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grand embranchement des animaux vertébrés.
J'arrive au troisième Mémoire.
On a tu que la masse cérébrale se partage en trois centres d'action essentiellement distincts : les tubercules quadrijumeaux, centre primordial du jeu de l'iris et de l'action de la rétine ; les lobes cérébraux , centre des facultés intellectuelles et sensitiyes ; le cervelet, centre coordonnateur des mouvemens volontaires, ou de locomotion et de préhension. Il ne restait donc plus qu'à voir si les mouvemens 3its involontaires , ou de conservation^ n'avaient pas aussi quelque pareil centre d'action ou de coordination; et, ce centre supposé, quel pouvait en être le siège?
D'abord , il était évident que ces mouvemens ne dérivent, du moins d'une manière directe et immédiate, d'aucune des parties que je viens de nommer; car toutes ces parties, les tubercules quadrijumeaux, les lobes cérébraux, le cervelet, peuvent être complètement détruites, et ces mouvemens subsister encore.
Les expériences de ce troisième Mémoire éta-
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blissent , en effet , que dans la moelle alongée résident exclusivement et le premier mobile et le principe régulateur de ces mouvemens.
Mais les mouvemens dits de conservation ne dérivent pas tous indistinctement de la moelle alongée : le mouvement de la respiration en dérive 5 celui de la circulation n'en dérive pas.
Le Gallois' avait déjà reconnu que la circulation, soutenue par Tinsufflation, peut survivre à la destruction totale de Tencéphale ; M. Philip % que ( la respiration suppléée toujours par l'insufiQation ) la circulation survit à la destruction totale et de la moelle épinière et de Tencéphale.
On verra , par les expériences de ce troisième
Mémoire , qu'à un âge donné , là circulation
survit à la destruction totale du système nerveux
cérébro-spinal , même sans le secours de l'insuf-
flation ; et qu'ainsi elle peut subsister quoique
tout le sang soit devenu noir ; et qu'ainsi il y a
' Expériences sur le principe de la vie, Paris, 1812.
* An ejcper, inquiry into the Iom^s of the vital JunC"
lions. Loiidon, 1817.
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deux ordres die mouvemens de conservation essentiellement distincts , les uns qui dérivent immédiatement du système nerveux, les autres qui n'en dérivent que d'une manière médiate et consécu-' tive.
Ici se présfsntait une grande question, celle du rôle que joue le grand-sympathique » soit dans le mouvement , soit dans le sentiment des parties où il se rend.
Le tems ne m'a pas permis de revoir, de rédiger et de placer ici toutes mes expériences relatives à cette question ; celles que je rapporte suffiront néanmoins, je pense, pour montrer toute l'importance du tôle que joue le grand-sympathique dans les fonctions de l'économie, et surtout toute l'influence qu'exerce sur ces fonctions cette portion du grand-sympathique connue sous le nom de ganglion central ou semi-lunaire.
En résumé, la mécanique animale se compose donc de trois ordres de mouvemens essentiellement distincts.
Du cervelet dérivent les mouvemens coordon-
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ués de locomotioQ , saut , course , marche , station, etc. ; de la moelle alongée , les mouyemens coordonnés de conservation , respiration , c^i « bâillement , etc. Les inouvemens du cœur et des intestins ne dérivent du système nerveux que d'une manière médiate et consécutive : en de* hors de tous ces mouvemens sont les- fsicultés intellectuelles et sensitives.
A la suite de ces Mémoires, j*ai cru devoir placer quelques exemples de l'application immédiate de leurs principaux résultats à la pathologie.
Le plus remarquable de ces exemples est peutêtre celui qui se rapporte à la question de la théorie des lésions de la tête par contres-coup.
L'Académie royale de chirurgie , pénétrée de l'extrême importance de cette question , la proposa , jusqu'à trois années de suite , pour sujet d'un double prix. Le Mémoire de Saùcerotte et celui de Sabouraut furent enfin couronnés; celui de Chopart obtint un accessit.
Un grand mérite , à mon avis , qu'eurent les
XX FRÉFAGE.
trois auteurs que je viens de citer fut de recon* naître que le point véritablement important de la question et de la difficulté consistait dans le diu'^ grCostic des lésions cérébrales ; que le seul moyen d'arriver à ce diagnostic était la détermination ex^ périmentale des fonctions des diverses parties dont le cerveau se compose; et conséquemment que, tant que cette détermination ne serait pas faite, ce diagnostic serait impossible.
L'un des résultats de mes expériences le plus immédiatement utiles à l'art de guérir sera, sans doute, d'avoir fourni à cet art tous les élémens de ce diagnostic. Un second résultat non moins directement utile sera d'avoir montré, par le fait même, quelles sont les lésions de la masse cérébrale susceptibles de guérison, quelles n'en sont pas susceptibles, sous quelles conditions, enfin, cette guérison , quand elle a lieu , s'opère.
Mais la pathologie n'est pas la seule branche de la science de l'Iiomme et des animaux que des expériences rigoureuses de physiologie éclairent. L'anatomie elle-même, que quelques observa-
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