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qui se sont occupés de la ponction hypogastique eten particulier Poncet, de Lyon (1), font ressortir les dangers que peul présenter ce mode d'intervention.
Mais personne ne fait jouer au muscle vésical un rôle quelconque dans la genèse des accidents consécutifs à la ponction. |
On lui a reproché de faire naître des accidents variés, mais qui tous ont pour point de départ l'infection. C’est d’abord la péritonite par blessure du cul-de-sac péritonéal.
Rollet, de Lyon (2), cite, il est vrai, un cas où la ponction imtéressa le péritoine et nécessita secondairement une intervention plus active. Dans ce cas, l’adhérence du péritoine à la symphyse était manifeste. |
M. Romary (3), dans sa thèse de Lyon, 189%, cite des cas nombreux où le péritoine était en conctact avec la symphyse, même lorsque les vessies étaient distendues jusqu’au double de leur capacité physiologique moyenne. Il à réuni jusqu'à quatorze cas d’adhérence du péritoine à la symphyse.
Notre Maître M. le professeur Tédenat, au cours de quelques tailles sus-pubiennes, à noté la présence du cul-de-sac péritonéal en arrière de la symphyse pubienne.
De pareils faits existent donc incontestablement, mais ils . Sontexceptionnels et leur existence ne saurait constituer contre la ponction vésicale un argument sérieux, d'autant plus que le cul-de-sac péritonéal peut être impunément blessé si l'opération est faite aseptiquement.
La production d'un hématome sous-péritonéal volumineux qui vint compliquer une ponction hypogastrique faite par
(1) Poncel. Mercredi Médical, 1891, 4 novembre. (2) Rollet. Lyon Médical, 1894.
(3) Romary. Thèse de Lyon, 1895.
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Jeannel, de Toulouse (1), estégalement un accidentexceptionnel et qui ne saurait plaider contre l'emploi de la ponction hypogastrique de la vessie.
Un accident bien plus fréquemment observé, c’est l’infiltration d'urine dans la cavité de Retzius.
Si l'urine infiltrée est aseptique, le danger est minime, car «les expériences de M. Tuffier (2), relatées à la Société de Biologie de 1890, ont montré que l’urine normale, privée de germes, quelle que soit sa réaction chimique, qu’elle renferme ou non du carbonate ou du sulfhydrate d'ammoniaque, est incapable de produire les accidents que l’on attribue généralement à son épanchement dans les tissus». Mais il en est tout autrement si l’urine infiltrée est septique.
C’est alors un véritable phlegmon qui prend naissance plus ou moins rapidement et nécessite une intervention hâtive.
. La cause de ce phlegmon de la cavité de Retzius est, en effet, le plus souvent, en pareille circonstance, infiltration, d’une plus ou moins grande quantité d'urine dans le tissu cellulaire de cette cavité.
IL est hors de doute également qu'un pareil accident peut se développer à la suite d’une ponction hypogastrique du fait de l'emploi d’un trocart septique ou d’une préparation insuffisamment antiseptique de la paroi abdominale antérieure; il est facile de se mettre à l’abri de ces deux defnières causes.
Mais il n’en est pas de même de la première.
Une question se pose donc à nous actuellement, d'importance capitale :
«Comment se fait l'infection de la cavité de Retzius par l'urine vésicale septique? En d’autres termes, en vertu de quel
(4) Jeannel. Toulouse.
(2) G. de Rouville. Gazette des hôpitaux, 1893.
mécanisme cette urine sort-elle de la vessie pour tomber dans la cavité prévésicale ?».
C'est, en définitive, le nœud de la question que nous avons essayé de résoudre par notre étude expérimentale.
L’urine peut sortir de la vessie après ponction, par un premier mécanisme admis de tous. Au moment où l’on retire Île trocart, quelques gouttes d'urine suivent sa sortie el ensemencent le tissu cellulaire périvesical. Mais rien n’est plus facile que de se mettre à l'abri de cette éventualité. Il suffit d’obturer avec le doigt l'extrémité extérieure du trocart, ou bien, si l’on a fait la ponction avec l’appareil aspirateur de Dieulafoy, il suffira de laisser rentrer l'air dans l'appareil avant de retirer le trocart ; ou encore, ainsi que le conseille M. Tuffier, d’injecter une solution antiseptique dans la vessie.
Mais est-ce là le seul mode de filtration ? Est1l, oui ou non, possible d'incriminer ‘la persistance du trajet intra-pariétal creusé dans la vessie par le trocart ? oui ou non, ce trajet persiste-t-1l après le trocart ? dans quelles limites faut-il craindre ce dernier mode d'infiltration ?
Il est évident que si le trajet intrapariétal persiste, l’urine s'écoulera à travers ce trajet lors de la première distension vésicale qui succédera à la ponction.
La question est donc celle-ci :
Le trajet persiste-t-11 toujours ? si non, dans quels cas persiste-t-11? Quel est le rôle que joue, à ce point de vue, l’état de la paroi vésicale ? (paroi saine, paroi vésicale forcée, paroi infectée).
C'est à éclaircir ces points particuliers que nous nous som-
mes attaché, et c'est dans ce but que nous avons entrepris nos expériences.