A TOUS MES MAÎTRES DE L'ECOLE D’ALFORT
Recherches Expérimentales du Charbon chez le Chat |
Introduction
Les recherches sur le charbon bactéridien sont toujours d’actualité. En effet, bien que l'infection charbonneuse soit depuis longtemps déjà fort bien connue et bénéficie depuis Pasteur d’une méthode d’immunisation active qui a fait ses preuves, il n’en reste pas moins que la bactéridie, de par ses dimensions, la facilité de sa culture et le contrôle aisé de son pouvoir pathogène, reste au premier plan des virus permettant des recherches relatives à la pathologie générale des maladies infectieuses et à la bactériologie proprement dite.
De nombreux mémoires ont paru ces temps derniers sur l’étio-pathogénie et plus particulièrement le mode d’inoculation de la bactéridie dans les conditions naturelles et expérimentales. Il nous a paru intéressant d’étudier plus particulièrement le pouvoir pathogène, par diverses voies, du virus charbonneux chez un animal présentant une résistance particulière à l’infection, tel que le chat.
Nous pensions, de ce fait, être fixé sur le tissu présentant le plus de sensibilité à l’infection charbonneuse dans la majorité des espèces : la voie d’introduction la plus favorable chez un animal réfractaire devant vraisemblablement représenter le mode d'infection le plus sûr dans les différentes espèces.
Nous avons donc groupé, dans ce modeste travail, l’ensemble des recherches publiées sur cette question et tenté nous-même l'infection chez cet animal par diverses
voies.
Que M. le Professeur PANISSET veuille trouver ici l’expression de notre reconnaissance pour l’accueil qu’il nous a réservé à son laboratoire.
Nous voulons également remercier ici M. Pierre Go- RET, chef des Travaux à l’Ecole d’Alfort, et lui témoigner notre gratitude la plus sincère pour la grande bienveillance qu’il n’a cessé de nous témoigner et l’aide précieuse qu’il nous a apportée pour ia réalisation de notre travail.
Le charbon bactéridien
Le charbon bactéridien est une maladie contagieuse et inoculable, caractérisée par une évolution rapide, une élévation de la température, une infiltration séro-hémorragique des séreuses et du tissu conjonctif, et enfin par l’augmentation du volume de la rate et son ramollissement.
Elle est due à un microbe spécifique, le Bacillus anthracis, ou bactéridie de DAVAINE.
On l’appelle encore charbon bactéridien, anthrax, sang de rate, ou fièvre charbonneuse.
Bien avant l’époque bactéridienne, l’on avait, à propos de cette affection, un certain nombre de notions dérivant de l’observation et de l’expérimentation.
Au xvin* siècle, le charbon sévissait dans certaines contrées, certains pâturages électifs, ou « champs maudits >» où se perpétuait l'affection.
On avait observé que c'était une maladie saisonnière, une affection de certaines années (années à charbon) et qu’elle était inoculable (au début du xix* siècle).
On avait, à cette époque (1830), observé que les maladies du bœuf, du mouton et de l’homme (pustule maligne) ne constituaient qu’une seule et même affection.
Ce n’est qu’en 1850, que RAYER et DAVAINE observaient des animaux morts dans le sang desquels se trouvaient de petits bâtonnets. On pensait que cela était dû à une pléthore ou à une décomposition sanguine à la suite d’une altération particulière.
Quelques années après, à Alfort, DELAFOND réussissait à cultiver ces filaments en les exposant dans des verres
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de montre à une température convenable, filaments qui donnaient alors naissance à un véritable mycélium.
Plus tard, en 1863, Davaine mettait en relief l’importance de ces bâtonnets trouvés dans le sang, dans le déclenchement de l'infection charbonneuse ; il observait ainsi que l’inoculation du sang qui en était dépourvu, n’était pas suivie d’un résultat positif.
Davaine était alors inspiré par les recherches de Pasteur sur les fermentations.
