II. Azote
Racmes i )5o )
9 grains 0,17 o«%oo3
Azote de la semence . . o^^oiô Azote tiré de Pair o***,oio
(75) On trouvera à la PL III, la photographie de ces deux
cultures.
Je passe à rexpérience sur le tabac :
On prépare les pots exactement comme pour le blé. On met dans chaque pot 600 grammes de brique en fragments, 1000 grammes de sable mouillé avec i25 grammes d«au distillée, et en y ajoutant les matières salines suivantes :
Chaux caustique 3 ,00
Magnésie o ,96
Chlorure de sodium 0,20
Phosphate de chaux 0,80
Oxyde de fer o,4o
Sulfate de chaux o , 5o
Dans Teau de la cuvette :
Bicarbonate de potasse. ... 2,00
Le mois de juin est Tépoque la plus favorable. Il faut donc faire les semis au mois de mars. Pour ces semis, la terre de jardin vaut mieux que le terreau. J'ai Tbabitude de faire cinq ou six semis à dix jours d'intervalle; de cette manière on est sur d'avoir des plantes au point con-^ venable* lorsque le moment de commencer l'expérience est venu. Il va sans dire qu'on doit garder les semis dans une serre.
Lorsque les tabacs ont acquis le poids de 5 à 6 grammes ( à l'état vert ), le moment de les transplanter est venu . Deux jours d'avance, on cesse de les arroser, et pendant la soirée du second jotir, on les enlève du sol sur une motte de terre, dont on détache la plus grande partie à la main , pour enlever les dernières parcelles de terre \ on trempe la racine
( 76) 'dans une dissolution faite avec :
Nitre i«^,oo
Eau distillée ioo^'',oo
Ou prend; le poids de la plante en cet état, et on la repique iuimédiatement dans le pot, préparé comme il a été dit. A cet effet, on fait un trou au milieu du sable avec une fourchette, on étale les racines le plus possible, puis on les recouvre avec du sable qu'on tasse modérément, et on arrose le pied de la plante avec 4o grammes d'eau distillée.
Lorsqu'on a préparé ainsi huit à dix pots, on les porte dans un lieu abrité, on recouvre chaque pot avec un manchon de verre, et on étend sur les manchons des serviettes trempées dans Teau. La première nuit se passe très-bien. Le lendemain les plantes sont aussi fraîches, aussi vivaces que la veille. On les tient ainsi pendant trois ou quatre jours à l'abri du soleil, et toujours recouvertes par des linges mouillés. L'action du soleil leur serait funeste. S'il arrive, malgré toutes ces précautions, que quelques feuilles s'infléchissent, on les relève au moyen d'un fétu de paille qu'on enfonce dans le sable, afin que le pétiole ne se fatigue pas. Presque toujours les feuilles > en partie fanées, reprennent et se raniment comme le reste de la plante. Dans la soirée du quatrième jour, on choisit les pots qui ont le meilleur aspect, et on les introduit dans la cage qui leur est destinée.
-On met l'aspirateur en marche. L'expérience est commencée.
Les premiers JQurs exigent beaucoup de surveillance. 11 faut écarter l'action du soleil non-seulement au moy«n de rideaux tendus au-dessus des appareils, mais encore au
moyen de lîhgcs qu'on entretient mouilles, et par lesquels , on prévient les mauvais effets d'une trop grande élévation de température 5 même lorsque l'expérience est en train de- . puis un mois ou deux^ il faut avoir recours à ce moyen pen^ dant les chaudes journées d'été.
En procédant comme je viens de le dire , on ne manque pas une expérience sur dix. Depuis l'année dernière, sur vingt-trois que j'ai exécutées une seule a manqué.
Au lieu d'attendre quatre jours avant d'introduire le» plantes dans l'appareil, on peut les introduire immédiatement après le repiquage^ mais on se. prive alors dubépé^fice de choisir celles qui ont le mieux repris : dans ce cas il faut s'astreindre à couvrir pendant plusieurs jours les cages vitrées avec des rideaux mouillés.
L'emploi d'une dissolution nîtrée pour laver les racines offre de grands avantages et n'a aucun inconvénient. ; Pour savoir combien les racines de chaque plante ont pré- . levé d'azote, j'ai l'habitude de placer loo grammes de la dissolution dans autant de verres séparés que je dois repiquer de plantes. Après le repiquage, chaque dissolution est jetée sur un filtre, le résidu terreux lavé à l'eau distillée, et le nitre de la dissolution dosé au moyen de l'hydrogène sulfuré et de la chaux sodée. La moyenne de huit déterminations s^est élevée à 0^^,001 5 d^azote par plante. L'expérience réussit encore en repiquant les plantes sans laver les racines. Alors on se borne à détacher le sable qui y -eat adhérent avec un pinceau de blaireau.
En opérant sur des tabacs dont les racines n'avaient pas été lavées, j'ai obtenu, en iSSS? les résultats suivants ;