‹ Recherches expérimentales sur la durée des actes psychiques les plus simplesChapitre 18 sur 39 · SERIE · texte numérisé non relu

SERIE

Bras

Longueur

Jambe

Longueur

Moyennes ... 4- 0"O1695 «628

Soit 36 mètres 90 par seconde.

Soit 34 mètres 720 par seconde.

C'est-à-dire une accélération pour le bras, une valeur normale pour la jambe, comparativement aux résultats fournis par les individus sains.

Dans la 2 e série :

Bras

UigMir

Jambe

Loifieir

Moyennes . .

Soit 19 mètres 26 à la seconde pour le bras, et 14 mètres 43 à la seconde pour la jambe; nous trouvons donc un ralentissement notable pour les deux membres.

Enfin dans la 3 e série :

* Bras

Longueur

Jambe

Longueur

dmOl

Moyennes . .

Les irrégularités qui se produisent sont telles que nous ne pouvons conclure à quoique ce soit de déterminé.

L'accélération de la vitesse dans le bras, pour la première série, le ralentissement général dans la deuxième, et les irrégularités de la troisième, coïncident bien avec ce que nous avons montré comme étant, pour le temps de réaction simple, l'expression des différents états physiques de nos vieillards. L'athérome augmente la vitesse, toutes choses étant égales d'ailleurs ; l'âge seul n'a qu'une influence variable, et, si le sujet présente de l'irritation de la moelle et de l'exagération des réflexes, les résultats deviennent incohérents.

Exner prétend que l'âge seul est un facteur important, et fournit à l'appui de son dire(l) deux chiffres qui expriment,

(1) Beaunis, deuxième édition, page 1363.

d'après lui, le temps de réaction simple à 76 ans : 0"9426 et 0"3050. Il ne nous semble pas qu'il y ait 1;\ matière à conclusions aussi nettes que celles que nous obtenons avec notre manière de classer les vieillards, d'autant plus que ce chiffre de 0"3050 coïncide étrangement avec celui de (T2821, temps de réaction simple à 23 ans, d'après le même auteur, et que Ton ne voit pas, dans ce cas spécial, quelle peut être l'influence de Y fige, si on ne fait pas, comme nous, intervenir le facteur que nous désignons sous le non d'état sénile.

Chez les Hémiplégiques, nous avons considéré jusqu'ici ceux qui présentaient de la sclérose descendante, et ceux chez lesquels les membres paralysés étaient restés flasques. Si nous reprenons la même distinction, nous trouvons, dans le premier cas :

COTÉ SAIN

Bras.

Jambe.

COTÉ MA LADE

Jambe.

Long.

de

bras.

Long.

de jambe.

Moyennes — 0"05647 -+• 0"03559 — 0"03649 + 0"OH40 0™6i7 0'915

La rapidité de transmission est donc plus considérable du côté malade que du côté sain, à la jambe; nous ne pouvons malheureusement pas apprécier si cette différence se maintient au bras, vu les valeurs négatives que des influences perturbatrices, modification de la sensibilité cutanée ou modification du temps psychique, ont données a\ix chiffres obtenus.

A la jambe, nous trouvons, du côté sain, une vitesse de 25 mètres 77 par seconde, du côté malade une vitesse de 81 mètres 450 par seconde, résultat qui vient absolument confirmer les modifications que nous avons vues se produire dans le temps de réaction simple, sous l'influence de la sclérose descendante.

Voyons maintenant ce que deviennent ces mêmes valeurs quand on a affaire à une hémiplégie flasque.

COTÉ MALADE

+ CT04810 -hO"0O130 + 0"07G10 — (r02020

— 0"(XM50

Jambe.

Bras.

— 0"00900 + CTO4160 + 0"04875

Long-

de bras.

Long.

de jambe.