En 1876, Robert Kocx reproduisait dans les meilleures conditions possibles la culture des filaments mycéliens charbonneux dans l’humeur aqueuse du mouton, qui examinées sous le microscope, révélaient leur développement.
Il avait encore démontré la présence des spores charbonneuses, éléments de résistance ou graines de la bactéridie de Davaine.
Ce n’est que le 30 avril 1876 que Pasteur démontrait définitivement et pour la première fois que le petit bäâtonnet était la cause de la maladie.
En 1881, il découvrait en collaboration avec Roux et CHAMBERLAND, la vaccination anticharbonneuse.
Pasteur et ses collaborateurs venaient alors de faire une étude systématique de la fièvre charbonneuse.
Le charbon revêt une allure très grave à dénouement mortel. Tantôt épidémique, tantôt endémique, elle se rencontre en France, dans toute l’Europe et le littoral méditerranéen.
Il persiste dans certaines régions dénommées alors < Champs maudits » (la Beauce, par exemple en France). Si le charbon se perpétue longtemps encore c’est grâce à la présence de la spore charbonneuse dans ces champs maudits. Le charbon peut de cette manière rester localisé à une seule étable et se manifester très longtemps.
Les années d’abondance, pluvieuses, de débordement des fleuves et des rivières ont été signalées comme particulièrement favorables à l’infection charbonneuse.
Son origine tellurique a été plus d’une fois soutenue.
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Quoi qu’il en soit, l’étiologie du charbon reste longtemps assez obscure et les opinions sont divisées.
Quels sont les modes de l'infection naturelle ? Comment les sujets s’infectent-ils ? Pourquoi ces champs maudits existent-ils ? Autant de questions qui ont pu se poser jadis et qui, en certains cas, peuvent encore actuellement se poser. La maladie existe dans les champs maudits à la faveur de la spore charbonneuse (Pasteur, Chamberland, Roux).
R. KocH opposa un doute à cette conception. Cette contradiction fit exposer par PASTEUR un argument essentiel, dans les annales des maladies contagieuses: la Loi du nombre.
Il ne suffit pas d’un microbe, il en faut nécessairement un certain nombre déterminé pour provoquer l'affection. PASTEUR répliqua donc que la maladie est déterminée par des microbes et non par un seul. Il ajouta qu’il y a des éléments adjuvants à l'infection : l’âge, la race, etc. Donc, lingestion des spores charbonneuses déterminait bien la maladie.
Les animaux ayant ingéré ces agents sont dits « porteurs des germes »; on assiste alors, à partir de ce moment, à une modification de leur organisme, ou mieux à un exemple d'infection latente. La sensibilité de ces animaux, par la suite, s’est à son tour modifiée, de manière à les rendre hypersensibles à l’infection. Ces mêmes sujets vivant dans un milieu infecté, cela suffit pour que l'infection latente se déclare ouvertement.
Mais dans les cadavres charhonneux, il n’y a pas de spores, PASTEUR a pensé alors que ces dernières provenaient du sol, de ces champs maudits où ont été enfouis les cadavres charbonneux.
Le cadavre dépouillé, l’animal ouvert, la bactéridie charbonneuse est répandue dans le milieu extérieur et sporule, grâce à la grande quantité d'oxygène qu’elle y trouve.
Dans la terre fraîchement remuée entre ces mottes où un peu d’air s’est tout de même glissé, et surtout sous
l’action des pluies et par temps humide, ce sont les vers de terre qui se déplacent et viennent porter à la surface la spore charbonneuse (PASTEUR).
Cette opinion n’a pas été unanimement partagée particulièrement par l'Ecole allemande sous l’impulsion de Kocx.
Il est possible que la spore ait une vie saprophytique — on peut alors admettre qu’elle existe normalement dans le sol, en saprophyte, qu’elle soit parvenue à la surface par les nappes d’eau souterraines (Grundwasser, en allemand) : origine hydro-tellurique.
