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LOS ES MEnES ER 7,51 9,4 8,6] 10 10,2 Dates = > 7
des posées 21-11 31-111-11 | 3-11 6-11 | 7-11 | 9-I1 | 40-11 18-11 | 49-II
Lot 1, . .|l11,1| 9,611 8,3l| 10,4 6,8 || 8,2
Lot 2, . .|11,3| 9,7111,5/10,4 11,7113,4112,4) 43,8 | | 14,4 [15
À partir du 31-1-28, les animaux du lot (1) sont nourris {ous les 9 jours, ceux du lot (2) tous les 3 jours, la température de l'expérience n’élant pas modifiée. 4
Dans ces nouvelles conditions, le lot (2) continue à croître, et le poids moyen des animaux y atteint 15 milligrammes le 19-I1-28.
Dans le lot (1), au contraire, les animaux ne conservent même pas leur poids initial, et le poids moyen tombe à 8,2 milligrammes le 49-11-28. Cependant, ces animaux continuent à absorber abondamment la nourriture qui leur est offerte, et les gains relatifs réalisés à chaque repas sont même beaucoup plus élevés que ceux du lot (1) plus fréquemment nourri :
oi4 Gain relatif du 9-IT au 10-11 : 25 0/0
» du 48-II au 19-11 : 20 0/0 » du 6-I au 7-L : 45 0/0 Lot 2 » du 9-Il au 10-II : 11 0/0 » du 18-I[ au 19-IT : 5 0/0.
Ainsi, à Ja température de 200, des repas effectués seulement lous les 9 jours ne suffisent pas à maintenir des Planaires en équilibre pondéral aux environs du poids inilial de l'expérience.
Si l’on suppose maintenant que l'on fasse décroitre la fréquence des repas de façon continue, on est amené aux conclusions suivantes :
1° Jusqu'à une certaine limite, la fréquence des repas n'influe pas sur la vitesse de croissance, qui reste la vitesse maxima.
2° Au-dessous de cette fréquence limite, la croissance peut se poursuivre, mais avec une vulesse ralentie.
3° Pour des raisons de continuité, il doit exister une certaine fréquence des repas, que j'appellerai la fréquence d'équilibre, qui sera Juste suffisante pour maintenir les animaux en équilibre à leur poids initial. On verra plus loin la démonstration expérimentale de cette notion (Expérience 9).
Remarquons tout de suite que la fréquence limite et la fréquence d'équilibre ne seront définies que pour un certain poids initial et pour une température déterminée.
4° Pour une fréquence inférieure à la fréquence d'équilibre, il se produit une diminution de poids.
Cette diminution de poids se poursuit-elle indéfiniment ? L’expérience 3 n’a pas été prolongée suffisamment pour permettre de répondre à cette question. Une expérience dont le détail sera présenté plus loin (expérience 9) montre que la diminution de poids observée d’un repas à l’autre devient de plus en plus faible. Bientôt, Les poids observés avant et après Les repas successifs ne varient plus sensiblement : les oscillations de poids se localisent entre deux limites extrêmes, et l’on peut dire que l'organisme a atteint un état d'équilibre pondéral. Mais cet équilibre a lieu à un poids beaucoup plus faible que le poids maximum atteint dans le cas de repas fréquents.
Il est aisé de comprendre que des repas fournis à une fréquence insuffisante pour maintenir en équilibre des animaux d’un certain poids puissent suffire pour assurer l'équilibre à un poids plus faible : on a vu en effet (expérience 1) que des animaux de petite taille ont la faculté d'assimiler à chaque repas une quantité de nourriture plus grande, relativement à leur poids, que des animaux plus gros, tandis que leurs pertes relatives de poids, dans l'intervalle des repas, ne sont pas sensiblement plus élevées.
Il résulte de ce qui précède qu'à une température donnée, on peut, en choisissant la fréquence des repas, maintenir des Plapaires ex équilibre pondéral à un poids quelconque, inférieur à leur poids maximum. Îl sera facile pratiquement de déterminer la fréquence nécessaire : en partant de Planaires ayant à jeun le poids que l’on désire maintenir, on leur fournira un premier repas, et l’on ‘suivra la diminution de poids au cours du jeûne consécutif. Le repas suivant sera donné au moment où les animaux auront repris leur poids initial.
