‹ Recherches expérimentales sur la durée des actes psychiques les plus simplesChapitre 17 sur 39 · DIFFÉRENCE · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCE

entre l'excitation à la Malléole

et au Trocbanter.

Etudiants. | Soldats.

DIFFÉF

entre l'excitatio Thénar et à

Etudiants.

IENCES

n à l'Eminence

l'Acromion.

Soldats.

ô b b b MM

Moyennes

ItjeiMt ta Uifienn àt wnUo ■eneti iitoiyuéei

On voit dès l'abord que la valeur des chiffres négatifs, est très faible, et qu'on peut Tinter prêter, en considérant que la

différence d'exercice entre les deux régions examinées vient se compliquer chez les soldats d'une compression de la peau au niveau de l'épaule, et par suite d'un épaississement de l'épiderme, sans compter la différence d'intelligence des sujets.

Au contraire, la malléole et le trochanter sont deux régions très peu exercées, chez tout le moûde* à l'appréciation d'une excitation, et, par suite, dans de bien meilleures conditions pour permettre la comparaison des résultats qu'elles fournissent.

Ces chiffres nous donnent, de la malléole au trochanter pour les soldats, une vitesse de 1 mètre en 0"04, soit 25 mètres à la seconde, et pour les étudiants, de 1 mètre en 0"0177 (56 mètres 90 à la seconde), soit, en moyenne, chez les sujets sains, 1 mètre en 0''0288, ce qui donne une vitesse de transmission sensitive dans les nerfs de la jambe de 34 rnètres 72 par seconde. Entre le pouce et lacrouiion le temps moyen est, pour les étudiants, de 0"0240 pour ro 647, soit 27 mètres 02 par seconde. Nous ne nous occuperons pas du résultat négatif fourni ici par les soldats, et nous considérerons cette vitesse de 27 mètres 02 par seconde comme exprimant la moyenne de la transmission centripète dans les nerfs du bras.

Ces chiffres, qui oscillent dans les mêmes limites que ceux qui nous ont été fournis par les différentes observateurs (René: 28 m. — Marey : 30 m. — Richet:50m. — Helmholtz : 60 m. — Kohlrausch : 94 m. — Bloch : 132 m. par seconde), semblent montrer que la vitesse de conduction centripète dans la moelle est considérablement accélérée, puisque l'adjonction à l'un de nos cordons nerveux, le Sciatique, d'environ 10 centimètres de substance médullaire, amène une accélération aussi considérable de la transmission sensitive (34 m 78 par seconde à la jambe, 27 m 02 au bras). Ce résultat est assez étrange quand on songe à la grande différence qui a été notée, par les expérimentateurs, entre la rapidité de la conduction médullaire centrifuge et la vitesse du courant moteur dans les nerfs.

Prenons donc les deux chiffres que nous venons d'indiquer, 34 m. 72 par seconde pour la jambe et 27 m. 02 pour le bras, ainsi que les différences moyennes qui leur correspondent entre les temps de réaction aux différents points, comme types, et voyons quelles modifications subissent ces valeurs selon Tétat physique ou mental des sujets.

Sous l'influence de la chaleur nous trouvons, à la jambe, une différence, moyenne entre la malléole et le trochanter égale à -4- 0"0190, et au bras, entre le pouce et l'acromiôn, -f- 0"0148. Sous l'action du bruit la différence entre l'acromiôn et le pouce est de + 0"0302, la différence entre la malléo e et le trochanter de — 0"0294, ce qui revient à dire que la perturbation est telle que les irrégularités dans la durée de lacté psychique, aperception et volition, compensent, et au-delà, l'influence sur la valeur des chiffres de la longueur des cordons nerveux.

Si nous voulons suivre le même ordre que dans le chapitre précédent, nous arrivons maintenant à examiner ce que deviennent ces chiffres et leurs rapports respectifs chez les vieillards. Comme on peut se le rappeler, nous les avons partagés en trois séries ; conservons encore ici cette distinction, et relevons d'abord les chiffres fournis par les observations I à VI, comme différences, d'une part entre la malléole et le trochanter, d'autre part entre le pouce et l'acromiôn.

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