‹ Recherches expérimentales sur la pathogénie des lésions du cœur droit consécutives à certaines maladies douloureuses de l'appareil hépatique et gastro-intestinalChapitre 28 sur 30 · SECTION V · texte numérisé non relu

SECTION V

Quelle eut maintenant la voie nerveuse qui amène l’excitation de la moelle cervicale au système cardio-pulmonaire?

Nous n’avons pas fait d’expériences spéciales pour démontrer cette proposition ; mais celles que nous avons rapportées nous conduisent à l’explication de Brown-Séquard. Pour lui le point précis où s’opère le réflexe serait le pont de Varole. La moelle cervicale, quand elle est saine, transmettrait l’excitation aux vaisseaux du poumon, par l’intermédiaire des fibres nerveuses qui, de la moelle épinière se portent au premier ganglion thoracique du grand sympathique, pour concourir ensuite à la formatiou du plexus pulmonaire.

Ainsi, Brown-Séquard regarde les fibres nerveuses qui vont de la moelle cervicale au premier ganglion thoracique du grand sympathique, comme conductrices de l’influence qui produit des troubles dans la circulation des poumons. La preuve, ajoute ce savant

physiologiste, que les choses se passent ainsi, c’est que lorsqu’on a extirpé ces ganglions thoraciques supérieurs, il ne se produit ni hémorrhagie ni ecchymose dans les poumons, alors qu’on fait des excitations électriques ou mécaniques du pont de Varole.

Sans avoir répété l’expérience de M. Brown-Séquard, par exclusion nous arrivons, nous aussi, à penser que la voie centrifuge des excitations des filets du grand sympathique contenues dans la cavité abdominale, est bien la moelle cervicale d’abord, puis les filets qui se portent de la moelle épinière aux ganglions thoraciques supérieurs, et enfin, les fibres nerveuses qui, des ganglions, se rendent au plexus cardio-pulmonaire.

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