‹ Recherches Expérimentales Sur La Sélection Des Élèves De L'Enseignement SecondaireChapitre 27 sur 48 · ES · texte numérisé non relu

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« cours supérieur À » Où au cours complémentaire sont déjà des sélectionnés, quoique à un moindre degré que les élèves de l’'E.P.S. : la courbe des apprentis se raccorde à 13 ans avec Ia courbe des écoliers, ce qui est normal. A ces détails près, remarquons les résultats essentiels suivants :

1° Les lycéens non boursiers de 16 ans ont même médian que les boursiers et élèves de l’'E.P.S. de 14 ans.

2° Les élèves de 14 et 15 ans des cours complémentaires n’atteignent pas les lycéens (non boursiers) de 13 ans.

3° Les lycéens, boursiers et non boursiers, se développent rapidement d’une façon à peu près parallèle : Îles élèves de l'E.P.S., par contre, restent à peu près au même niveau.

Si l’on réunit élèves de l’'E.P.S. et élèves des cours complémentaires (qui sont à peu près en nombre égal), on a, pour l’âge de 14 ans, un médian d'environ 42, légèrement supérieur à celui des lycéens non boursiers.

Mais, pour avoir une idée d'ensemble du niveau des enfants provenant de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie commerçante et artisanale, il faut ajouter les apprentis. Nous ne disposons pas, il est vrai, de statistiques régulièrement établies, relatives à ce que deviennent les écoliers après leur sortie de l’école. Mais si l’on compare le nombre des élèves de l'E.P.S. et des cours complémentaires au nombre d’enfants présentés au certificat d’études, d’après les statistiques de la direction des écoles du département de la Seine, on voit que la proportion d’écoliers qui poursuivent des études au delà de l’âge limite de la scolarité obligatoire est de 50 à 60 %. Les renseignements que nous avons puisés auprès de quelques directeurs d'école nous donnent également cette proportion d'environ la moitié.

Dans ces conditions, le médian pour l’ensemble des enfants de 14 ans provenant de ce milieu social s’établirait aux environs de 39, niveau même de nos écoliers du cours complémentaire, apprentis et sélectionnés de l’enseignement primaire supérieur s’équilibrant sensiblement. Pour l’âge de 15 ans, le niveau atteindra environ 40, c’est-à-dire sensiblement celui des lycéens de 13 ans.

Si l’on veut traduire ces résultats en « âges-mentaux », on dira qu'entre 13 et 15 ans, les enfants de la bourgeoisie cultivée ont une avance d'environ deux ans sur les enfants provenant des

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couches sociales populaires (1). À notre connaissance, cette com- 0 , . ; CFE 0 . Q paraison n'avait encore été faite que sur des enfants plus jeunes

F1G. 6 à 10. — Ogives de Galton. Les croix désignent les élèves de l’école libre.

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(10 à 12 ans) et la différence constatée partout était d'environ une année (2).

(1) La considération d’ « avance ou de « retard » n’est qu’une manière commode d’exprimer cette différence. En réalité, au delà de 12Rans mien a pas de vrais « tests d’âge », mais seulement des tests d’aptitudes plus ou moins générales ayant une certaine corrélation (d’ailleurs de plus en plus faible) avec l’âge : nombre d’adultes ne réussissent guère les tests supérieurs à ceux de 12 ans de l'échelle de Terman, et ne sont pas pour cela des « arriérés » ; il n’y a rien de pathologique dans le fait que le développement de leurs capacités intellectuelles n’a pas dépassé ce niveau.

(2) Voir bibliographie.

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