Moyenne» + 0"02632 - 0"07811 + CT06614 -0"01405 0-591 O-910

Ici encore les résultats fournis par le bras échappent à notre interprétation, mais à la jambe, nous trouvons du côté sain une vitesse de 34 mètres 60 à la seconde, et du côté malade 43 mètres 77, soit un rapport inverse à celui que que nous notons dans la catégorie précédente, ce qui, encore une fois, vient confirmer d'une façon brillante les résultats obtenus par l'examen des temps de réaction simple.

Les affections de la moelle, dont nous avons pu réunir les observations, sont trop peu complètes pour que nous puissions interpréter dans un sens quelconque les résultats qu'elles nous fournissent.

Nous passerons donc de suite à l'étude des paralytiques généraux. Ces malades, dont trois seulement nous ont fourni des observations complètes, nous donnent les résultats suivants.

Jambe.

Long.

Bras.

Long

Moyennes . .

Ces chiffres étant absolument négatifs, il nous est impossible de tirer une conclusion.

Chez les épileptiques nous trouvons les résultats suivants :

Bras.

Long.

Jambe.

Long.

-h 0"li88

Moyennes ... H- 0"1045 0*643 + 0"0453 0*876

Soit au bras une vitesse moyenne de 6 mètres 17 par seconde, et de 19 mètres 30 à la jambe, chiffres qui n'ont rien de bien étonnant quand on se rappelle la lenteur dans la transmission sensitive, que nous avons notée lors de l'examen des sujets. On a vu même que, chez la moitié de nos malades, il nous a été impossible d'obtenir un résultat quelconque paa l'excitation tactile simple, et qu'il nous a fallu employer une aiguille pour obtenir néanmoins des chiffres torts élevés et dont l'interprétation ne rentre pas dans le cadre de ce chapitre.

Ici se terminent nos expériences chez les indvidus porteurs de lésions anatomiques plus ou moins déterminées. Dans les deux tableaux que nous allons présenter maintenant, nous interpréterons les résultats fournis par des malades dont l'appareil psychique seul est lésé.

Ainsi chez les hallucinés :

Bras.

Long.

Jambe.

Long.

— O'-oo&s

Moyenne. ... 4- 0"0040 0*647 -f 0"0421 0*858

Il est impossible d'interpréter la valeur du temps de transmission à travers les nerfs du bras, vu l'irrégularité considérable que la lésion psychique imprime aux résultats obtenus, mais à la jambe, nous arrivons à une moyenne de 20 mètres 45 j>ar seconde, qui n'est pas considérablement inférieure à celle que nous trouvons chez les moins exercés des nos sujets sains, les soldats.

De môme chez les persécutés, dont nous donnons ci-dessous les résultats, l'incohérence des chiffres obtenus au bras nous empêche d'en tenir compte, mais nous trouvons :

Bios Long. Jambe Long.

— 0"0452 0-60 + 0"Oi87 0-85

Moyennes... - 0"G357 0-606 + 0"O126 0«831

à la jambe une vitesse de 66 mètres 220, qui montre bien que si la lésion psychique empêche l'individu malade de donner au bras des résultats susceptibles d'être interprétés, en déplaçant le terrain d'investigation et en le portant sur un organe, les nerfs de la jambe par exemple, qui, moins exercé en général, soit par là même moins soumis à l'influence de la psychose, on arrive à des chiffres qui prouvent une irritation des organes sensoriels centraux.

Ni chez les Déments, ni chez les individus que nous avons groupés dans le chapitre intitulé Divers, nos recherches n'ont, pour une cause quelconqu3, mais déjà signalée ci-dessus, pu porter sur la viiesse de conduction centripète. Nos recherches sur la valeur de cette conduction et sur ses variations se trouvent donc forcément limitées aux résultats ci-dessus.

Nous terminerons en résumant, dans le tableau ci-contre, les moyennes des temps employés à la conduction centripète chez les différentes catégories de sujets dont il a été question ci-dessus.

Jambe .

Bras . .

Jambe Bras . .

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