‹ Recherches Expérimentales Sur La Sélection Des Élèves De L'Enseignement SecondaireChapitre 17 sur 48 · SAN · texte numérisé non relu

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classes préparatoires au certificat d’études, étaient, en somme, satisfaisantes pour un test ne visant qu’une forme particulière de l'intelligence : en moyenne, 0,615 avec le classement établi « au jugé » par les maîtres ; 0,45 avec la somme des notes de composition ; 0,47 avec les notes de composition en calcul (1). Et nous avions tout lieu de prévoir qu’elles ne seraient pas inférieures pour des sujets d’un niveau d'instruction plus élevé.

Avec le niveau scolaire, les résultats présentaient également une correspondance satisfaisante (2).

L’homogénéité était satisfaisante : r — 0,86 + 0,017.

Quant à la constance, le coefficient n’en avait pas encore été établi d’une manière précise ; nous ne pouvons accepter comme définitif celui que nous avons pu calculer sur 17 écoliers qui avaient passé le test deux fois, à deux ans d'intervalle, car ces écoliers représentent une sélection. à rebours d’enfants ayant redoublé une classe, en sorte qu’ils ont été pris deux fois dans le « coup de filet >» de l’épreuve collective. Nous avons obtenu, avec la formule de Pearson r — 0,43 + 0,140.

Presque tous ces enfants étaient atteints d'anomalies mentales et somatiques qui, dans l'intervalle, avaient évolué tantôt dans le sens de l’aggravation des troubles, tantôt dans celui de leur atténuation, en sorte que leur classement relatif se trouvait évidemment bouleversé à un degré où ne l’aurait pas été celui d'enfants normaux et bien portants. Nous analyserons le cas de ces enfants dans le chapitre IV.

Au reste, eussions-nous établi ce coefficient avec plus de précision que nous n’aurions pu apprécier sa valeur, faute de points de comparaison ; les travaux sur la constance des tests d’intelligence sont en effet peu nombreux et les résultats qu’ils donnent ne sont guère comparables entre eux, en raison de la diversité des conditions d’expérience.

Ayant déjà les résultats de l’application de ce test dans les écoles communales et sur des apprentis, il nous restait à appliquer le test à des élèves de l’enseignement primaire supérieur et de l’enseignement secondaire.

Nous avons opéré dans deux établissements publics, une école primaire supérieure et un lycée, et dans un établissement privé d'enseignement secondaire.

Les deux premiers devaient nous apporter l'effectif suffisant

(1) K. Nassri. — « Tests d’intelligence et rendement scolaire. » Paris, Alcan, 1932, p. 210. Ces coefficients avaient été établis au moyen de la formule de Spearman.

(2) J.-M. Lay. — « Un test d'intelligence logique ». Article de « Le Tra- Va EOmAINE 2601001983) n°27

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pour un travail statistique, mais ils ne pouvaient nous offrir d'aussi bonnes conditions de travail « en profondeur ». L’établissement libre, dont les directeurs ont bien voulu nous donner les plus larges facilités de travail, nous offrait, par contre, la possibilité de voir individuellement les élèves, de Îles examiner par d’autres tests, si cela paraissait intéressant, de les observer librement, d’avoir enfin les renseignements les plus détaillés sur leur caractère et leur comportement (1).

Dans l’école primaire supérieure, nous n’avons testé que ceux des élèves qui restaient habituellement à l « étude » du soir ; on pouvait faire, à priori, quelque réserve quant à l'erreur de groupe qui pouvait résulter de ce choix ; pour lever le doute que nous avions à ce sujet, nous avons calculé la moyenne des notes des compositions des élèves allant à l’étude et de ceux qui n'y allaient pas, et nous nous sommes assurés qu’il n’y avait pas de différence, dans l’ensemble, entre les deux groupes.

Cette école, comme toutes celles de la ville de Paris, possède, outre les trois années de l’enseignement primaire supérieur proprement dit, une 4‘ année d’enseignement général, une 4° année préparatoire au concours des écoles d'Arts et Métiers, une 4° année préparatoire au concours des écoles normales, ainsi qu’une 5° année et une 6° année préparatoires au brevet supérieur (Nous n'avons pas fait état, dans cet ouvrage, des résultats donnés par les élèves de 5° et de 6° années que nous ne pouvions pas comparer à d’autres).

Nous avons, au lycée, testé toutes les classes, de la sixième à la seconde inclusivement, à l’exception de deux classes de quatrième qui ont échappé à nos expériences par suite de circonstances accidentelles.

Dans l’établissement libre, nous avons testé en outre la classe de première ; là, nous touchons à la limite supérieure d’utilisation du test qui ne classe plus bien les sujets les mieux doués.

Nous donnons ci-après le tableau des effectifs des enfants de toutes provenances dont les résultats ont été utilisés par notre recherche statistique : les groupes trop restreints pour que leurs résultats puissent faire l’objet d’un calcul de moyenne ayant quelque valeur significative n’y figurent pas.

Nous n’y avons pas fait figurer non plus les candidats aux écoles d'apprentissage d’une grande entreprise de transports dont nous ne faisons état qu’une seule fois au cours de cette étude, à titre comparatif.

(1) Voir p. 97 et suivantes.

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