de 3°, 06 plus basse dans l’inanitiation que dans l’alimentation normale. C’est là ce que nous appellerons le refroidissement inanitial nocturne
Pour l’heure de midi, l’on se rappelle que le refroidissement inanitial était = o°,52. Il résulte de là que le rapport de ces
deux refroidissements =
c’est-à-dire que le refroidissement
inanitial est en moyenne six fois plus fort pendant la nuit que pendant le jour.
h. Oscillation diurne inanitiale. En comparant la chaleur moyenne de minuit à celle de midi, nous aurons la valeur de l’oscillation diurne pendant l’inanitiation. La différence de ces deux valeurs
SUR L’INANITION. i 15
= 4 1 °, 7 o — 3 8°, 4 2 = 3°, 2 8 . Or, si l’on se rappelle que , dans l’alimentation normale, l’oscillation diurne = o°,74, l’on verra que l’effet de l’inanitiation consiste à augmenter de 4,5 de fois l’étendue de l’oscillation diurne normale.
c. L’oscillation diurne inanitiale , dont nous venons d’indiquer la moyenne , n’est point uniforme pendant tout le cours de l’expérience. En divisant, comme nous l’avons fait ci-dessus, chacune de nos douze séries par tiers d’égale durée , et en prenant ia moyenne des tiers de même nom, nous avons :
CHALEUR
ANIMALE
À MINUIT
Somme.
Moyenne.
1er tiers des onze séries
2e tiers des douze séries
3e tiers des douze séries
Moyenne
Rapprochant maintenant ces nombres de ceux de la chaleur à midi des mêmes animaux , nous aurons pour la valeur successive de l’oscillation diurne inanitiale , savoir :
CHALEUR ANIMALE
MIDI
MINUIT