‹ Recherches expérimentales sur la production de l'ulcus et de la perforation gastrique par des doses massives d'histamine chez l'animal protégé par les antihistaminiques de synthèseChapitre 19 sur 31 · AE PRE · texte numérisé non relu

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est bordée par un prolongement de la musculaire muqueuse qui en suit les contours et qui est elle-même revêtue par la muqueuse. Ces crêtes représentent les sections des replis que nous avons signalés à l’étude macroscopique. Ceci explique les variations de leur abondance suivant la région considérée : au niveau de la petite courbure elles sont nombreuses et rapprochées, au niveau de la grosse tubérosité elles descendent jusqu’au milieu des faces; dans la région médio-gastrique on les rencontre sur toute la périphérie de la paroi gastrique ; enfin, au niveau de l’antre, elles n'existent prati-

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Aspect festonné de la muqueuse de la région de l’antre pré-pylorique

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quement que sur la petite courbure, débordant à peine sur les faces.

Dans la région de l’antre on constate sur les faces une autre modification de l’aspect d'ensemble : le caractère festonné de la muqueuse (fig. 3). Ce caractère est dû uniquement à des différences groupées et localisées dans la longueur des tubes et la musculaire muqueuse demeure régulièrement circulaire.

Ces variations d'ensemble étant exposées, nous pouvons aborder maintenant l'étude du détail de la paroi et nous décrirons successivement la muqueuse et ies couches sous-jacentes. |

La muqueuse est tout entière recouverte par un épithélium de surface dont l’invagination détermine des tubes glandulaires. Si les ceilules qui constituent l’épithélium de surface sont toutes comparables les unes aux autres, il n’en est pas de même de celles qui bordent la iumière des tubes. Nous étudierons donc d’abord l’épithélium de surface, puis nous envisagerons ensuite iso-: lément les trois sortes de cellules, dont le groupement, le long de la lumière des tubes, constitue la muqueuse. Nous verrons enfin, pour terminer, comment ce groupement donne à l’ensemble du tube une morphologie particulière qui dépend essentiellement de la région envisagée : grosse tubérosité, région médio-gastrique, région de l’antre pré-pylorique.

Les cellules qui constituent cet épithélium de surface sont hautes et cylindriques. Leur pôle apical est quelquefois légèrement renflé. Leur protoplasme est faiblement basophile, non homogène, finement granité, peu ou pas vacuolaire, sauf peut-être au niveau de la région pylorique. Leur noyau est de forte dimension, arrondi ou globuleux, quelquefois légèrement allongé. Il occupe le centre ou l’un des pôles de la cellule. Il est souvent entouré, au niveau de la région pré-pylorique, par une

zone protoplasmique assez claire. Il possède un ou plusieurs nucléoles. Son réseau chromatinien est irrégulièrement distribué en grains ou en une trame fine. Il se condense toujours à la périphérie, dessinant ainsi nettement le contour du noyau. Ces cellules desquament facilement dans la lumière gastrique isolément ou en petits lambeaux. Dans leur ensemble ellés ne sont pas mucicarminophiles. Cependent, au niveau de la région médio-gastrique, et au niveau de l’antre, quelques-unes, sans topographie systématique, sont faiblement colorées en rose pâle. L’épithélium de surface est recouvert superficiellement d’un enduit muci-carminophile et contenant quelques celiules desquamées.

Cet épithélium de surface que nous venons de décrire, s’invagine au niveau des tubes giandulaires et constitue la première partie de ceux-ci. L'étude d’ensemble de ces tubes permet d'isoler trois catégories différentes de cellules ::

— Une première variété est comparable aux cellules principales de l’estômac humain. Eiles sont cubiques ou cylindro-cubiques, à limites imprécises, à protoplasme peu éosinophile, quelquefois même légèrement basophile, finement granité. Leur noyau est globuleux et de forte dimension. I renferme un ou deux nucléoles. Sa chromatine est dense, pulvérulente ou en réseau.