Les cadavres d'animaux charbonneux jouent donc un rôle primordial dans la pathogénie du charbon.
ETUDE BACTÉRIOLOGIQUE
Le Bacillus Anthracis se présente sous la forme d’un bâtonnet immobile, mesurant environ 4 à 6 y de longueur sur 1 « de largeur. Se colorant par les couleurs d’aniline, il fixe bien le Gram et le Weigert. Après coloration, l’on observe que ces filaments sont constitués par une enveloppe hyaline délicate, renfermant une série de blocs protoplasmiques séparés les uns des autres par des cloisons transversales.
La bactéridie est aérobie, cultive bien entre 12 et 45°, de préférence à 30°-35°.
Dans le bouillon, la culture donne naissance à un nuage ; sur gélatine, elle donne des colonies rondes, blanchâtres ; par piqûre on obtient une apparence arborescente.
Sur gélose, on a une traînée crémeuse; sur pomme de terre, la surface se recouvre d’une couche épaisse grissale.
La culture coagule le lait du troisième au cinquième jour, coagulum qui se dissout vers le septième ou dixième jour.
Elle se reproduit par scissiparité et par sporulation. Le premier mode est seul observé dans les organismes infectés. Le second se produit en présence d’oxygène li-
bre entre 16 et 42°. À une température supérieure à 42°, les cultures deviennent filamenteuses.
Cette sporulation peut être annihilée par l’addition de certaines substances chimiques (bichromate de potasse, acide phénique) : on peut obtenir également par contact prolongé la perte graduelle de la virulence.
Le sang est l’élément plus favorable à la formation de la capsule charbonneuse, qui chez les animaux morts de charbon peuvent se former après sept heures d’incubation à 37° ; 24 heures après cette capsule disparaît. Le sang citraté ou défibriné du cheval favorise la formation de cette capsule.
En résumé, la bactéridie charbonneuse se présente avec ou sans capsule, sous forme de bâtonnet droit ou à peine incurvée. D’ordinaire Gram positif, elle se décolore uniformément ou irrégulièrement. Très sensible à la chaleur et aux antiseptiques, la bactéridie survit grâce à ses spores, lesquelles résistent de 120 à 140° de chaleur sèche et durant des dizaines d’années dans les conditions normales. À la température de 42° 1/2, la virulence de la bactéridie charbonneuse diminue et perd son aptitude à la sporulation.
Le Bacillus Anthracis est abondant dans le sang et les organes des animaux ayant succombé au charbon.
Espèces affectées
Tous les animaux sont susceptibles de contracter le charbon. Certaines espèces, cependant, présentent une résistance à l'infection naturelle, état réfractaire qui peut être la plupart du temps vaincu expérimentalement ou par des artifices de laboratoire. Les conditions favorisantes des divers organismes sont : les unes inhérentes à l'espèce, les autres propres à l'individu même.
1° LE MourTox est très réceptif à la bactéridie charbonneuse. CHAUVEAU a démontré, pour cette espèce, l’impor-
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tance de la race. En effet, les moutons Algériens de race barbarine pure ou croisée avec la race Syrienne, sont plus résistants, et résistent parfois même aux infections expérimentales.
Cette résistance est due, probablement, à une vaccination ou à une infection antérieure. Le mouton francais, auquel on injecte par la voie intraveineuse 50-100 bâtonnets, résiste : cette inoculation lui confère un certain degré d’immunité ; l’inoculation de 600 bâtonnets produit le même effet. Par contre, l’inoculation de 1.000 bâtonnets fait succomber le mouton à une septicémie charbonneuse, La qualité et la quantité des germes ont ici une réelle importance.
Les moutons Algériens sont naturellement pourvus d’un certain degré de résistance au virus charbonneux, meurent au contraire à la suite d’une inoculation de 20 gouttes de culture virulente de charbon.
L'organisme se défend toujours par une réaction qui se traduit par un afflux leucocytaire et par une action phagocytaire intenses.
