CALORIFICATION
Le troisième phénomène, qui traduit au dehors Tintensité des combustions organiques, est la production de la chaleur animale.
Il semblerait que rien n'est plus facile que d'évaluer la chaleur produite et qu'il suffit, pour l'apprécier, d'appUquer un thermomètre soit à l'aisselle, soit dans l'une des cavités naturelles ; mais, en réalité, le problème est beaucoup plus complexe. Il suffit, en effet, pour s'en convaincre, de remarquer que le thermomètre ou les appareils thermo-électriques, quelque sensibles qu'ils soient, ne donnent des indications exactes que sur la température d'une région limitée de l'organisme, et cela à un moment donné, et sont tout à fait insuffisants pour fo\u*nir une indication quelcon-
que sur la quantité de chaleur produite en un temps do»né. Il faudrait donc, pour résoudre le problème, soumettre l'organisme en expérience aux méthodes de calorimétrie employées par les physiciens, chose irréalisable chez l'homme.
On se voit donc réduit, dans l'étude des variations de la chaleur animale, à apprécier seulement la chaleur des cavités naturelles, car on ne peut également songer à appliquer sur rhomme les procédés qui ont permis aux physiologistes d'observer la chaleur propre des organes internes et du sang dans les diverses parties de l'arbre circulatoire.
Mais si le thermomètre ne permet pas d'obtenir des indications précises sur la quantité d'unités de chaleur produites en un temps donné, cet instrument permet tout au moins de suivre la marche de la température d'un point de l'organisme à différents moments de l'expérience, et, à ce titre, il peut fournir des renseignements intéressants.
Pour étudier les modifications de la chaleur animale * sous l'influence de l'air comprimé, j'ai suivi la même marche que précédemment et j'ai eu sftin de recueillir les observations concernant la température aux mêmes jours et aux mêmes heures que celles qui concernaient le pouls et les mouvements respiratoires, afin de pouvoir comparer ainsi la marche de ces trois phénomènes.
Le graphique n^ 3 et le tableau n° 14,* qui correspondent
* Dans le cours de mes expériences, je me suis servi, pour les observations sur la température, de thermomètres a maxima de Walferdin, à bulles d air, divisés par dixièmes de degré et permettant d'apprécier très-facilement les vingtièmes. Ces thermomètres avaient été construits avec le plus grand soin par M. Baudin, fabricant d'instruments de précision, 276, rue Saint-Jacques, à Paris.
aux graphiques numéros iet 2 et aux tableaux 1 et 4, indiquent les variations de la température buccale dans une première série d'expériences faites pendant quatre jours consécutifs, comparativement à l'air libre et dans l'ajr comprimé, la durée du séjour dans l'appareil étantde quatre heures par jour et les pressions augmentant à chaque changement par 1^' d'atmosphère.
Graphiol'E N" 3
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