R =. AS**DV
A étant désormais un coefficient qui dépend de la forme du corps en mouvement dans l'air. Comme dans les limites de pressions auxquelles ces vitesses modérées donnent lieu en amont du corps, l'air suit très sensiblement la loi de Mariotte et Gay-Lussac, cette équation devient de fait
ABS'**VM,2952 ""(i + 0,003665 00»,76
OU, plus simplement encore, pour une plaque plane et mince, qui demande A = 1
BS*'*V 1,2932 BS^'^V*
R désignant la pression barométrique et ; la température au moment de Texpérience.
D'après cette équation, supposée correcte dans sa nature, la résistance ne
sérail, comme on voil, qu'une fonclion médiate de la température, c'est-à-dire qu'elle ne varierait que par suite des variations qu'éprouve la densité par suite de celles de la température. Cela posé, et quoique convaincu moi-même que l'équation précédente exprime, du moins très approximativement, la réalité des phénomènes, j'ai voulu constater d'une façon positive, s'il ne faut pas peut-être y ajouter un nouveau terme F"" /, qui rend R immédiatemenl fonction de /; ou pour me servir du langage ordinaire, j'ai voulu constater si R ne varie pas avec /, lorsqu'on maintient la densité parfaitement constante. Ainsi que je l'ai dit plus haut, l'idée même d'une semblable recherche paraîtra de prime abord bizarre, peut-être absurde, au lecteur. Il me suffira pour en effacer ce caractère, pour en montrer, au contraire, la haute importance, de démontrer que l'existence et l'emploi de cette nouvelle fonction de température seraient une conséquence forcée de l'exactitude de Thypothèse par laquelle on prétend aujourd'hui à peu près généralement expliquer la constitution des gaz et la nature de la chaleur; de démontrer que cette hypothèse tombe, s'il est expérimentalement prouvé que R n'est qu'une fonction indirecte de la température et ne varie qu'avec la densité! En un mol, s'il est prouvé que la fonction F''''/ n existe pas. Toutefois, je me borne ici à annoncer cette liaison de la fonction F""/ avec l'hypothèse en question; j'en donnerai la démonstration seulement à la fin de ce mémoire. Expérimentateur et observateur avant toute autre chose, convaincu que nos sciences spéculatives ne peuvent aboutir à quelque chose de certain et s'égarent nécessairement, si elles n'ont pour base les faits bien démontrés et bien discutés, je crois devoir donner d'abord les résultats détaillés des expériences que j'ai entreprises, résultats qui resteront, j'espère, utiles, quand bien même je devrais m'exagérer leur importance ou même me tromper quant à leur portée philosophique. Ai-je besoin de dire que, dans le cercle même si restreint où je me suis tenu au point de vue expérimental, le problème que j'avais cru 1res simple et très facile d'abord, s'est promptement compliqué et m'a présenté des difficultés telles que je ne puis me flatter de les avoir vaincues complètement? Ai-je à ajouter aussi que, comme il arrive si souvent, outre ce que je cherchais el ce que je n'ai pas toujours trouvé, j'ai trouvé un peu ce que je ne cherchais pas?
Mes expériences se subdivisent en quatre séries, différant entre elles, soit par les instruments avec lesquels je les ai exécutées, soit par le principe sur lequel elles reposent. Je vais les décrire successivement avec les détails nécessaires et je n'en indique ici que le principe.
La résistance d'un gaz peut se déterminer de deux façons différentes, au point de vue de l'influence des températures.
4° Nous pouvons laisser le gaz soumis à une même pression et admettre (avec une approximation plus que suffisante) que la densité varie suivant la loi de Gay-Lussac, ou
fi -^ 0,005f)65 /o\ To
= An I " I = Afl •
La résistance a alors pour expression
p^AAoY^VfT ou p = AAoYfV,
selon qu'elle est ou non fonction immédiate de température. Nous verrons que, dans une hypothèse particulière sur la nature de la chaleur (celle précisément que nous aurons à discuter), celte fonction est telle, qu'il vient, pour le cas des pressions constantes
2*^ Nous pouvons, au contraire, maintenir la constance des volumes et, par suite, des densités, en faisant varier convenablement la pression pendant que la température change. La résistance alors a pour expression
p = const. ou p = ^T.
Les trois premières séries d'expériences reposent sur le premier principe. Quelque soin que j'aie apporté à leur conduite, je ne les présente pourtant que comme des approximations, quant aux résultats généraux et comme question d'exactitude absolue. La dernière série repose sur le second principe ; j'espère qu'elle méritera en tous points l'attention de mes lecteurs.
EN FONCTION DE Lk TEMPÉRATURE.