La voie digestive constitue le mode d'infection le plus fréquent et est même la porte d’entrée habituelle du virus. Mais une certaine faiblesse générale ou locale de l’organisme est cependant nécessaire pour l'infection.
D’après CHAMBERLAND, PASTEUR et Roux, l’infection est due à la présence des animaux sur des terrains particulièrement dangereux par leur richesse en spores charbonneuses (champs maudits).
L’infection est d’autant plus aisée quand on mélange aux aliments nocifs, des objets piquants comme par exemple, des épis d’orge.
Pour Kocx, il faudrait de grandes quantités du virus pour que l'infection se produise ; l’infection, en outre, siège toujours au niveau de l’intestin. Mais Coin, Pas- TEUR et ToussaiNT pensent que l'infection accidentelle chez le mouton est due à la pénétration du virus charbonneux par les voies buccale et pharyngienne.
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2° LES RUMINANTS. — Les autres ruminants comme le bœuf, possèdent aussi un haut degré de réceptivité visà-vis de la bactéridie charbonneuse comme le mouton, les bovidés s’infectent généralement lors de leur présence dans les champs maudits.
Cette espèce est encore plus prédisposée à l'infection à cause de l’absorption d’aliments constitués de matières grossières incomplètement ingérées dans la suite, étant donné l'insuffisance des sucs digestifs, ce qui provoque la digestion d’une partie des aliments sous l’action des bactéries amylo-lytiques.
La bactéridie charbonneuse trouve dans l'intestin de ces animaux un milieu de développement très favorable.
Donc, dans la majorité des cas, le charbon des bovidés est d’origine alimentaire et interne, mais l’infection peut être déterminée aussi par une inoculation à travers le tégument.
DAVAINE accorde une certaine importance à des mouches blanches qui, ayant séjourné sur des cadavres charbonneux, viennent infecter les bovidés. Mais, en réalité, les mouches n’interviennent qu’exceptionnellement.
L’infection par la voie pulmonaire semble être très fréquente. Les aliments consommés par les herbivores ont souvent, surtout quand ils sont altérés, un aspect poussiéreux. Cette poussière peut être très riche en spores charbonneuses ; inhalée, elle peut ainsi causer l’infection.
La grande surface pulmonaire et sa vascularisation sont extrêmement favorables à la pénétration du virus. Plus rares sont les infections par les autres voies. L’action pathogène du bacille charbonneux peut se manifester, tantôt par action traumatique, irritant les parois des capillaires, et par action mécanique entravant la circulation par des embolies ; tantôt par son action spoliatrice.
Tout de même, l’action toxique exercée par la bactéridie peut être suffisante pour déterminer la mort.
D’après PAsTEUR, il faut tenir compte, dans le char-
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bon, de la réceptivité de l’animal et de la virulence de la souche.
Expérimentalement, le bœuf présente une grande résistance à l’inoculation du charbon par la voie sous-cutanée.O’EMLER a expérimenté longuement sur le bœuf et n’a réussi à l’infecter qu’une seule fois sur 41 sujets.
On a essayé d'augmenter la virulence microbienne, mais on n’a jamais pu provoquer le charbon chez le bœuf par la voie sous-cutanée. Au contraire, la même espèce ne résiste pas à l’infection charbonneuse par la voie intraveineuse.
3° LE CHEVAL. — Comme tous les herbivores, est très sensible au charbon. L’infection naturelle est acquise par l’ingestion d’aliments provenant de terrains souillés par le charbon, ou bien d’aliments souillés par le sang charbonneux.
Donc l'infection naturelle est encore ici d’origine digestive.
Le cheval présente une forme externe et une forme interne de la maladie. La forme interne est caractérisée par une élévation de la température, les symptômes de violentes coliques ressemblant à celles d’origine congestive ; les muqueuses sont recouvertes d’ecchymoses.
