INTRODUCTION
La résistance qu'exerce l'air (ou un gaz quelconque) en repos au mouvement des corps ^ la pression qu'exerce ce gaz en mouvement sur les corps en repos qui y sont plongés^ ont élé^ tant au point de vue de l'analyse qu'à celui de l'expérience, l'objet des investigations d'un grand nombre de savants. Outre l'intérêt qu'elle offre comme problème de dynamique, celle étude a une importance considérable, quant à la détermination de la trajectoire des projectiles et quant à celle du travail fourni par les moteurs si anciennement connus sous le nom de moulins à vent. La question a été traitée ou exposée dans plusieurs ouvrages recommandables et répandus, et malgré les lacunes^ théoriques et expérimentales, qu'elle présente, il semble difficile d'y apporter quejque chose de neuf et d'utile. J'éprouverais donc presque le besoin de me justifier d'avoir osé reprendre la question, tant au point de vue de la théorie qu'à celui de l'expérience, si le point de vue tout particulier, tout spécial, où je me suis placé dans les recherches dont j'ai l'honneur de présenter les résultats à l'Académie de Belgique, ne suffisait pour séparer ce travail de ce qui a été écrit jusqu'ici sur la résistance des fluides élastiques.
Cette séparation, on le verra de suite^ sera même telle que loin de me reprocher de tomber dans les redites, on m'accusera peut-être d'avoir visé au bizarre, à Foriginal , plutôt qu'à une réalité.
Mon but a été de constater :
Si la résistance d'un gaz au mouvement des corps qui s'y meuvent, est une fonction immédiate, ou seulement une fonction médiate de la température.
Quelques explications sont nécessaires pour mieux faire saisir cet énoncé. La résistance R qu'éprouve un corps de surface S, qui se meut avec une vitesse V dans une masse A indéfinie de gaz (disons, pour préciser, d'air atmosphérique) dont la densité est D, a été exprimée jusqu'ici par une équation de la forme