IX. — Expérience sur un chien vivant
L'on prend un chien de petite taille et, après avoir mis l’urèthre à nu, l’on fait une double ligature très serrée empèchant absolument l'urine de s’écouler au dehors; après avoir suturé la plaie, on laisse le chien en liberté. Le lendemain matin, à 11 heures, c’est-à-dire 18 heures après, on endort le chien. Il est alors facile de constater que la vessie très distendue occupe une grande partie de Pabdomen, son pôle supérieur affleurant à l'ombilic. On expose la vessie et avec un trocart capillaire on la vide. La vessie vidée, on retire le trocart en ayant soin de boucher l’extrémité libre avec le doigt. L'on constate qu'il ne s'écoule aucune goutte de liquide. On relie alors les parois abdominales et on sort la vessie, le chien est maintenu anesthésié par des injections de morphine. Trois heures après, la vessie atteint le volume d’un œuf de pigeon et ne laisse suinter par la plaie du trocart aucune goutte de
liquide.