CHAPITRE IV CONCLUSIONS DE NOS EXPÉRIENCES
Telles sont les 20 expériences que nous avons pu faire.
Nous avons pensé qu'il n’était pas utile de les maltiplier outre mesure, les conclusions que nous pouvons en tirer semblent faciles à déduire, les résultats étant très nets.
Les 4 premières, faites sur des cadavres humains, permettentd’affirmer que chez le mort la vessie laisse béant le trou fait par le trocart, permettant ainsi la filtration et l'écoulement de l'urine. Il en est de même chez le chien mort.
Les expériences N° 6, T, 8, nous laissent voir que chez le chien, immédiatement après la mort, la vessie ne laisse suinter le liquide qu'elle contient, par le trou que laisse le trocart, que lorsqu'elle est fortement distendue ou pressée de dehors en dedans par une force quelconque. |
À l’état de moyenne distension, l'urine ne s'écoule pas.
Nous arrivons maintenant aux expériences plus intéressantes, faites sur les vessies saines. (Ex. N*9,10,11, 12).
Elles nous permettent d'assurer que.dans ce cas le passage du liquide n'a pas lieu et que le globe vésical peut atteindre son volume dedistension première, sans qu'aucun suintement se manifeste.
La vessie fatiguée, ainsi que le prouvent les expériences N° 13, 14, 15, laisse suinter l'urine d’une façon très nette.
St ti Ce suitement se produit avant même que la vessie ait atteint son développement primiif, Enfin, la vessie infectée (Ex. N° 16, 17, 18, 19, 20) permet à l’urine de s’écouler, et cela d'autant mieux que la vessie est plus enflammée.