SECTION III
Quelle »»t la vole de retour du réflexe?
Nous venons de prouver que ni le pneumogastrique, ni le sympathique cervical n’amenaient à l’appareil cardio-pulmonaire l’excitation réfléchie. Comme voie de retour, il ne nous reste donc que la moelle cervicale, et c’est elle, eu effet, qui dans les excitations, devient la voie centrifuge ; car, les nerfs vagues et le sympathique cervical étant coupés sur un chien curarisé, nous voyons par ce nouveau tracé, que la tension dans l’artère pulmonaire s’élève d’une manière très-évidente.
Dans le tracé V, on peut voir que la tension T P, comme les deux premières oscillations S P, étaient très-régulières. A partir du point A on saisit le rein gauche; on le serre d’abord légèrement; la tension dans l’artère pulmonaire s’élève aussitôt, le tracé sphygmoscopique devient irrégulier, et suit à son tour une marche ascensionnelle. Au point C on fait une pression plus forte du rein, et on soutient cette près-
sion jusqu’au point A. Après une brusque ascension, les lignes T P et S P restent stationnaires, mais elles suivent bientôt une marche descendante après l’excitation.
Dans ce cas, on a eu la précaution g -g de laisser quelques instants la main dans la cavité abdominale, pour que la compression sur le système veineux fut la même après ^ et pendant l’excitation mécanique.
Or, si à ce moment on fait la °*3 section du bulbe, la tension baisse d’une manière générale, et les plus forts courants électriques, comme les excitations violentes pratiquées avec la main, n’ont jamais produit la moindre élévation. Bien plus , la tension , malgré l’excitation, a continué à baisser, comme le prouve le tracé VI, et cependant l’excitation que nous indiquons par les lettres a, b, c a été la même que dans la fig. V.
Dans les deux expériences on pressait le rein gauche dans la main en prenant les mêmes précautions.
Donc, la voie de retour du réflexe se fait évidemment par la moelle cervicale.
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