DASTRE ET MORAT. — CONCLUSIONS GENERALES
que l'on sait de leur distribution. Ces nerfs, eux aussi, ont été rapportés d'abord en grande partie au système cérébro-spinal, ainsi que l'on avait fait pour les nerfs vaso-dilatateurs. Mais les investigations des expérimentateurs qui ont étudié dans son ensemble l'innervation glandulaire sudorale, et particulièrement les travaux de Luchsinger, ont rattaché ces nerfs surtout au système sympathique.
Le résultat que nous venons d'exposer constitue à nos yeux un réel progrès, puisqu'il permet de grouper ensemble, de simplifier en les systématisant, et d'éclairer ainsi les unes par les autres, les données de la science.
NOTE, — La découverte des nerfs vaso-dilatateurs de la langue appartient à Lépine. Leur existence dans le glosso-pharyngien a été signalée d'abord par ce physiologiste.
Le fait que la langue de la grenouille rougit et sécrète un mucus plus riche en ferment lorsqu'elle est mécaniquement excitée, fut le point de départ des recherches de cet auteur. Il pensa que les glandes en grappes de la langue de la grenouille n'étaient autre chose que les représentants des glandes salivaires. Anatomiquement, en effet, les cellules qui tapissent ces glandes sont analogues aux cellules salivaires. De plus, des excitations nerveuses convenables peuvent provoquer leur sécrétion. C'est ce qui se produit lorsque l'on agit sur le nerf hypoglosse et sur le nerf glosso-pharyngien d'Eckert. Lépine sectionnait les nerfs bien isolés et tétanisait le bout périphérique. Dès le début de l'excitation, la moitié correspondante de la langue devenait rouge et se couvrait d'un liquide visqueux.
(Lépine, Arheiten aus der phys. Anstalt. zii Leipzig, 1870, p. Wi.