‹ Recherches expérimentales sur les causes du mouvement du sang dans les veinesChapitre 1 sur 8 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Dans im mémoire destiné à être lu devant une société savante, il faut surtout être court. On ne trouve de place que pour les faits, et toute érudition y serait déplacée; c'est pourquoi j'ai évité soigneusement toute citation ou discussion polémique.

L'esprit et les connaissances de mes lecteurs devront suppléer à ce que je n'ai pu dire. Je dois de plus réclamer toute leur indulgence particulièrement pour le style, ma qualité d'étranger me donnant quelques droits à cet égard. Au reste, j'ai éprouvé qu'on peut se reposer sur la bienveillance des Français , au milieu desquels j'ai trouvé la protection la plus généreuse de la part des hommes marquans dans la science. Il y aurait de l'ingratitude de ma part

à ne pas leur en tcmoigncr publiquement ma reconnaissance.

M. Lacnnec , le premier à qui je communiquai les résultais de mes recherches , les accueillit avec une bonté et une indulgence dont son aimable caractère me donnait la garantie. Deux fois il m'a procuré les moyens de répéter toutes mes expériences à l'Ecole de médecine; et, ce qui était encore plus précieux pour moi , il m'a aidé de son érudition étendue et de ses profondes connaissances en physiologie.

J'ai obtenu la même faveur de M. Duméril, professeur de physiologie, qui de plus a généreusement mis à ma disposition sa riche bibliothèque , et a poussé la bonté jusqu'à chercher lui-même les ouvrages dans lesquels je pouvais trouver le plus d'instruction sur l'objet de mes recherches.

M. Le baron Cuvier, non content d'honorer mes expériences de sa présence à l'école de mé-

decine , m'a procuré tout ce qui m'était nécessaire pour les répéter devant lui au Jardin du Roi, et m'a recommandé aux attentions de M. Girard , directeur de l'école vétérinaire d'Alfort.

Dans cet établissement admirable , j'ai trouvé, pour poursuivre mes recherches, des ressources que je n'aurais pu espérer de trouver ail-> leurs,

TSon-seulement j'ai les plus grandes obligations à M. Girard pour l'accueil flatteur qu'il m'a fait et les attentions dont il m'a comblé, mais je suis encore redevable à ses profondes connaissances en anatomie vétérinaire d'une meilleure méthode pour pénétrer dans la cavité du péricarde du cheval. Enfin , pour reconnaître toutes les attentions et les pohtesses dont j'ai été honoré de la part des savans de Paris, il faudrait citer ici non-seulement tous les noms des personnes auxquelles se rapportent quelques circonstances de ce mémoire, mais encore beaucoup d'autres.

Toute opinion personnelle a paru, ehçzles savans français, faire place aux nobles sentimens qui doivent animer les esprits zélés pour l'avauçement de la science

expébimentales

Page 1