‹ Recherches expérimentales sur la pathogénie des lésions du cœur droit consécutives à certaines maladies douloureuses de l'appareil hépatique et gastro-intestinalChapitre 12 sur 30 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Coliques de plomb très-douloureuses , souffle systolique de la pointe se

propageant vers le sternum (Observation personnelle. Résumé).

Claude Laboule, 25 ans, peintre-plâtrier, entré à l’Hôtel-Dieu, le 10 décembre 1879, salle Saint-Augustin, n° 0 (service de M. le professeur Bondet).

Bonne santé habituelle. Depuis 12 ans, le malade exerce la profession de peintre-plâtrier. L’année dernière, pour lapremiôre fois, coliques de plomb durant huit jours. Depuis quatre ou cinq jours nouvelles coliques très-violentes, continues, avec paroxysmes assez fréquents.

Le pouls est petit, serre, assez régulier.

Le cœur n’est pas hypertrophié d'une manière sensible. A l’aus-

cultation on trouve un souffle au premier temps et à la pointe en dedans du mamelon.

11 décembre. — Le bruit de souffle de la pointe est très-net, le maximum est bien situé entre le mamelon et le sternum.

12 décembre. — Aujourd'hui à la base, au niveau de l’artère pulmonaire, on constate un souffle manifeste au second temps.

13 décembre. — Le souffle de la pointe a bien diminué, celui de la base persiste aussi intense.

14 décembre. — Sous l’influence de la belladone, les douleurs sont infiniment moins vives ; cependant, le double souffle existe encore.

17 décembre. — Le malade ne souffre presque plus ; le souffle de la. base a disparu, celui de la pointe est moins intense.

22 décembre. — Plus de bruit de souffle, ni à la pointe, ni à la base. Le malade quitte l’hôpital.

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