— Une deuxième variété est constituée par des cellules. dont les caractères principaux sont analogues à ceux des cellules bordantes de l'estomac humain. Elles sont larges, à contours polyédriques et nettement définis. Leur protoplasme est éosinophile, très finement granuleux. Les grains protoplasmiques, franchement éosinophiles sont irrégulièrement répartis à l’intérieur du protoplasme ce qui donne à ce dernier un aspect hétérogène. Le protoplasme de la plupart de ces cellules présente des zones de condensation granuleuse et des zones claires où il prend un aspect filamenteux. Assez souvent,

ces zones de condensation sont périnucléaires. Quelques cellules cependant font exception à cette constatation générale et leur protoplasme est uniformément homogène. Cette homogénéité est due à l’égale répartition de toutes les granulations. Quant au noyau, il est arrondi, globuleux, le plus souvent central et occupe le quart environ de la surface protoplasmique. Son réseau chromatinien est irrégulièrement distribué : il présente une couronne périphérique avec quelques dentelures qui se dirigent vers le centre, amorçant ainsi une disposition en rayons de roue très incomplète. Au centre du noyau, la disposition de la chromatine est finement pulvérulente.

— Enfin, une troisième variété de cellules correspond aux cellules mucipares de l'estomac humain. Elles sont grossièrement triangulaires. Leur protoplasme est clair, d'aspect spumeux, bourré de vacuoles et franchement muci-carminophile. Leur noyau est basal et allongé parallèlement à la base de la cellule. Il est très chromophile, dense et le réseau” chromatinien n’y est pas reconnaissable. Ces cellules sont tantôt nettement délémorphes, tantôt absolument adélémorphes et dans ce cas, seul, leur noyau permet de les dénombrer.

Ces trois variétés de cellules se groupent en une assise qui repose sur une très mince vitrée conjonctive bien mise en évidence par la coloration trichrome. Ainsi se trouvent constitués les tubes glandulaires. La morphologie de ces tubes, déterminée par la proportion et le nombre de ces différentes cellules, permet de distinguer histologiquement trois régions à l'estomac : la grosse tubérosité, la région médio-gastrique, l’antre prépylorique.

Dans la région de la grosse tubérosité, les tubes glandulaires sont des tubes droits dont la hauteur va en décroissant sensiblement de la petite courbure et des parties adjacentes des faces à la grande courbure.

rate

A l’invagination épithéliale de surface, fait suite une courte portion du tube, limitée par des cellules principales, auxquelles se mêlent progressivement des cellules bordantes. La lumière du tube est encore assez bien définie, et les cellules bordantes, étant donné leur dimension, y font hernie. Mais très rapidement, la pro-. portion des cellules bordantes augmente à tel point que celles-ci constituent à elles seules la limite de la lumière giandulaire qui, dès lors, devient pratiquement virtuelle.

Enfin, le fond du tube est constitué uniquement par des cellules bordantes. Dans la région de la grosse tubérosité, la proportion de ces dernières par rapport aux cellules principales varie suivant le point de la circonférence gastrique étudié. Cette proportion est maximum sur la petite courbure où les cellules bordantes appa- raissent presque à l’entrée des tubes. Elle décroît régulièrement le long des faces, en allant vers la grande courbure où les cellules bordantes n'apparaissent plus qu’à l'union du tiers supérieur et des deux tiers inférieurs des tubes.

Il faut signaler, en outre, l'existence de part et d'autre de l’abouchement œsophagien, d’un petit groupe de tubes glandulaires dont le fond est constitué par des cellules du type muqueux. Les cellules qui leur font suite se dédifférencient progressivement en s’approchant de la surface et deviennent cubiques. L'ouverture des tubes dans la cavité gastrique est recouverte par une substance franchement mucicarminophile.

Dans la région médio-gastrique, les tubes glandulaires sont, là encore, des tubes droits et leur lumière, est limitée par les mêmes cellules principales et bordantes. Mais, là aussi, et de même facon beaucoup plus nette que dans la région de la grosse tubérosité, la proportion de ces cellules varie avec le point considéré.

C’est encore sur la petite courbure et sur les parties adjacentes des faces que la proportion des cellules bor-

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