‹ Recherches Expérimentales sur la Ponction de la VessieChapitre 13 sur 24 · X. — Expérience sur un chien de petite taille · texte numérisé non relu

X. — Expérience sur un chien de petite taille

Injections de morphine, le chien est endormi, double ligature de l’urèthre.

Le lendemain, à 4 heures du soir, anesthésie au chloroforme el ouverture de la cavité abdominale. La vessie est très dilatée, elle remonte à deux travers de doigt au-dessus de l’ombilic, les parois vésicales paraissent minces, transparentes. Ponction avec un trocart capillaire. On retire subitement le trocart avant que l'urine ait eu le temps de s’écouler par le trocart, elle sort en jet d'environ 35 centimètres, ce jet ne tarde pas à se ralentir et à diminuer, la plaie vésicale semble vouloir se fermer, car même en pressant sur la vessie, le jet a un calibre environ la moitié moindre que le premier. Revenue à l’état de distension, la vessie cesse de laisser écouler l'urine.

Le globe vésical est laissé exposé ; à 6 heures du soir, la vessie commence à se distendre sans pour cela permettre le

ro ee moindre suintement; à 7 heures, 8 heures, 9 heures, aucun suintement, des lavements d’eau sont donnés pour activer la sécrétion rénale pendant que des piqüres répétées de morphine tiennent le chien en état d'anesthésie.

Le lendemain matin, à 7 heures, nouveau lavement, la vessie dépasse l’ombilic, et l’urine ne s'écoule ni ne suinte. À midi, même état ; à 2 heures, le chien succombe, sa vessie est toujours remplie et {toujours ne suinte pas.

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