‹ Recherches expérimentales sur la rage et sur son traitementChapitre 34 sur 48 · EXPÉRIENCE XVII · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE XVII

Imoculation du virus rabique à deux poules, à deux pigeons et à trois rats. Mort des trois rats avec les symptômes habituels de la rage. Aucun symptôme chez les oiseaux inoculés.

L'opération fut pratiquée le 19 juillet 1883.

Le 27 juillet. Les trois rats commencent à osciller en marchant, surtout du train postérieur. Les oiseaux n'ont rien d'insolite.

Le 28. Paralysie commence chez des trois rats. Rien d'appréciable chez les oiseaux.

Le 29. Les trois rats sont complètement paralysés. Aucun des quatre oiseaux ne présente de symptôme anormal.

Le 30. Un des rats est trouvé mort.

Le 31. Mort des deux derniers rats. Rien chez les oiseaux.

15 février 1884. Les poules et pigeons inoculés le 19 juillet 1883 vivent toujours, ils n'ont jamais présenté de phénomènes pouvant se rattacher à la rage. Sauf un pigeon, ces animaux sont utilisés pour d'autres expériences.

Nous reconnaissons que cette expérience ne prouve pas que les oiseaux qui en sontl’objet aient eu la rage ; mais étant donné ce qui va suivre, il y à cependant de grandes présomptions pour qu'ils aient eu une rage lalente.

M, ee

ExPÉRIENCE XVII.

Inoculation de la rage à une poule suivie de paralysie grave. Guérison spontanée.

16 octobre 1883. Une poule est inoculée par injection intracränienne d'une goutte d'eau distillée stérilisée, tenant en suspension de la matière cérébrale délayée provenant d'un chien mort de rage des rues. Un des pigeons, inoculé une première fois le 19 juillet précédent, est inoculé une deuxième fois avec la même substance ainsi que huit rats.

2 novembre. La poule est très nettement paralysée. À partir de ce jour jusqu'au 10 novembre, cette poule présenta les symptômes que nous avons décrits dans la note communiquéeàl Académie des sciences, le 25 février 1884, dans le passage dont elle est l'objet. Nous ny reviendrons pas,

10 novembre. Elle commence à mieux se tenir. Le mieux s'accentue les jours suivants,

Le 15. Guérison complète, qui ne s’est pas démentie depuis.

Le pigeon ne présente rien de particulier non plus qu'une autre fois après une troisième inoculation.

Les huits rats inoculés le même jour, avec le même virus, périrent dans les délais ordinaires après avoir présenté les signes caractéristiques de la rage chez le rat,

Les réflexions que nous inspira le fait précédent nous engagèrent à poursuivre les inoculations sur les poules et les pigeons, et nous fimes les deux expériences suivantes qui sont particulièrement intéressantes; elles prouvent sans réplique : 1 que le coq et le pigeon ont servi de milieu de culture au microbe de la rage,et2° qu'ils s’en sont débarrasés complétement, c’est-à-dire qu’ils ont guéri.

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