La forme externe est marquée par une tumeur chaude œdémateuse, siègeant au niveau de la gorge, de l’épaule, et de l’encolure.
Expérimentalement, le cheval peut contracter le charbon par inoculation du virus charbonneux dans la voie hypodermique.
4° LE porc. — S’infecte beaucoup plus difficilement. Le porc a été considéré, en effet, comme réfractaire au charbon accidentel, voire même au charbon expérimental. Maïs au cours de ces dernières années, de nombreux travaux (KROOKSCHAUX, FRÔHNER, ZWICK) nous montrent quelques cas spontanés, consécutifs à l’ingestion des débris de cadavres morts de charbon,
La meilleure voie d'infection est toujours la voie digestive.
L’infection semble siéger au niveau des ulcérations localisées dans l’arrière-bouche, sur les amygdales et sur la tonsille.
Expérimentalement, on parvient assez difficilement à l’infecter. L’inoculation sous-cutanée se caractérise par une tuméfaction sur le lieu de l’inoculation. On note une élévation de la température et l’animal succombe au bout de 2-3 jours.
5° LE LAPIN ET LE COBAYE. — Sont extrêmement sensibles à l’action de la bactéridie, dans les conditions expérimentales.
Le cobaye peut prendre la maladie par la voie respiratoire, par inhalation. L’injection des bactéridies charbonneuses dans la trachée est suivie des mêmes résultats.
Si l’on inocule à un lapin au niveau de l'oreille une certaine quantité d’une culture virulente, on observe que la bactéridie se propage très rapidement dans tout l’organisme. Mais si tout de suite après l’inoculation on amputait au-dessous du lieu d’inoculation l'oreille, l’animal pourrait survivre.
Pour BESREDKA, la réceptivité du cobaye et du lapin pour le charbon bactéridien est strictement localisée à la peau. Mais d’après BASssET, il existerait encore d’autres voies par lesquelles le cobaye et le lapin pourraient contracter le charbon, comme par exemple : la voie intramusculaire sans aucune lésion de la peau. Mais ce qui est certain, c’est que la peau de ces deux animaux de laboratoire est très sensible au virus charbonneux.
En inoculant chez le cobaye et le lapin une dose minime d’une culture virulente par la voie sous-cutanée, on observe un fort engorgement œdémateux local, au point d’inoculation et une élévation thermique de 1 à 2°. La maladie évolue en 36-40 heures chez le cobaye ; en 48-60 heures chez le lapin.
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6° LE RAT BLANC est considéré comme réfractaire. Il résiste en effet plus que les autres animaux, mais on arrive cependant à lui faire contracter le charbon expérimentalement par la voie sous-cutanée et plus encore par la peau.
On peut aussi l’infecter par la voie respiratoire. La souris est très sensible au virus par Ia voie cutanée.
7° LA POULE est considérée comme complètement réfractaire à l'infection charbonneuse spontanée, mais cette immunité naturelle peut être vaincue expérimentalement.
PASTEUR y est en effet parvenu par la réfrigération.
Ceci s’explique par le fait que le froid arrête l’action leucocytaire et phagocytaire partant, permettant ainsi Pinvasion par la bactéridie charbonneuse. D'autre part, l’abaissement de la température par l’antypirine permet également d’infecter les poules, de même si l’on abaisse sa température normale de 2-3° par l'immersion parelle dans l’eau froide.
8° LES ANIMAUX SAUVAGES. — Le cerf, le daim, le chevreuil peuvent également contracter le charbon, de méme que le lion, le tigre, la panthère, le renard. le raton laveur, le guêpard, l’ours brun, le jaguar, le puma, le martie, le putois.
Il a été démontré que, chez ces animaux comme chez les autres, la voie digestive est la plus importante au point de vue de l'infection naturelle. On a vu plusieurs cas d'infection chez le lion, et d’autres animaux, d’un jardin zoologique, par l’ingestion de viande provenant d'animaux morts de charbon.