SH
Jh- AzO' + 2CaO = AzH^-hSO'CaO -h SCa-i-H'~'.
Dans cette supposition, 2 équivalents d'hydrogène î) Tétat naissant, fournis par l'hydrogène sulfuré, en se combinant avec I équivalent d^ azote auraient formé le groupe Az H*,
et c'est par une action consécutive que celui-ci,, en se coni-
binant avec un troisième équivalent d'hydrogène à l'état ordinaire, aurait formé de l'ammoniaque. Si les choses se passaient ainsi , la chimie moléculaire y aurait gagné un fait intéressant. Alors, en effet, ou aurait eu l'exemple de deux corps simples (l'hydrogène et l'azote), qui ne peuvent, dans les conditions où l'expérience précédente s'accomplit, se combiner qu^à la condition expresse d'être tous les deux à l'état naissant , tandis que le groupe Az H^ pourrait , se combiner avec un troisième équivalent d'hydrogène pour former de l'ammoniaque, sans exiger que ce troisième équivalent d'hydrogène fût lui-même à l'état naissant. Ceci reviendrait à dire , d'une manière plus générale,
( -^9) que riiydrogène etTazoïe pourraient former une. première
combinaison (Az H*) dont l'affinité pour Tun de ses constituants (H) serait supérieure à celle de son propre radical(Az) pour le même gaz (H).
Afin de m' éclairer sur ce point, j'ai repris Texpérience en remplaçant le courant d'hydrogène par un courant d'azote. Dans ces nouvelles conditions, la réaction a conservé toute sa netteté. Tout le bioxyde d'azote s'est converti, en. ammoniaque, et par là j'ai acquis la certitude que l'équation suivante exprimait la réaction :
3 BS 4- AzO* -H 9, CaO = AzH=» -h SO^Ca O -f- S'Ca
ou.
SCa + wS, '
et que l'autre interprétation était mal fondée*. C'est aux doutes que ma première manière devoir avait Tait naître dans l'esprit de M. Chevreul et à l'insistance bieaveillante de cet illustre savant, que je dois d'avoir rectifié mon opinion à cet égard.
L'air est-il un mélange ou une combinaison ?
La composition à peu près constante de l'air a fait croire pendant longtemps à quelques chimistes que l'air était une véritable combinaison. Aujourd'hui cette opinion esta peu près abandonnée. Elle est, en effet, en opposition avec la loi en vertu de laquelle les volumes des gaz qui se combinent sont toujours dans un rapport simple. Or, entre l'oxygène et l'azote de l'air, on ne retrouve pas cette simplicité de rapports, puisque l'un y entre pour | et l'autre pour 7 de son volume.
( 3o) tJn autre argument en faveur de Topinion que Tair est Un simple mélange , nous est fourni par la composition de Tair qui est dissous dans Teau. Cet air présente, en effet, la composition théorique que lui assignent les coefficients do solubilité de l'oxygène et de l'azote.
• A toutes ces raisons , on pourra désormais ajouter une preuve plus directe. Le proioxyde d'azote, le bioxyde d'azote, mêlés à de Thydrogène sulfuré, se changent en ammoniaque, lorsqu'on les fait réagir sur la chaux sodée ^ n'est-il pas évident que si Tair était une combinaison, un mélange d'air et d'hydrogène sulfuré , traité de la même manière^ devrait produire aussi de Tammoniaque? J'en ai fait bien souvent Texpérience. Elle m'a toujours donné des résultats négatifs. J'avoue que dans tomes ce& tentatives je me pré*occupais bien moins de la composition de l'air que de trou*ver un moyen nouveau pour produire l'ammoniaque au moyen de l'azote atmosphérfque.
Ainsi pour nous résumer et pour conclure , il résulte de ce qui précède :
Qu'on peut fonder sur la transformation du bioxyde d'azote en ammoniaque une méthode nouvelle d'une grande exactitude pour doser les nitrates, en présence des matières organiques i