‹ Recherches expérimentales sur la croissance et la régénération chez les planairesChapitre 22 sur 38 · RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA PREMIÈRE PARTIE

1° La durée totale de la croissance post-embryonnaire chez PI. gonocephala est, dans les conditions les plus favorables, de 5 à 6 mois. Pour des conditions externes déterminées, la vitesse relative de croissance décroit régulièrement lorsque la taille de l’animal augmente, tandis que la vwesse absolue présente un maximum pour des Planaires de taille moyenne. Dans son allure générale, la courbe de croissance est une courbe en $.

2 L'assimilalion et la désassimilalion diminuent d'intensité lorsque la taille augmente. L’assimilation diminuant plus vite que la désassimilation, la vitesse relative de croissance, qui est la résultante de ces deux phénomènes opposés, diminue constamment.

3° Lorsque la fréquence des repas diminue au-dessous d’une certaine limite, la croissance se trouve ralentie, en même temps que le poids maximum est abaissé.

4 La empérature optimum, à laquelle se produit la croissance la plus rapide, se trouve entre 10° et 15°. Le poids maximum est d'autant plus élevé que la température est plus basse.

Le poids marinmum est fonction de deux variables : la fréquence des repas et la température. I peut être atteint, dans tous les cas, soit par voie de croissance, soit par voice de décroissance, et correspond à un équilibre entre l'assimilation et la désassimilation.

5° Les différentes parties qu’on peut distinguer le long de l’axe longitudinal du corps ont chacune leur pouvoir de croissance propre, qui augmente dans le sens antéro-postérieur. | |

La capacité relative du tube digestif, la taille cellulaire, les proportions des différentes parties du corps varient avec la taille de l'organisme. Ces caractéristiques ont la mème valeur

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chez des individus réduits par le jeûne et chez des individus de même taille en voie de croissance.

6° La ponte des cocons commence à se produire lorsque les animaux atteignent le poids maximum correspondant à la température d'élevage. : ,

7° La cessation de la croissance est suivie d’une phase de sénilité, marquée par des phénomènes physiologiques (diminution de poids malgré la prise de nourriture, diminution de la ponte, dépression et désintégration, totale ou partielle, des individus) et morphologiques (modifications dans la répartition du pigment, apparition d'yeux surnuméraires). Le jeûne ne fait pas disparaitre les caractères morphologiques de la sénilité.

8° La réduction par le jeûne d'individus adultes peut produire des animaux plus petits que ceux qui éclosent des cocons. Au cours de l'inanition, à 20°, la perte de poids frais est d’'environ 2 0/0 du poids initial par jour.

9° La croissance d’un animal réduit par le jeûne est moins rapide que celle d’un animal normal et aboutit à un poids maximum plus faible.

19° Le pouvoir de croissance d’un individu produit par régénération est d'autant plus comparable à celui d'un animal normal que le fragment qui a régénéré représentait une fraction plus faible de l'individu primitif.

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