Voici une expérience qui démontre la possibilité de produire, par unc fréquence des repas comprise entre la fréquence d'équilibre et la fréquence limite, une croissance ralentie :
Expérience Æ&. 10 PL. gonocephala, récoltées à Voisenon le 20-111-29, sont nourries, à partir du 2-IV-29, tous les 45 jours à la température de 120. Le poids moyen, pris avant chaque repas, qui élait de 5,5 milligrammes le 2-1V, n’est que de 6,6 milligrammes le 15-V.
Dans un lot d'animaux témoins, nourris deux fois par semaine, le poids moyen, pris avant chaque repas, est passé de 5,9 le 2-1V-29 à 20,5 le 13-V.
Je n'ai pu suivre jusqu'à son terme cette croissance extrèmement ralentie; mais les données de l'expérience 9 me portent à conclure qu’elle doit aboutir à une taille maxima plus faible que la croissance normale.
En conclusion, à chaque fréquence des repas correspond un poids d'équilibre. Ce poids peut être atteint aussi bien par voie de croissance que par voie de décroissance par des animaux ayant atteint précédemment un poids plus élevé.
b) Influence de la température.
L'influence de la température sur la croissance des animaux poïkilothermes a surtout été étudiée chez les Insectes. D'une façon très générale, le développement n’est possible qu'entre certaines limites de température. Entre ces limites, une élévation de température raccourcit la durée des différentes phases du développement. Enfin, dans certains cas, la taille finale atteinte par l'organisme est influencée par la température d'élevage : elle est généralement plus faible à température élevée.
J'ai pu mettre en évidence chez les Planaires une influence de la température, d’une part sur la rapidité de la croissance pondérale et, d'autre part, sur le poids maximum des individus. Voici le résumé de quelques expériences :
Expérience 5. À partir de Planaires récoltées à Voisenon le 15-XI-27 et conservées à l’inanition depuis, 2 lots de 42 animaux identiques sont constitués, le 25-X1-27. Ils effectuent des repas régulièrement espacés de 3 jours et sont pesés avant et après chaque repas. Un {er lot (lot a) est placé à l'étuve à 200, le 2e (lot b) dans une pièce dont la température s'est mainte- + nue à 100 ou 140,
Dans le lot (a), le poids moyen est de 15,8 milligrammes le 23-XI, de 21,6 le 26-XT, après un {er repas, et de 21,3 le 14 XIT, après le 7e repas. Les animaux n'ont donc présenté aucune croissance, ayant déjà atteint leur poids maximum à la température de l'expérience.
Dans le lot (b), le poids moyen est de 15,6 milligrammes le 25-X[, de 22,1 le 26-XI et de 26 milligrammes le 14-XII, après un nombre égal de repas. La croissance s'est donc poursuivie à la température de 100.
Expérience 6. À partir de Pianaires récoltées à Voisenon le 4-[1-98, 2 lots de 30 animaux chacun sont constitués le 9-I[-28. Un ler lot (lo: a) est maintenu à l'étuve à 200. Du 1-HT 28 au 20-HT, l'étuve s’est trouvée déréglée et sa température s’est élevée à 230,
Le 2e lot (lot b) est placé dans une pièce dont la température a légèrement varié autour de 130.
Lot a (20-281)
février À mars 40 JR SES MATE NON Fig. 8. — Expérience 6.
Les animaux, qui ont sensiblement le même poids moyen dans les deux lots (11,8 et 14,4 mgr.), le 9 II, sont nourris simultanément le 40-IT, le 47-I[, puis, à partir de ce moment, régulièrement tous les 4 jours jusqu’au 28-II1-28. Le graphique de la fig. 8 représente, avec les conventions déjà adoptées dans la fig. 4, les résullats de l'expérience.
où MARCEL ABELOOS
On voit que les animaux du lot b) ont cru rapidement pen-
mai
O février mars avril
/ Fig. 9. — Expérience 7.
Janvier
décembre
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