‹ Recherches expérimentales sur les effets physiologiques de l'augmentation de la pressionChapitre 15 sur 20 · SOIR · texte numérisé non relu

SOIR

PRESSIONS

C o* contenu dans

trois litret d'air ex| irè à (/•.

PRESSIONS

c o* cont4»nu dans

tniis litres d'air cx|»iré k 0*.

1" Jour

2* Jour. ......

3« Jour

4' Jour

5* Jour

6' Jour

Air libre 15 centim.

30 centim.

60 centim.

76 centim.

Air libre

gr. 1841 gr. 1638

Air libre

gr. 1759 gr. 1783 Ogr. 1536 gr. 1669 Ogr. 1808 gr. 1683

demi-litre seulement, prés de 100 litres d'air expiré traversent en un quart d'heure le vase Y, quantité suffisante pour chasser tout Tair qu'il contient.

Apr^s avoir respiré pendant le temps fixé, on détache de l'appareil réprouvette £, on bouche les tubes T et T' et on laisse refroidir l'appareil.

Pour doser enfin l'acide carbonique contenu dans le vase Y, les tubes T et f étant fermés, on ouvre légèrement le robinet de l'entonnoir D rempli d'huile de lin, et ou en laisse couler une certaine quantité, précaution qui a pour but de produire à Tinié* rieur du vase Y un excès de pression qui s'oppose à l'entrée de l'air extérieur qui pourrait se produire, par suite du refroidissement du récipient, au moment où ce récipient est mis en communication avec l'appareil destiné à absorber l'acide carbo-* nique.

Cet excès de pression étant produit dans le vasd Y, on débouche les tubes T et T' et on laisse couler de l'huile jusqu'à ce qu'elle atteigne le niveau du trait 0^, A ce moment on bouche le tube T' on met le tube T en comhitinication avec l'appareil à boule de Liebig AU, taré d'avance, et on dirige le reste de l'opération comme pour une analyse organique, en ayant soin de modérer l'écoulement de l'huile, pour que rab8ori)tion de l'acide carbonique s'opère d'une manière complète dans l'appareil à potasse. Lorsque le niveau de l'huile atteint la division n® 3, on ferme le robinet de l'entonnoir, on dèticbe l'appareil à potasse, on le pèse, et l'excédant du poids trouvé sur 11 tare indique le poids de l'acide carbonique contenu dans trois litres d'air expiré à la température ambiante.

Il ne reste plus, [>our rendre les observations suffisamment comparables entre elles, qnk raniffUtîT à 0" Je \olume repréHentant trois litres d'air expiré à la température ûmh'iBnUif puis, par un Miniple calcul de proportion, d'évaluer ce que contiendrait â*m'Mti itar^Htniqne nu volume de trois litres d'air expiré dans les mêmes circonslaincés 4ê iffisimiou à la t«!ni|>ëratur6 de 0».

L'augmentation de la quantité d'acide carbonique, dans un volume donné cTair expiré, lorsqu'on se maintient dans dès pressions relativement faibles, est un fait dont la démonstration résulte d'une manière bien évidente de l'examen du tableau précédent, mais peut-on légitimement conclure de là à une augmentation de la quantité d'acide carbonique exhalé en un teiiyips donné, c'est-à-dire à une plus gi*ande consommation de carbone sous l'influence de l'air comprimé ?

La plupart des expérimentateurs ne paraissent pas avoir songé à faire cette importante distinction et ont généralement admis l'augmentation de la consommation du carbone dans une atmosphère plus dense.

Gomme le nombre et l'amplitude des respirations varient dans l'air comprimé, la question, comme je l'ai dit plus haut, ne pourrait se trancher d'une manière absolue que pardesexpériences directes, dans lesquelles serait recueillie la totalité de l'acide carbonique produit pendant un espace de temps déterminé, mais il me semble néanmoins qu'on peut admettre rationnellement cette augmentation en se fondant sur deux arguments qui me paraissent très-forts.

En premier lieu, si le nombre des respirations est moins grand dans l'air comprimé qu'à l'air libre, cette diminution de fréquence est largement compensée par le plus grand développement que prend alors le poumon dans l'inspiration et qui peut aller jusqu'à augmenter d'un tiers sa capacité.

En second lieu, la consommation de l'azote, comme je l'ai montré plus haut, étant plus forte, ainsi que le prouve l'augmentation de l'urée produite, il est infiniment

probable que la consommation du carbone suit une marche parallèle.

Je suis crantant plus porté à admettre cette opinion que si, en raison des difficultés matérielles d'exécution, je n'ai pu, comme je l'avais fait pour l'urée, doser l'acide carbonique exhalé heure par heure et m'assurer de sa- diminution dans l'air expiré à mesure que le séjour dans l'air comprimé se prolonge, j'ai pu remarquer, à l'exemple de MM. Hervier et Saint-Lager, que la proportion d'acide carbonique exhalé diminue quand la pression atmosphérique dépasse une certaine limite, fait parfaitement en concordance avec ce que j'ai observé pour l'urée, comme l'indique le tableau numéro 1 1 .

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