RÉSULTATS DE L'EXPÉRIENCE
l° Les résultats groupés par âges
Les résultats de ces expériences sont de valeur très inégale, suivant le point de vue auquel on se place et les conclusions que l’on peut essayer d’en tirer ; une élimination, en tous cas, s’impose : on ne saurait, sans de grosses réserves, faire état des valeurs centrales des résultats pour les âges extrêmes de chaque catégorie de sujets, non plus que de leur répartition.
En effet, les sujets les plus âgés que l’on rencontre sont des sujets à développement scolaire retardé (pour la plupart par infériorité intellectuelle) ; les plus jeunes, par contre, sont une sélection des sujets les plus avancés de leur âge.
Pratiquement, les âges dont nous pouvons faire état pour une comparaison entre les diverses catégories scolaires d’enfants se limitent à ceux de 13, 14 et 15 ans (c’est-à-dire entre 12 ans 1/2 et 15 ans 1/2). Encore, les âges de 13 ans et 15 ans ne sont-ils pas sans subir l'influence de ce fait dans leurs valeurs centrales, ce qui ne devra jamais être perdu de vue. Nous avons signalé à la fin du précédent chapitre, une correction que nous avons dû introduire pour l'établissement des ogives de Galton, en raison de l’absence de résultats pour deux classes du lycée. Nous avons appliqué la même méthode pour corriger un défaut analogue dans les résultats des écoles primaires.
Les élèves des cours complémentaires de Paris se répartissent entre les trois sections, suivant les effectifs ci-après, d’après le « mémoire sur la situation scolaire en 1930 » qui nous a été communiqué par la préfecture de la Seine :
Total Ayant passé notre test
Cours complémentaires d'enseignement général. 1.630 84 — professionnels. ........ 509 62 — COMMERCIAUX. 0 499 96
On voit que l'effectif des cours d'enseignement général est triple de celui de chacun des deux autres cours. Pour rétablir une proportion approximativement équivalente, parmi nos sujets testés, nous avons, dans l’établissement de l’ogive, doublé chaque sujet provenant d’une école avec cours complémentaire d’enseignement général.
Enfin, nous n’avons pas fait intervenir, dans les étalonnages par âges, les sujets pris dans des groupes très restreints, en raison de la précarité de l’échantillonnage qui en résulte : par exemple, les résultats provenant d’un lycée de province où seules les classes de sixième ont été soumises au test.
Les résultats apparaissent dans le tableau et le graphique ci-après (Tableau VI et Fig. 5) :
AGE —— = a 12 13 14 15 16 Boursiers ..... 43,0 41,0 45,0 49,0 EL Qi + 0,84 1,940 + 0,88* 15 EHPAS ET Er 46,0 45,5 45,25 46,25 48,5 + 1,25 + 0,80 (ie + 0,89 + 0,82 EYCéeNS rer 40,75 40,25 41,3 44,4 45,4 (non boursiers) +0,79 + 0,66 095% 0,920 + 0,80 Ecoles (ommunales. 32,8 Su 39,0 39,25 — +1,04 +1,00* + 0,85* 1:03:
Ensemble... = = 40,5 — — +0,45 | Apprentis ..... — 34 39 30 37 + 0,4 O0 = f) 54 Æ1,0 L :
N. B. — Les astérisques désignent les erreurs probables pour les groupes où à dû intervenir une des corrections signalées ci-dessus ; nous avons fait le calcul en réduisant à la moitié le nombre des sujets chaque fois que nous avions dans le groupe compté certains sujets pour deux ; en fait, lPerreur probable vraie serait plus faible que ne l’indiquent les nombres portés ici. «
TABLEAU VI. — Médians des « bonnes réponses » au lest.
Les « apprentis » dont nous avons fait figurer les résultats dans le tableau et le graphique sont des candidats aux écoles d'apprentissage d’une grande entreprise de transports, pourvus, pour la plupart, du certificat d’études primaires et n'ayant pas fait d’études au delà.
On remarquera l’anomalie générale des âges extrêmes de douze et de seize ans : les élèves de 12 ans paraissent (sauf pour
les écoles primaires où les épreuves ont été essayées à des niveaux scolaires plus bas) supérieurs à ceux de 13; par contre, les lycéens de 16 ans paraissent inférieurs à ceux de 15 (sauf pour les E.P.S. où nous avons testé des niveaux scolaires supérieurs et en partie sélectionnés pour la seconde fois). Nous avons signalé plus haut la perturbation qui se manifeste ici dans nos résultats et qui nous oblige à ne tenir compte que des âges de 13 à 15 ans. Encore le médian des élèves de l’'E.P.S. de 13 ans est-il lui-mèê- |
me contesta- AGE,S
ble : à l’époque de l’année où nous avons opéré, les élèves de 1" année avaient en 50 majorité plus
de 13 ans 1/2,
55 AÂans 13ans 14aws 15 Ars 16ans
en sorte que k NOR PTE
le chiffre que és ne nous avons k CERTES obtenu pour u = — — TS OR EE ne des enfants €, ae | | donc particu- d CNE lièrement S
bien doués.
Il y a une 35:
différence
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et 14 ans pour 30 me" ea |
les élèves des Fi. 5. — Médians des « bonnes réponses » au test.
écoles primai- trait continu ; écoliers (école primaire
res : cela tient élémentaire et cours complémentaire).
=------ trait interrompu : boursiers des lycées. es nr trait mixte : Iycéens non boursiers.
thon trait pointillé : école primaire supérieure.
àavce ‘que rles enfants mal d'ouré Sue
poursuivent en général plus d’études au delà de la limite de l'obligation scolaire légale, en sorte que ceux de plus de 13 ans qui restent au