‹ Recherches expérimentales sur la croissance et la régénération chez les planairesChapitre 26 sur 38 · firmation de cette notion. D'autre part, Vax · texte numérisé non relu

firmation de cette notion. D'autre part, Vax

DEL (1921), qui a étudié les phénomènes histologiques de la régénération par morphallaxis dans des fragments postérieurs du corps de Polycelis cornuta, assez semblables à mes morceaux IIT, a observé dans cette région une dédifférenciation des organes copulateurs, et il a remarqué que la dédifférenciation progressait dans les fragments d'avant en arrière.

Du point de vue de la morphogénèse, la zone de morphallaxis n'est que la continuation de la zone de régénération proprement dite. L'apparition de cette zone de morphallaxis correspond, dans les morceaux II, à l'extension de la zone intercalaire dont il à été question précédemment, extension qui se fait chez d’autres organismes par voie de croissance proprement dite. Si l'on adjoint au régénérat proprement dit.

la zone de »0rphallaris, on peut dire que le pharynx apparait, dans les morceaux [IT comme dans les morceaux 1, à la limite des parties anciennes et des parties régénérées. Seulement, dans les morceaux 1, le pharynx est postérieur aux parties anciennes, tandis que, dans les morceaux II, il leur est antérieur.

Cette différence de situation du pharynx suivant la provenance des fragments correspond manifestement à une tendance des parties anciennes à conserver la différenciation qu’elles possédaient dans l'organisme primitif. C’est là un exemple net de l'influence directrice qu'exerce l’organisation préexistant dans le fragment sur la différenciation du nouvel individu.

IL est à remarquer que les phénomènes de #20rphallaris ont une extension beaucoup plus grande dans les morceaux postérieurs que dans les morceaux antérieurs. On peut se demander pourquoi il ne se produit pas, dans les morceaux [, une incorporation des parties anciennes dans Le régénérat postérieur, qui aurait pour résultat d’amener la différenciation du pharynx à se faire au milieu des partiés anciennes, comme dans les morceaux HIT. La régulation complète du fragment en un individu normal en serait hâtée. Or, on peut remarquer que cette régulation complète est plus rapide dans les morceaux II que dans les morceaux |: dans ces derniers, la région postpharyngièenne reste longtemps trop courte, même si les animaux sont nourris.

Ce fait peut s'expliquer si l’on admet que les phénomènes de morphallaris, dirigés par les régénérats, ne peuvent progresser que d’avant en arrière. Cnicp a déjà montré que l'influence morphogénétique d’une partie différenciée sur une partie en voie de différenciation ne s’exerçait, à partir dela tête, que dans le sens antéro-postérieur. Il en résulte que les parties anciennes ne peuvent être remaniées que pour donner des niveaux plus

-antérieurs que ceux qu'elles représentaient.

Ainsi, l'observation continue des phénomènes de différenciation dans les fragments, facilitée chez P/. gonocephala par la présence du pigment tégumentaire, montre que les phénomènes de morphallazis consistent en une #rcorporalion progressive des parties anciennes dans la zone morphogénétique, d'abord limitée au régénérat proprement dit. Cette incorporation se fait dans le sens antéro-postérieur.

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