SECTION VI
Mécanisme des modifications de tension dans le système cardio-pulmonaire.
Après avoir étudié les cinq propositions ci-dessus, reste à savoir comment s’établit l’augmentation de tension dans le système cardio-pulmonaire. Deux facteurs peuvent produire ce résultat : les capillaires du poumon et le cœur. En effet, la tension pulmonaire peut être accrue : 1° par le resserrement des capillaires du poumon; 2° par l’augmentation du nombre ou de la force des systoles du cœur ; ou bien par ces causes réunies.
Que se passe-t-il dans le cas d’excitation des Organes abdominaux? Cette question est difficile, et nous
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g, s n’avons
pas pour le mo- <-î ment les matériaux nécespour la résoudre.
En prenant simultanément un tracé sphygmographique de la pression carotidienne et de l’artère pulmonaire, on s’aperçoit, figure IX ci-contre, que la pression s’élève considérablement sur les trois tracés pendant les excitations viscérales. Si on consulte le tracé T A on s’assure que les battements du cœur n’augmentent pas en nombre, mais ils deviennent * plus énergiques (figure IX 1 1 et fig. IV).
rZ% Par conséquent, une amplitude plus, grande des
|.| pulsations, coïncidant ajl vec une augmentation de *1 la tension moyenne dans les deux systèmes artériels , démontre que le
s cœur est modifié par les
excitations et qu'il prend une part à la modification de la pression dans l’artère pulmonaire. Cette
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cause se combine-t-elle au resserrement des capillaires du poumon ? Le fait est possible, mais nous ne saurions l’affirmer quant à présent.
Pour savoir, en effet, si le réseau pulmonaire intervient dans la production du phénomène, il eût fallu prendre des tracés de la vitesse du cours du sang dans l’artère pulmonaire. Mais, ces tracés qui n’ont été pris que dans de très-rares circonstances, nécessitent, pour être enregistrés , des appareils spéciaux que nous n’avions pas sous la main, malgré les ressources nombreuses que présente, sous ce rapport, le laboratoire de M. le professeur Chauveau. Pressé, en outre, parle temps, nous avons dû nous borner, à notre grand regret, à poser les termes ultimes de la question sans en tirer une solution définitive.
Nous espérons néanmoins, que nos résultats, quelque incomplets qu’ils soient, marqueront un progrès dans l’histoire pathogénique des cardiophathies.