‹ Recherches expérimentales sur la végétationChapitre 8 sur 53 · II. Aiolc · texte numérisé non relu

II. Aiolc

Faille: l'^tl^' I

Racines. ...... Ojoo J ^

]54 grains 7 «30 o'%i j4

Azote dela-seteenceet"

du nitre o«^, 1 26

Azote tiré de l'air o*'',098

A propos dé ces quatre résultats, je reprends les objections qucj 'ai présentées il y a juft moment J Vëut-ûn attribuer Texcédant d'azote à une nitrifioation spontanée, à une substance azotée contentie dans le sable, à de l'ammoniaque contenue dans Peau distillée? Alors je deniànde pourquoi Texcédant d'azote est plus fort dans les pots cultivés au nitre que dans les pots au sable calciné pur? Yeut-on que l'excédant d^azote vienne dé ^ammoniaque de Faii^? Je demande encore pourquoi l'an&Wiotiiaque', qtii'a'agi sur le blé, n'a pas^agt sur les colzas cultivés avec oS'^,5o de nitre? Je le répète , aucune de ces objection^ n'est fondée , et

] 'azote gazeux de l'air peut seul rendre compte de l'excédant d'azote accusé par les récoltes.

. 9. Par tout ce qui précède, on voit qu'il n'est pas indifférent d'employer une quantité quelconque de nitre. J'ai adopté le chiffre 0^*^,792 pour le blé de mars, parce qu'une expérience antérieure m'avait appris la quantité maximum d*azote que vingt pieds de blé peuvent absorber dans les conditions où je devais opérer, et que je savais par d'autres expériences que l'absorption de l'azote de l'air ne commence qu'après l'entier épuisement dti nitre.

Pour qu'une absorption d'azote se produisit, il fallait donc rester en deçà d'une certaine limite. '

Voici quelques expériences propres à justifier cette assertion.

K* Le ipyanvier i856 on a semé 20 grains de blé poulard dans I kilogramme de sable calciné, auquel on avait ajouté 1^^,765 de nitre, ^it 0^*^,244 d'azote. On a faitla récolte le 25 juin au moment de la floraison. Elle a produit :

Azote.

%T gr

Paille et racines 26,87 0,217 \ ^ ^

Sable employé comme sol . ioo5,oo o,o44 )

Azote de la semence et du nin^e .' . o<',265

Azote tiré de l'air o«',ooo

A la date du 25 juin, la récolte n'avait encore rien emprunté à l'airi

Z. La même expérience, continuée jusqu'au i3 août, a produit :

Azote.

Racines i4>38 i ' ' > o«%35o

119 grains... 3,45 o**",o65 )

Azote de la semence et du nitre 0*^,265

Azote tiré de l'air o'',ogo

Si Ton tient compte de Tazote restant dans le sol, le ré-

sultat.devient :

Azote de la récolte o,35o

Azote restant dans le sol. . . . 0,047

0*397 Azote tiré de l'air. . . o8%ï32

M. Je rapporterai encore les résultats d'une expérience faite en i855 sur le blé poulard.

Le 20 mars i855, on a semé vingt grains de blé poulard dans I kilogramme de sable, auquel on a ajouté 1^^,72 de nitre, soit oS'^,238 d'azote. On a fait la récolte le 19 septembre.

Azote.

Paille et racines. 36,o4 | ^^.r 3, «'^^ô j ^^^ ^^ 84 grains i ,33 \ ' ' ' 0,042 ) '

Azote de la semence et du nitre ^ 0*^259

Azote tiré de* l'air o8'',o49

Si Ton tient compte de l'azote qui restait dans le sol , le résultat devient :

Azote de la récolte. o,3o8

Azote restant dans le sable .... o , 039

Azote de la semence et du nitre 0^^,259 Azote tiré de l'air o5'",o88

1 . L*absQrption des nitrates par les plantes soulève quelques questions d'un grand intérêt. A quel état T azote du nitre est-il absorbé? L'absorption est-elle pure et simple? Est-elle précédée par un changement d'état? En ce moment on semble contester Tabsorption directe^ on incline vers l'opinion que le nitre se change en ammoniaque, et on attribue à ce changement reflGcacité du nitre comme engrais. Mais si ce changement avait lieu, à égalité d'azote , le sel ammoniac aurait plus d'action que le nitre. Or, c'est pré-

cisément le contraire. Sur le colza la différence va presque du simple au double, et elle se manifeste dès le début de l'expérience. Sur le blé, elle est moindre, quoique considérable encore. Du reste, forte ou faible, du moment que le nitre agit plus que les sels ammoniacaux^ il est.bien évident que le changement supposé n'a pas lieu.

On peut se faire une idée des différences qu'on constate sous ce rapport par l'inspection des planches photographiques placées à la fin de mon Mémoire. Chaque rectangle du dessin équivaut à lo centimètres carrés , ce qui permet de mesurer la hauteur de chaque plante , et dans une certaine mesure l'étendue de chaque feuille.

Quelques chiffres nous permettront de mieux préciser encore les différences que je signale.

N. Le 22 juillet on a semé huit graines de colza dans i kilogramme de sable, auquel on avait ajouté o^^So de nitre dans un cas, et o^'',264 de sel ammoniac dans l'autre. On a f^it la récolte le 6 septembre.

Culture au nilre. ('ullure au sel ammoniac.

Récolte sèche . . 5*%4^o Récolte sèche. . 3*% 200 Azote. o«'",070 Azote. o«%o43

O. Préparée et conduite comme la précédente , cornmenoée et finie le même jour.

Récolte sèche. . 5*^,i4o Récolle sèche. . 3«%29o Azote o"",o66 Azote . ; o",o45

P. Commencée le 19 juillet, finie le i4 octobre , on a ajouté I gramme de nitre dans un pot et o^'',52 de sel ammoniac dans l'autre.

Culture au oitrc. CuUiiire au sel Qmmooiac.

Récolte sèche. . i5*%2ô Récolte sèche. . 6*^,80 Azote o«%374 Azote 0»% io6

J'ai fait sur le blé une série d'expériences que j'ai éten* dues à trois sels ammouiacausc. En voici les résultats.

Q. Vingt grains de blé de mars cultivés avec oS'^,772 de nitrate de potasse, soit d^', 1 10 d'azote, ont produit :

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