XI. — ÆExpérience sur un chien de taille moyenne
À 2 heures du soir, double ligature très serrée. Le lendemain, à 3 heures du soir, on constate une vessie excessivement distendue. Anesthésie, exposition de la vessie, parois minces, transparentes. On la vide au moyen d’un trocart capillaire. On maintient béante l'ouverture abdominale par des fils attachés à la table. On maintient l’anesthésie par des piqûres de morphine et l’on verse de l’eau dans l'œsophage du chien, on lui donne des lavements.
À 9 heures du soir, la vessie à acquis un tiers de son volume primitif; à 10 heures, l'augmentation est peu sensible, aucun suintement.
Le lendemain matin, à 7 heures, nouvelles piqûres de morphine, aucun suintement ; à 8 heures, 9 heures, 10 heures, 11 heures, pas de suintement, distension complète égalant en volume la distension primitive ; à midi, le chien succombe, aucun suimtement.
XIL — Expérience sur un chien griffon de petite taille
Le soir, à 5 heures, ligature de l’urèthre ; le lendemain | soir, à 5 heures, exposition de la vessie ; le même manuel
le DÉUER
opératoire que dans les expériences précédentes est suivi, aucun suintement n’est constaté ; le lendemain, le chien succombe sans que la vessie ait laissé suinter le liquide.
XII, — £xpérience sur un chien griffon de petite taille
Le soir, à 5 heures, l’urèthre est exposé, une sonde en gomme y est introduite et pénètre dans la vessie. On vide la vessie et, tout de suite après, l’on y pousse une injection de liquide aseptique. On empêche alors le liquide de refluer au dehors en plaçant sur la sonde une pince à forcipressure el sur l’urèthre une ligature avec un gros fil. Au bout d'un quart heure, on vide la vessie et on recommence à pousser une nouvelle injection; ce modus faciendi est renouvelé six fois ; à 8 heures du soir, on reprend l’expérience et à nouveau lon surdistend la vessie à plusieurs reprises ; on constate que les dernières injections poussées sont supérieures de 20 grammes aux injections primitives. Il est bien entendu que pour vider la vessie il suffit de retirer la ligature de l’urèthre et, les pinces posées sur la sonde, on laisse alors la vessie vide et le lendemain matin on la trouve, naturellement l’urèthre étant lié comme dans les expériences précédentes, remplie de liquide urinaire, la ponction vésicale est alors faite, la vessie vidée-revient mal sur elle-même, elle est vidée, plissée, on : constate alors que cette vessie se redistend difficilement, un suintement léger, mais cependant perceptible à la vue, se fait au niveau de la plaie laissée par le trocart'; si l’on essuie la vessie au point où ce suintement se fait, on ne tarde pas à voir que la partie essuyée redevient humide. Cet état de chose dure pendant 3 heures, le suintement étant toujours apparent el empêchant la vessie de se remplir.
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