RACINES
Mitre
Sel ammoniac. . . .
Nitre et ammon..
Phosphate d'ammoniaque
i5,io 17,34
ia,2o 14,87
ORAIlfBS.
MOTBIIIIBS
des récoltes.
gr 26,71
AZOTB
de chaque récolte.
gr 0,218
AZOTE
moyen
des récoltes.
gr 0,221
La PL /f^ représente Tensemble de ces résultats.
2. Ainsi sur ce point le doute n^est pas possible. Le nitre ne se change pas eu ammoniaque, il est absorbé à Tétat de nitre.
Reste la question de savoir si l'azote et l'oxygène sont fixés eu même temps, ou si la fixation de Tazote est accompagnée par un dégagement d'Qxygène, comme cela a lieu pour Pacide carbonique. En ce moment mes expériences ne me permettent pas de résoudre cette question. Je me borne à la poser et me réserve de la traiter dans un travail spécial.
L'idée que les végétaux sont des appareils de réduction et que toute assimilation de leur part est le produit d'une
action réductive , est une de ces généralisations anticipées qu^une étude attentive des phénomènes ne confirme presque jamais. Pour l'azote en particulier, cette opinion se trouve en opposition avec les faits les plus avérés. En effet, Tazote peut être absorbé sous trois formes différentes : à Tétat d'azote gazeux, à Tétat d'ammoniaque et à l'état de nitrate. Il est bien difficile d'admettre que la fixation de l'azote se fait dans ces trois cas de la même manière. On peut concevoir, il est vrai, la possibilité d'une action réductive lorsqu'il s'agit du nitre; mais comment la concevrait-on lorsque Fazote vient de l'ammoniaque , celle-ci n'admettant pas l'oxygène au nombre de ses constituants? Une étude attentive de toutes les conditions dans lesquelles se produit l'assimilation de Tazote, tend donc à démontrer que le même élément peut se fixer dans les végétaux avec une égale facilité par le jeu de réactions différentes, et que la nutrition végétale ne repose pas exclusivement sur des effets de réduction comme on l'avait supposé en se fondant exclusivement sur ceux qui déterminent l'assimilation du carbone aux dépens de l'acide' carbonique de l'air.
Mais je m'aperçois que je m'éloigne du sujet principal de ce Mémoire. J'y reviens donc, et pour conclure, je me résume dans les propositions suivantes :
i^. Au moyen du nitre on peut prouver, sans le secours d'aucun appareil, que les plantes absorbent et s'assimilent l'azote gazeux de l'atmosphère.
2**. Le nitre agit par son azote. Il est absorbé à l'état de nitre.
(5o) 3^. A égalité d'azote, le nitre agit plus que les sels ammoniacaux (i).
(i) Dès 1844 ) M, Ruhlmann avait constaté le môme fait, en opérant sur
une prairie naturelle :
Engrais employé Récolte Eicédant
i844. sar an hectare. obtenue. de la récolte.
kll kil kH
Terre non fuBiée " 38«o »
Terre fumée avec du sulfate d'ammon. 260 5564 '744
Nitrate de soude a5o 5.Tgo 1870
1846. Sur une autre prairie :
Terre sans engreis. ..- » 7^44 "
Terre fumée avec du sel ammoniac .. . aoo ()388 164^1
Nitrate de soude 200 9543 1 799
KvBLiiANK, Expériences chimiques et agronomiques, i847y pages 69 et 85.
Au lieu d'employer des quantités d^engrais coptenant un poids invariable d'azote y M. Knhlmann a employé un poids invariable d'engrais concenani des quantités d'azote inégales, d'où il suit que si le nitrate do soude, qui contient 1 5,74 d'asote P^^' '^^9 *8'^ autant que le sel ammoniaC) qui en contient 20,8 pour 100 (dans l'état où M. fLublmann l'a employé), n égalité d'azote le nitrate agit plus que le sel ammoniac.