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dessus du cardia et après section du duodénum au niveau de la première portion. Une fois retiré de la cavité abdominale, l'estomac est vidé de son contenu par aspiration au moyen d’une canule montée sur une seringue et introduite dans la cavité gastrique par l’œsophage. Il est alors, à plusieurs reprises, rincé doucement avec une solution à 10 % de formol, puis injecté une dernière fois avec cette même solution en quantité suffisante pour lui rendre le volume qu'il présentait avant l’autopsie. Il est alors immergé dans une solution de formol à 10 %.
Après fixation, trois prélèvements sont effectués au niveau des régions différentes. Ces prélèvements. sont pratiqués de facon à intéresser toute la circonférence de la paroi gastrique suivant trois plans perpendiculaires au grand axe de l’estomac. Ces plans vont de la petite à la grande courbure, le premier de facon à intéresser la région de la grosse tubérosité, le second passant par la région médio-gastrique et le troisième par la région de l’antre.
Ces prélèvements sont alors inclus dans la paraffine, coupés et étalés suivant la technique habituelle. Trois colorations différentes ont été effectuées : à l’hématéine-éosine, au trichrome de MASSON, enfin au muci-Ccarmin. |
L'étude de certaines régions a nécessité l'examen de coupes faites en série. Il en est ainsi de la région de passage de l’æœsophage à la cavité gastrique. Il en est également ainsi de certaines régions ulcérées dont le polymorphisme lésionnel nécessitait l’étude d’un grand nombre de préparations prélevées au contact les unes des autres.
D'autres viscères ont également été prélevés : vésicule biliaire, intestin grêle, gros intestin. L'aspect des modifications expérimentales de ces organes créés par les injections massives d’histamine, n’a pas paru justi-
fier pour le moment une étude détaillée. Ces lésions feront peut-être l’objet de travaux ultérieurs d'HALPCRN et Jean MARTIN. :
L'étude de cés préparations à permis d'aboutir aux résultats que nous allons maintenant exposer. Nous allons commencer cette étude histologique par
l’aspect particulier que l’on observe au niveau de l'or. fice œsophagien où existe une zone malpighienne (fig.1).
Fig. 1 Passage œsophago-gastrique *
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La paroi œsophagienne comprend de l’intérieur vers l'extérieur les couches suivuntes : un épithéliutn malpighien kératinisant, une “iusculaire muqueuse, ne couche musculaire striée circulaire, une couche musculaire striée longitudinale plus étroite, une zone de tissu ceilulo-graisseux péri-æsophagien et enfin le repli péritonéal.
Ces diverses couches sont en continuité avec leurs. homologues de la paroi gastrique, mais les jonctions se font à des niveaux différents.
La muqueuse œsophagienne descend dans la cavité gastrique où elle s’invagine en formant un bourrelet qui remonte à peine sur la face endo-gastrique de la cavité. Elle cède brusquement la place, sans transition à la muqueuse gastrique.
La musculaire muqueuse œsophagienne est en continuité absolue avec celle de la paroi gastrique.
La couche musculaire striée circulaire œsophagienne s’interrompt brusquement un peu au-dessus du cardia et fait place à la couche musculaire lisse circulaire gas- -trique qui, un peu plus bas, au niveau de l’orifice car- : diaque, se renfle en une sorte de sphincter.
La couche musculaire striée longitudinale œsophagienne s’interrompt brusquement un peu au-dessus de la précédente et devient alors, avant le sphincter lisse du cardia, la deuxième assise musculaire lisse longitudinale de la paroi gastrique.
Enfin, l’atmosphère cellulo-graisseuse et le péritoine péri-æsophagien sont en continuité avec les mêmes éléments qui constituent la sous-séreuse et la séreuse gastriques.
L'étude de cette région nous a amené à énumérer les différents éléments qui constituent la paroi gastrique, c’est-à-dire une muqueuse et sa musculaire muqueuse au dessous desquelles on note une sous-muqueuse, une couche musculaire lisse circulaire, une couche musculaire lisse longitudinale, une sous-séreuse et enfin une séreuse.
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Avant d’aborder l'étude de ces différentes assises, à laquelle nous ajouterons celle des vaisseaux et des nerfs, nous envisagerons quelques aspects particuliers qui intéressent l’ensemble de la paroi gastrique.
Celle-ci subit des modifications d'ensemble parmi lesquelles il faut citer, avant d’entrer dans les détails, les crêtes et les festons muqueux,
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Crêtes de li muqueuse
Les crêtes (fig. 2) constituent des prolongements endo-gastriques d’une partie de la paroi. Elles comportent une partie centrale conjonctivo-vasculaire émanée de la sous-muqueuse, Cette partie centrale des crêtes